[MUSIC] Melissmell – Ecoute S’il Pleut

MelissmellBien que je sois souvent avec des écouteurs plantés dans les oreilles (au bureau) ou avec un fond sonore (à la piaule) je consacre relativement peu de posts à la musique (8 à ce jour,  contre 79 dédiés au cinéma) ; il faut vraiment que je tombe sur un coup de coeur, pour ne pas dire un coup de foudre, pour me décider à m’asseoir devant le clavier et vous faire partager ce moment privilégié (hmouais tout est relatif).
Et c’est justement ce qui vient de m’arriver complétement par hasard avec l’album Ecoute S’il Pleut de Melissmell. Avant d’entrer dans le vif du sujet je voudrais revenir sur ce fameux hasard, à la base je n’avais qu’un titre en tête « Je Me Souviens », chanté par un artiste français et à force de français, et voilà comment je suis tombé sur Melissmell alors qu’à la base je cherchais Sorel (depuis j’ai retrouvé le nom du gars).
Melissmell (Mélanie de son prénom) est un jeune chanteuse française qui se veut engagée sans faire non plus dans la « démago sauce bobo », son arme c’est l’ironie plutôt que la revendication pure et simple. Melissmell c’est aussi une voix, un timbre rauque (pour ne pas tire rocailleux) qui colle parfaitement à son image d’écorchée vive. C’est aussi un son rock comme on en avait plus entendu depuis longtemps (oserai-je dire jamais ?) chez une artiste féminine. Et ce cocktail explosif vous prend aux tripes dès la première écoute….
Il faut dire aussi qu’avec le titre « Aux Armes » en ouverture de l’album la miss tape fort là où ça fait mal, elle ose un mix très personnel entre L’Internationale et La Marseillaise, les deux revues et corrigées à la sauce Melissmell. Puis elle enchaîne avec « Je Me Souviens », une chanson pleine de nostalgie qui me rappelle vaguement un autre titre que je n’arrive pas à identifier. Les titres défilent et l’on est définitivement sous le charme.
Bien que ses engagements soient loin de correspondre à mes propres idéaux j’adhère à 200% à cet album qui laisse planer un doux relent anarchiste après son écoute. De toutes façons il y a belle lurette que j’ai appris à faire la différence entre l’artiste et ses chansons d’un côté et l’individu et ses opinions de l’autre, même si, inévitablement, les deux finissent par se croiser  ; j’écoute aussi bien Renaud que Johnny, Lavilliers que Sardou et bien d’autres, ce sont leurs chansons et leur musique que j’apprécie. Melissmell ne dérogera pas à la régle, d’autant que les artistes « à texte » sont rares de nos jours…

Le clip officiel de la chanson « Aux Armes »

Version acoustique de « Je Me Souviens »

Initiation à la musique classique

Je n'aime pas le classique...Rassurez-vous pas de cours théorique à l’horizon ! Etant moi même plutôt novice en la matière je n’aurai pas la prétention de vouloir jouer les érudits…
Pour ma part j’ai commencé à m’intéresser au classique que tardivement (pour autant que je m’en souvienne j’ai commencé à en écouter « sérieusement » alors que je devais avoir 20 ans), comme beaucoup je suppose, et au fil du temps j’ai réellement appris à apprécier ce genre d’une richesse infinie. Voilà pourquoi je me suis décidé à rédiger ce cours post musical dédié à un genre souvent mal-aimé d’un public profane ; et pourtant on a tous en tête au moins un air classique sans forcément en avoir conscience… Et oui le Classique est un genre fortement exploité par la pub et le cinéma donc même sans le savoir vous avez certainement déjà fredonné certains titres.
L’offre en CD permettant de découvrir la musique classique est plutôt vaste ce qui ne manquera pas de décontenancer le profane en quête d’initiation musicale, voire même de le faire renoncer purement et simplement à ses bonnes intentions. Pour ma part j’avoue que j’ai un faible pour la série de RCA, « Je n’aime pas le Classique« , qui se décline en trois volumes à l’heure d’aujourd’hui :
Je n’aime pas le Classique, mais ça j’aime bien (2007 – 45 titres)
Je n’aime toujours pas le Classique, mais ça j’aime bien (2009 – 35 titres)
Je n’aime décidément pas le Classique, mais ça j’aime bien (2010 – 26 titres)
Comme pour n’importe quelle initiation la découverte se fait pas à pas, ainsi dans le premier volumes vous reconnaitrez sans doute la plupart des oeuvres et extraits présentés même si vous n’avez jamais accordé une quelconque attention au Classique, le second volume présente des titres connus mais moins « populaires » et le troisième vous propose de découvrir des oeuvres plus intimistes (tout est relatif… on va dire intimistes pour un public profane). L’idée étant d’abord de vous faire prendre conscience que le Classique n’est pas forcément un truc barbant et intello puis de vous pousser à aller plus en avant de votre découverte du genre. Pour ma part le pari est réussi, je suis persuadé que ces compils parviendront à séduire un large public de tout âge (à partir de l’adolescence tout de même) et de tout horizon.
Vous trouverez aussi des compilations destinées aux plus jeunes et généralement composées uniquement d’extraits de certains titres (c’est le cas de l’album Musique Classique : C’est quoi ça déjà ? proposé par Warner). Le concept peut être tentant mais j’estime (et ça n’engage que moi) que la démarche doit être avant tout personnelle, vouloir « imposer » la découverte à un enfant risque d’avoir l’effet contraire à celui recherché en le rendant hermétique au genre ;  à chacun de développer sa propre maturité musicale et d’élargir ses horizons quand l’envie se fera sentir.
Enfin, au chapitre des curiosités, vous pouvez aussi vous laissez tenter par les deux albums Classics de ERA, le groupe estampillé New Age revisite et modernise certains grands thèmes de la musique classique ; le résultat risque de surprendre les puristes mais je trouve que globalement ça se laisse écouter… C’est une approche comme une autre du genre.

A noter, en guise de conclusion, que la collection « Je n’aime pas » de RCA propose aussi, un double album dédié à la découverte du jazz : Je n’aime pas le Jazz, mais ça j’aime bien (2009 – 40 titres).

Groupes mythiques ou chanteurs mythiques ?

A l’occasion de la sortie de l’album Original Sin, sorte d’hommage à INXS orchestré par le célèbre groupe australien je voudrais revenir en quelques lignes sur ces groupes qui reposent presque exclusivement sur les épaules de leur charismatique leader et qui ont tenté leur come-back après le décès de ce dernier. J’aurai tendance à classer ces tentatives en trois catégories :

LE FLOP
L’exemple le plus emblématique reste pour moi celui de The Doors et de Jim Morrison, après le décès de leur chanteur (1971) le groupe esaayera sans succès de maintenir la tête hors de l’eau avec trois albums qui seront autant de flops avant de décider de dissoudre The Doors en 1973. En 2002, Ray Manzarek et Robbie Krieger, co-fondateurs du groupe, tentent de remettre The Doors sur les rails avec Ian Astbury au chant mais une fois de plus la sauce ne prend pas ; la débâcle sera totale en 2005, suite à une procédure judiciaire le groupe sera sommé de renoncer au nom The Doors et deviendra Riders On The Storm (titre d’une chanson phare de The Doors) sans pour autant renouer avec le succès…

OUI MAIS…
Heureusement toutes les tentatives ne sont pas soldées par des échecs aussi cuisants ! Dans la catégorie des résurrections en demi-teinte on peut citer l’exemple de Queen et Freddie Mercury, rares sont ceux qui auraient parié sur les chances de survie du groupe après la mort de leur mythique chanteur (1991) et pourtant ils  reviennent sur le devant de la scène en 2005 sous le nom Queen + Paul Rodgers histoire de bien marquer la rupture avec le groupe d’origine. Le résultat (une tournée hommage entre 2005 et 2006 suivie de l’album Cosmos Rock en 2008) tient la route mais il manque quelque chose pour y retrouver véritablement la griffe de Queen ; pas facile de succéder à un mythe !

LE TOP
Enfin il y a ceux, plus rares, qui ont réussi le tour de force de survivre au décès de leur chanteur. L’exemple le plus probant demeure le cas AC/DC et Bon Scott, si le décès du chanteur (1980) a été un coup dur pour le groupe des frères Young ils ont immédiatement remis le pied à l’étrier en travaillant sur un nouvel album (Back in Black, sorti en 1980) avec le chanteur Brian Johnson. Inutile de vous préciser que le public (hormis quelques irréductibles fans de la première heure) a largement suivi le mouvement puisque 30 ans plus tard le groupe AC/DC occupe toujours le haut de l’affiche de la scène hard internationale (avec des hauts et des bas certes mais globalement plus de hauts que de bas).

Pour revenir au cas INXS je le classerai dans la seconde catégorie. Le décès de Michel Hutchence (1997) aurait pu être fatal au groupe mais les frères Farriss ont refusé de baisser les bras, le groupe INXS renaitra de ses cendres en 2005 avec JD Fortune au chant (avec l’album Switch). Musicalement et artistiquement ça tient la route mais comme pour Queen on ne retrouve pas la marque de fabrique INXS et donc forcément on reste sur un sentiment mitigé.
Concernant l’album Original Sin j’aurai tendance à dire que le résultat est plutôt convaincant et pourtant j’avais des a priori fortement négatifs sur la chose… Le choix de certains interprètes peut paraitre curieux (notamment un duo entre Ben Harper et Mylène Farmer sur le titre Never Tear Us Apart) mais finalement la sauce prend bien ; certes les fans seront surpris (pour ne pas dire plus), les morceaux ne sont pas de simples reprises mais de véritables ré-interprétations et c’est sans doute ce qui fait la force de l’album…

Pour finir ce post musical (chose relativement rare et pourtant j’ai pas mal d’albums qui me passent entre les mains) à l’occasion de mes recherches pour la rédaction de ce sujet je suis tombé sur un excellent site dédié à l’actualité musicale : Actumusic. Très complet, très bien renseigné, des articles pertinents… Franchement ça mérite bien un petit coup de pub (même s’ils n’ont certainement pas besoin de ça pour survivre) !

Enfin si vous avez d’autres exemples je suis toutes ouïes…

[MUSIC] Soan – Tant pis…

Soan - Tant PisSoan, surprenant mais méritant vainqueur de La Nouvelle Star 2009, nous livre enfin son premier album sobrement intitulé Tant Pis. Alors suspense : aura-t-il été contraint de vendre son âme au diable pour essayer de charmer un public plus large ou restera-t-il fidèle à lui même ? Poussons un grand soupir de soulagement, à l’écoute de l’album il semblerait que sa maison de disque lui ait laissé carte blanche ; c’est en effet du Soan pur jus que l’on retrouve ici, un écorché vif que le chante haut et fort dans un style sans concessions qui n’est pas sans rappeler Mano Solo à ses débuts (avec un peu moins de noirceur quand même).
Notons quand même que le jeune chanteur est auteur-compositeur de ses chansons, les textes sont intelligents, la voix pas toujours très égale mais c’est aussi ce qui fait le charme de Soan… La jaquette est à l’image de l’album, on se doute bien que l’on va avoir le droit à quelque chose qui sort de l’ordinaire ; pour notre plus grand plaisir ! Bref c’est du tout bon à écouter, espérons qu’il soit aussi inspiré tout au long de sa carrière que je lui souhaite longue et brillante.
Ah oui si je peux me permettre une suggestion : évite de chanter en anglais stp ! D’une part la langue française est toute aussi musicale que la langue de Shakespeare mais en plus, désolé de te le dire franco, t’es pas franchement anglophone ! Bon heureusement il n’y a que 2 titres concernés donc on peut passer l’éponge… Continue de nous faire vibrer en français comme tu sais si bien le faire…

En fan inconditionnel de Renaud j’aurai aimé pondre un article consacré à son dernier album, Molly Malone, mais malheureusement impossible de consacrer un coup de coeur à cet opus. Il se contente en effet du strict minimum en adaptant des balades traditionnelles nord-irlandaises. Si ce n’est pas désagréable à écouter ce n’est pas franchement ce que l’on attend de Renaud… Donc j’attendrai son prochain VRAI album dans l’espoir de lui dédier un coup de coeur enthousiaste.

[MUSIC] Epica – Design Your Universe

Au cours de mes errances musicales (tendance plutôt Métal en ce moment) je suis tombé sur une petite perle sur laquelle j’ai immédiatement craqué : il s’agit de l’album Design Your Universe, dernier opus en date du groupe néerlandais Epica.
Alors Epica kezako me direz-vous ? Comme je l’ai dit c’est donc un groupe venu de Hollande (comme le gouda) qui a su s’imposer en quelques années comme étant l’un chef de file du Métal Symphonique ; oui je sais que l’association symphonique et Métal peut paraitre plutôt curieuse mais bien maîtrisée c’est du bonheur à l’état pur pour nos tympans. Concrètement c’est un mariage entre un son 100% Métal (riffs endiablés de guitares électriques, batterie déchainée…) et d’arrangements symphoniques (qu’il s’agisse d’un véritable orchestre ou de synthétiseurs) ; mais Epica va plus loin en combinant aussi les chants de Mark Jansen (fondateur du groupe mais aussi guitariste et death/black vocal) et de Simone Simons (sa compagne, mezzo-soprano de son état)… Difficile à expliquer le mieux est encore d’écouter pour se faire une opinion de la chose (il suffit d’aller faire un tour sur Youtube et de taper Epica).
Mais au-delà de l’aspect purement musical/vocal d’Epica (et d’autres groupes de Métal Symphonique) il y a aussi un aspect visuel qui peut surprendre ; si je vous dis Métal je suis sûr que vous penserez à des cheveux longs et gras, une barbe hirsute et un look à traumatiser vos chers bambins pour le restant de leur jour. Comme vous pourrez le constater avec les photos jointes à la fin de ce post on est loin du compte avec Epica, la chanteuse est à croquer… Ce qui ne gâche rien au plaisir de découvrir Epica !

Epica

Du coup cet engouement soudain pour Epica m’a donné envie de me pencher sur les autres groupes phares du Métal Symphonique que sont Within Temptation, After Forever et Nightwish. Grâce à une gentille petite grenouille bleue (Vuze) je vais pouvoir me faire une idée de la chose avant d’envisager un détour par la case Compact Megastore.

[MUSIC] Deux coups de coeur pour le prix d’un

Renan Luce – Le Clan Des Miros
Commençons par un coup de coeur Made in France avec le dernier album de Renan Luce, Le Clan Des Miros. Si comme moi vous avez aimé son premier album, Repenti, vous ne pourrez qu’adorer celui-ci puisqu’il reprend tous les ingrédients qui ont fait son succès ; à savoir des titres qui racontent chacun une histoire courte avec beaucoup de poésie et de tendresse (et souvent un brin d’humour) sur des mélodies simples mais efficaces.
Le premier single, « La Fille De La Bande« , tourne déjà depuis quelques semaines sur les ondes et déjà un second, « On N’est Pas A Une Bêtise Près« , qui sert aussi de générique au film Le Petit Nicolas, fait son apparition ; bref tout semble annoncer un succès mérité pour ce second opus… Si certains trouveront peut être le style un peu simpliste j’aurai tendance à leur répondre que Renan Luce fait ce qu’il sait faire de mieux et ce que son public attend de lui : du Renan Luce… Et il serait bien con de s’en priver puisqu’on en redemande !

Zik News : Renan Luce & Rammstein
Rammstein – Liebe Ist Für Alle Da
Changement total de registre pour mon second coup de coeur puisqu’il s’agit du nouvel album de Rammstein, Liebe Ist Für Alle Da. Le groupe allemand (et oui n’en déplaise aux midinettes en rut ils n’y a pas que Tokio Hotel outre-Rhin), tête de file incontestée du Metal Industriel revient au top de la forme avec un son certes un peu moins agressif que par le passé mais d’une redoutable efficacité.
La provocation faisant partie intégrante de la carrière de Rammstein ce nouvel opus ne déroge pas à la règle, ainsi la pochette de l’album est censurée dans certains pays (l’on y voit pas les membres du groupe et la femme nue qu’ils s’apprêtent à se partager… au couteau !). Il en va de même pour le premier clip officiel du titre « Pussy » et pour cause, outre les paroles sans équivoques (Refrain : T’as une chatte / J’ai une bite / Alors quel est le problème / Faisons le rapidement…) la vidéo met le groupe en scène dans des séquences qui deviennent vite porno. Mauvais goût inside ? Bah c’est aussi pour ça qu’on les aime !
Par contre je recommande aux fans de se procurer l’album collector plutôt que l’édition simple, l’intérêt de la chose étant que l’on a le droit à 5 titres bonus dont le dernier, « Liese« , clôture l’album sur une balade de toute beauté (doublement collector donc puisque ce n’est pas dans les habitudes de Rammstein de faire dans la dentelle).

[MUSIC] Mozart – L’Opéra Rock

En France quand on parle de comédie musicale (spectacle chanté et « joué ») ou d’opéra rock (spectacle intégralement chanté) le premier nom qui vous vient à l’esprit est Starmania ; et pour cause c’est le spectacle qui en 1978, à l’initiative de Michel Berger et Luc Plamondon, a ouvert la voie au genre… Mais jusqu’à ces dernières années le genre n’a que peu été travaillé sinon avec un moindre succés (La Légende De Jimmy, le second opéra rock de Berger / Plamondon ne séduira guère le public) ou sous formes d’adaptation de Starmania (version 88, version 98 et même une version anglaise, Tycoon). Il faudra attendre 1998 et Notre Dame De Paris (Richard Cocciante et Luc Plamondon) et son casting de poids (Garou, Hélène Ségara, Daniel Lavoie, Patrick Fiori…) pour que le genre renoue avec un véritable succès populaire ; et depuis les spectacles s’enchaînent dans des genres divers et variés (Les 10 Commandements, Roméo & Juliette, Le Roi Soleil, Un Eternel Hiver…).
Mozart - L'Opéra RockLe dernier en date, Mozart – L’Opéra Rock, est signé Dove Attia (à qui l’on doit entre autres Les 10 Commandements et Le Roi Soleil) nous propose de suivre une partie de la vie de Mozart : « Le spectacle démarre au moment où le destin de Mozart bascule : Colloredo succède au Prince-archevêque de Salzbourg. Le nouveau souverain est un homme austère et autoritaire qui est insensible à la musique de Mozart et allergique à la fougue et l’impertinence du personnage. Pour Mozart, la vie à Salzbourg devient vite intenable.
Il a 20 ans quand il décide de quitter sa ville natale en compagnie de sa mère à la recherche d’un avenir meilleur dans une capitale européenne. Le périple du compositeur va être jalonné d’échecs et de cruelles déceptions. Aucune cour européenne ne l’engage, il connaît sa première déception amoureuse avec Alyosia Weber et il perd sa mère à Paris, ville qui le rejette et l’humilie.
Mozart réintègre sa vie austère et terne à Salzbourg quand on apprend le décès de l’Impératrice d’Autriche. Le compositeur doit accompagner son employeur, Colloredo, à Vienne pour rendre hommage au nouvel Empereur, Joseph II. Vienne, capitale européenne de la musique, va sceller le destin du compositeur. Mozart va connaître la gloire, l’amour, la rivalité puis la chute et la misère.
Il va mourir dans le plus grand dénuement en laissant sa plus belle œuvre, le Requiem, inachevée.
 » (synopsis extrait du site officiel)
Le spectacle n’étant pas encore sorti en DVD je ne peux me faire une idée du visuel mais à l’écoute en tout cas ça me semble plutôt prometteur ; pourtant au début je n’adhérais pas vraiment aux quelques singles diffusés en boucle, jusqu’à ce que je me penche sur les paroles et découvre qu’elles sont plus profondes qu’il n’y parait. Du coup j’ai acheté le CD de l’intégrale et je ne le regrette pas, c’est entraînant et mélodieux… Que demander de plus ? Le DVD quand il sortira !

[MUSIC] Laurent Ottogalli – Tout Slam Est Egal (2009)

S’il est un genre musical inclassable il s’agit bien du slam tout simplement parce qu’il tient d’avantage de la poésie que de la chanson à proprement parler et moins encore de la musique (certains titres ne bénéficiant d’aucun accompagnement musical). D’autre part j’avoue que j’ai du mal à me positionner par rapport à ce genre, à vrai dire selon les artistes ça passe ou ça casse ; ainsi sur la scène française il n’y a guère que Grand Corps Malade que j’écoute avec un réel plaisir ; ses textes sont parfois amusants, parfois émouvants mais toujours intelligents (et surtout dénués de tout aspect revendicatif) et le son de sa voix grave est un pur bonheur pour les oreilles d’un amoureux de la langue française.

Laurent OttogalliSur le Territoire quand on parle slam on pense tout de suite à Paul Wamo, il est vrai qu’il est le premier à s’être essayé au genre mais je n’adhère pas à sa quête identitaire et donc forcément ses textes me laissent de marbre ; c’est sur Calédosphere que j’ai entendu pour la première fois parler de Laurent Ottogalli à l’occasion de la diffusion d’un slam qu’il a écrit à l’intention du maire de Nouméa, Jean Léques (voir l’article). Le texte a tout de suite fait tilt et du coup j’ai décidé de guetter la sortie prochaine de l’album.
Et c’est désormais chose fait, Laurent Ottogalli nous propose, au travers de son premier album, Tout Slam Est Egal, de découvrir au travers de 19 textes toute l’étendue de son talent et se laisser bercer par les mots… Il faudra d’ailleurs certainement plusieurs écoutes pour saisir toutes les subtilités de l’album mais dès les premiers morceaux on se laisse embarquer dans le monde du slammeur pour un voyage enchanté dans les méandres de notre belle langue. Quelques titres bénéficient d’un arrangement musical léger (assuré par Alain Eschenbrenner) qui n’éclipse jamais le texte mais vient au contraire renforcer l’impact des mots.
A noter que le CD est accompagné d’un livret de 36 pages permettant de se plonger dans les textes de l’auteur, mais franchement pour les premières écoutes je vous recommande d’oublier le livret et de vous laisser simplement guider par les mots…

Mon Slam A Lèques (Laurent Ottogali) – Voir sur Youtube

[MUSIC] Alexander Rybak – Fairytale (2009)

Alexander Rybak - FairytaleIl est rare que je consacre un post à un album ou à un artiste et plus encore si le gars est le grand gagnant du Concours Eurovision 2009 (titre qui ne signifie strictement rien à mes yeux tant ce concours est insignifiant… hormis quelques rares exceptions) et pourtant je dois avouer que ce jeune chanteur, représentant de la Norvège, a su éveiller ma curiosité. outre une voix plutôt agréable, sa mélodie était entrainante et l’accompagnement au violon apportait une touche d’originalité à l’ensemble. Bref le jeune Alexander Rybak a largement mérité cette victoire incontestable (en explosant d’ailleurs le record du nombre de points obtenus avec un score de 387, détenu précédemment par le très original et bruyant groupe de hard finlandais Lordi) avec son titre « Fairytale ». Dommage pour Patricia Kaas que j’aime beaucoup mais il faut bien avouer que son titre « S’il fallait le faire » n’était pas des plus entraînant, elle ne s’en tire pas si mal avec une huitième place mais c’est clair que si la France espère sérieusement gagner un nouveau titre il va falloir que le staff organisateur se sorte les doigts du cul, mais bon c’est un tout autre débat…
Mais revenons à nos moutons et donc au cas Alexander Rybak. Pondre un titre sympa pour l’Eurovision c’est une chose mais assurer sur tout un album en est une autre, aussi quand son CD est sorti je me le suis procuré par curiosité et dès la première écoute je dois avouer que j’ai été sous le charme. Franchement c’est rare que je dise ça d’un album mais là il n’y a rien à jeter, les mélodies sont un pur régal pour les oreilles, tantôt entrainantes et joyeuses, tantôt trainantes et dramatiques mais toujours accompagnée par cette voix sublime (sauf le dernier titre qui est instrumental) et par le violon électrique endiablé. Franchement j’ai été bluffé et je ne peux que vous recommander vivement cet album à découvrir.

Si tous les titres sont agréables à écouter j’ai un faible pour le huitième, « 13 Horses », plein de tristesse mais tellement envoutant.

Quelques vidéos sur Youtube :
Alexander Rybak – Fairytale
Alexander Rybak – 13 Horses
Patricia Kaas – S’il Fallait Le Faire
Lordi (pour le plaisir) – Hard Rock Hallelujah !