Entre novembre 2011 et mai 2012 Julie, notre chef de service a dû s’absenter pour grossesse pathologique, les rares fois où son remplaçant désigné daignait être présent dans nos locaux il ne se préoccupait guère de notre travail statistique du coup on s’est retrouvé plus ou moins livrés à nous même. Non que cela ait été particulièrement gênant disons simplement qu’il nous a fallu redoubler de vigilance afin de nous assurer que les chiffres communiqués étaient exacts (d’ordinaire nos données transitent par Julie pour validation), d’autant que nous avions les rapports d’activité à préparer, une sorte de bilan chiffré de l’activité des différents services de la Caisse, communiqué à l’extérieur (Affaires Sanitaires et Sociales, Gouvernement…) comme support de référence.
Du coup il nous a semblé légitime que notre travail soit reconnu par la Direction et nous avons adressé, par l’intermédiaire d’un représentant syndical (Henri), notre demande à la Direction. S’en sont suivies maintes réunions entre Henri, La Direction et les Ressources (in)Humaines sans jamais déboucher sur du concret ; certes tout le monde était d’accord pour reconnaître notre travail mais restait à définir la forme que prendrait cette reconnaissance. Bien que notre Convention Collective fasse état de la notion de prime exceptionnelle, attribuée « dans des circonstances particulières et/ou pour régler des situations de nature individuelle« , l’option a tout de suite été écartée afin de ne pas « créer de précédent » (c’est vachement futé de prévoir une disposition réglementaire mais de ne pas avoir les couilles de s’en servir).
Au final il a été décidé par la Direction de remettre la décision finale au retour de Julie. Après de nouveaux entretiens entre Julie, La Direction et les RH, c’est l’option des points d’évolution qui aura été retenue (l’avantage c’est qu’ils restent acquis jusqu’à la fin du contrat) mais pas d’effet rétroactif, ils seront attribués à compter de janvier 2013. Sympa pour Julie F. qui a entretemps démissionné pour X raisons et n’aura donc bénéficié d’aucune reconnaissance pour le travail fourni, et même pour Christelle c’est une option douce amère vu qu’elle quitte la CAFAT courant juillet. La grande question était de savoir de combien de points nous serions crédités…
La réponse est tombée aujourd’hui, dans un élan de générosité la Direction nous accorde à chacun 2 points d’évolution en plus de ceux demandés par Julie pour le travail de l’année écoulée. Pour info deux points ça représente moins de 2 400 XPF (20 €) de complément salarial mensuel ! Waow ça c’est de la reconnaissance !!! Dans le genre foutage de gueule notre RH place décidément la barre trés haut… Et après ça voudrait que l’on s’investisse d’avantage dans notre boulot et patati et patata ; désolé Ducon mais c’est donnant donnant, tu nous donne des miettes on te refourgue des miettes !
Je gueule pour le principe mais dans le fond je suis le seul véritable gagnant de l’affaire, n’ayant pas l’intention de quitter la CAFAT dans les prochaines années ces points d’évolution porteront leurs fruits sur le long terme ; il n’en reste pas moins que je trouve ça minable (pour reprendre un qualificatif à la mode en ce moment).