[BOUQUINS] Guillaume Musso – 7 Ans Après…

G. Musso - 7 Ans AprèsAprès maintes hésitations et tergiversations diverses et variées j’ai enfin décidé de me lancer dans la lecture d’un roman de Guillaume Musso, et tant qu’à faire autant commencer par son petit dernier (après m’être assuré que ce n’était pas la suite d’un précédent titre), 7 Ans Après, récupéré via le forum de la Team AlexandriZ (un epub commercial dont les DRM ont été supprimés).
Quand Sebastian et Nikki divorcent ils partent chacun de leur côté avec un des jumeaux, lui avec Camille et elle avec Jeremy. Depuis 7 ans les deux parents ne s’adressent pratiquement plus la parole, les jumeaux séparés sont élevés de façons diamétralement opposées. Et pourtant quand Jeremy disparait c’est vers Sebastian que Nikki se tourne pour l’aider à retrouver leur fils. Les retrouvailles sont houleuses mais ils sont prêt à passer outre leurs différents pour essayer de comprendre ce qui se cache derrière la disparition de Jeremy : fugue ou kidnapping ? Ils vont rapidement se rendre compte que la situation est plus complexe, de New-York à Rio, en passant par Paris leur périple ne sera pas de tout repos…
Je ne saurai vous dire pourquoi je ne me suis jamais penché sur les romans de Guillaume Musso, sans doute à cause d’un à priori négatif et encore je ne vois rien que pourrai justifier ce genre de réaction viscérale. Comme Marc Lévy, Guillaume Musso est un « bookseller », l’un comme l’autre sont quasiment assurés que leur nouveau roman sera plébiscité par le public et forcément ça dérange dans les hautes sphères de la « grande littérature », les intégristes culturels de tout poil ont beau s’acharner à vomir leur fiel rien n’y fait, le public répond toujours présent massivement. Etant fan de Marc Lévy je n’avais donc aucune raison de me « méfier » de Guillaume Musso, à part peut être l’appréhension de tomber sur un « Lévy-like »… Si tel était le cas (inconsciemment) force est de constater que je faisais fausse route. Certes l’écriture et le style sont assez proche, c’est fait pour être accrocheur et permettre une lecture parfaitement fluide, mais la ressemblance s’arrête là.
Je sors de cette première incursion dans l’univers de Guillaume Musso avec une impression plutôt positive, n’ayant pas d’élément de comparaison je ne saurai vous dire si 7 Ans Après si situe dans la moyenne haute ou basse de l’auteur. Mon regard « neutre » a trouvé ce bouquin agréable et plutôt rythmé (toute proportion gardée, ce n’est pas non plus du Grangé ou du Chattam) qui, malgré quelques ficelles un peu trop évidentes, nous réserve tout de même quelques bonnes surprises. Si une partie de l’intrigue est limpide, l’autre suffit à nous scotcher au roman, on tourne les pages frénétiquement pour avoir le fin mot de l’histoire… La fin peut paraître un peu abrupte mais finalement est-ce qu’il y avait vraiment besoin de s’appesantir sur la suite ? Pas si sûr finalement…
Nul doute que cette première exploration de l’univers de Guillaume Musso m’a donné envie de poursuivre mes investigations, pas forcément dans l’immédiat (j’ai d’autres projets de lecture sur le grill), mais à terme je reviendrai avec plaisir à la découverte de cet auteur.

Pour la petite histoire je note que la Librairie Montaigne a fait un effort au niveau des tarifs pour les derniers Musso et Lévy. Alors que d’habitude il faut compter dans les 4000 XPF (33 €) pour un roman au rayon nouveautés, Si C’était A Refaire est proposé à 3000 XPF (25 €) et 7 Ans Après à 3500 XPF (29 €) ; on se rapproche des prix en métropole (respectivement 21 et 22 €). Espérons que ce ne soit pas qu’une initiative isolée mais une réelle prise de conscience que les tarifs pratiqués ici sont (étaient ?) prohibitifs…

One more tag…

Ayant été tagué par Zofia je me prête au jeu. Comme d’hab les règles sont relativement simples à comprendre :
– Répondre aux 11 questions, puis créer 11 nouvelles questions pour les personnes taguées.
– Taguer 11 nouvelles victimes en indiquant le lien vers leur blog.

Les questions de Zofia :

1. Ton livre de chevet du moment ?
Je viens de finir 7 Ans Après de Guillaume Musso (mon premier Musso et sans doute pas le dernier).
Pour changer de registre je pense attaquer Pirates de Michael Crichton.

2. Ton dernier film vu ?
Le dernier film vu dans une optique 100% divertissement : Bienvenue A Bord.
Le dernier film vu qui m’a « touché » : Drive.

3. Et alors c’était bien ?
Drive ? Pas transcendant mais intense quand même, et la bande son est à couper le souffle.

4. Une idole ?
Aucune idole, idolâtrer quelqu’un est la meilleure façon d’être déçu par la personne.
Des gens que j’aime, d’autres que j’aime moins…

5. Pourquoi Lui/Elle ?
Parce qu’on se complète, différents et pareils à la fois. On est chacun la moitié d’un tout…

6. As-tu déjà fait quelque chose d’impensable, dont tu ne te serais jamais cru capable ?
Comme j’me crois capable de tout, du meilleur comme du pire (en étant meilleur dans le pire), je dirai non.

7. Ton envie du moment ?
C’est vendredi, il est bientôt 11 heures. Mon envie immédiate c’est de rentrer chez moi pour profiter du week-end.

8. Une cause/un combat pour laquelle /lequel tu serais prêt à tout ou presque ?
J’suis pas assez idéaliste pour ça… Par contre je suis prêt à tout pour ceux que j’aime.

9. Un regret ?
S’il n’y en avait qu’un… Ceci dit la vie continue alors marche ou crève comme dirait l’autre.

10. Par la fenêtre, tu vois quoi ?
J’suis au bureau, y’a pas de fenêtres… C’est mon imagination qui m’ouvre les portes de l’évasion.

11. Les prochaines vacances c’est où, quand, comment, avec qui ?
Pas de véritables vacances prévues (ça fait pas loin de 30 piges que je n’ai pas quitté la Calédonie).
Des congés programmés fin mai, à l’appart avec un programme 100% glande…

Mes questions aux prochaines victimes :

1. Si tu pouvais déménager où aimerais tu aller vivre ?
2. Pourquoi là-bas ?
3. Pour toi, c’est quoi le bonheur ?
4. Etre ou paraitre ?
5. Le(s) genre(s) de musique que tu préféres ?
6. Le(s) genre(s) de musique que tu détestes ?
7. Si tu pouvais changer une chose et une seule, dans ta vie, laquelle changerais tu ?
8. Ton plat préféré ?
9. Ta boisson préférée ?
10. Une idée de réforme pour rendre le monde meilleur ?
11. La chose dont tu ne peux absolument pas te passer ?

Comme d’hab je n’adresse ce tag à personne en particulier (oui je sais c’est de la triche). Lecteur occasionnel ou lecteur assidu, si tu veux prendre le relai je te passe le flambeau avec plaisir…

[DVD] Drive

DriveEscapade cinéphile ce week-end avec un film totalement inclassable, j’ai nommé Drive, réalisé par Nicolas Winding Refn.
Doublure dans les cascades automobiles le jour et chauffeur pour braqueur la nuit, ce mystérieux personnage (Ryan Gosling) va voir son quotidien bouleversé quand il rencontrera Irene (Carey Mulligan) et son jeune fils Benicio. Pour leur éviter les ennuis il va aider le mari et père (Oscar Isaac) qui vient tout juste de sortir de prison à s’acquitter d’une dette, mais rien ne se passera comme prévu…
Ouf voilà qui est fait ! J’appréhendais d’avoir à proposer un synopsis de Drive tant le film est complexe. Au début on se demande bien où le réalisateur veut nous mener avec une intrigue qui tarde à démarrer ; ce serait même limite soporifique mais la bande son nous sauve de l’ennui mortel… Et puis les choses se décantent et ça ne s’arrête plus jusqu’à la fin tandis que la musique continue à nous envouter.
Soit dit en passant j’écris ce post en écoutant la bande originale du film et je suis de nouveau sous le charme alors que je suis en général plutôt hermétique à l’electro / electro-dance. Mais là c’est limite hypnotique comme musique…
Ah oui il faut que je vous dise ce que j’ai pensé du film. Quelques appréhensions au début et puis j’ai fini par me laisser embarquer par l’intrigue, par les images (superbement filmées et mises en scène, même la violence est y sublimée). Le personnage de Ryan Gosling (à aucun moment il n’est nommé, c’est juste le « chauffeur » ou le « pilote ») est plus qu’ambigu, dommage que l’on en apprenne pas d’avantage sur son passé qui vraisemblablement n’a pas toujours été un long fleuve tranquille… Et ne comptez pas sur lui pour vous éclairer le gars n’est pas un grand bavard mais ça ne l’empêche pas de crever littéralement l’écran par sa présence… Amateurs de Fast & Furious et autres films bien bourrins passez votre chemin, ici tout est plus subtil (malgré quelques scènes très intenses), la force du film ne réside pas dans la force brute mais sur un jeu d’émotions souvent non dites mais fortement suggérées), c’est votre intellect qui sera sollicité pas votre quotient hormonal…
Un film inclassable à voir pour son originalité (et sa bande son), je ne crierai pas au chef d’oeuvre mais je suis certain qu’il ne laissera personne indifférent… D’ailleurs en commençant ce post je pensais me montrer moins enthousiaste mais finalement et presque contre toute attente j’ai été happé par le film…

[BOUQUINS] Anthony Zuiker et Duane Swierczynski – Level 26 : Dark Revelations

A. Zuiker - Level26 : Dark RevelationsVoilà encore un bouquin que j’attendais avec une certaine impatience, la suite et fin des aventures de Steve Dark avec le troisième tome de Level 26, Dark Revelations co-écrit par Anthony Zuiker et Duane Swierczynski et reposant toujours sur le principe du récit entrecoupé de séquences vidéos à visionner au cours de l’intrigue.
Steve Dark essaie au mieux de concilier son rôle de père et celui de traqueur de tueurs en série. L’ex-flic a désormais intégré les rangs de l’Alliance Globale, une équipe d’élite qui se voue à la neutralisation des pires criminels en série et justement un certain Labyrinthe prend un malin plaisir à jouer avec la police en leur envoyant des énigmes et indices quant à ses prochains crimes. Le tueur est d’autant plus insaisissable qu’il semble pouvoir frapper n’importe où dans le monde et prétend vouloir nettoyer la société de la corruption et autres maux… Usant et abusant des réseaux sociaux et autres outils en ligne il gagne en popularité auprès du public…
Concernant le récit à proprement parler on retrouve un style facile qui permet une lecture fluide sans toutefois rester béat d’admiration devant la qualité de la prose, mais je suppose que ce n’est pas non plus le but d’un thriller. Les vidéos sont moins nombreuses que dans les précédents mais gagnent en qualité et apportent un réel plus au récit, même si ça nous oblige à quitter le bouquin pour se ruer sur un PC pour visionner la séquence.
L’intrigue n’est pas mal menée, dommage que les devinettes soient relativement classiques et les énigmes quelque peu répétitives. Cela dit la chasse à l’homme est rythmée et nous réserve quand même quelques surprises efficaces. Par contre si le titre laissait présager de grandes révélations sur Steve Dark on reste sur notre faim sur ce coup, en effet on n’apprend rien de nouveau dans cet ultime chapitre, la seule « révélation » utilisée n’en est pas une puisqu’on est courant depuis le second tome (et on le pressentait dès la fin du premier) du lien de parenté entre Dark et Sqweegel. On peut supposer que l’on quitte un Steve Dark plus apaisé, avec des perspectives d’avenir faites d’autres choses que des chasses à l’homme à répétition…
Au final on se retrouve face à un thriller sympathique sans être transcendant, il ne lui manque pas grand chose pour vraiment nous prendre aux tripes mais une fois encore ce « petit quelque chose » lui fait défaut. Mais il n’en reste pas moins que l’on ferme cette trilogie sur une impression globalement positive. La grande nouveauté de ce dernier opus est le rôle que joue Internet dans la stratégie de Labyrinthe, je ne suis pas loin de penser que la situation réelle(engouement populaire pour le message du tueur jusqu’à en oublier les crimes) ne serait pas très différente que celle décrite ici dans un contexte identique…

[BOUQUINS] Marc Levy – Si C’Etait A Refaire

M. Lévy - Si C'Etait A RefaireC’est toujours avec plaisir que je découvre un nouveau roman de Marc Levy et son dernier opus, Si C’était A Refaire, ne déroge pas à la règle, plus encore en sachant que je n’ai pas eu besoin de mettre la main au portefeuille pour le trouver en numérique quelques jours après sa sortie nationale en librairie…
Un matin de juillet 2012, quelques jours après avoir brisé le coeur de son épouse, Andrew Stilman, journaliste au NY Times, est assassiné tandis qu’il fait son footing quotidien. Contre toute attente il reprend conscience au mois de mai 2012, il a deux mois pour découvrir le pourquoi du comment de sa mort, identifier son assassin, sauver son mariage et réparer ses erreurs passées. Vaste programme à faire tenir sur deux petits mois d’autant que dans sa « seconde vie » tout n’est pas écrit à l’avance…
N’en déplaise aux détracteurs de Marc Lévy son dernier bébé est bien différent de ce qu’il a fait auparavant, comme dans Le Premier Jour / La Première Nuit l’histoire d’amour ne constitue pas le coeur de l’intrigue qui flirte allégrement avec le polar, car tout tourne autour de l’enquête d’Andrew et sa course contre la montre pour échapper à son destin. Certains passages évoquant la dictature en Argentine sont particulièrement durs ce qui est aussi plutôt nouveau (et même inattendu) chez Marc Lévy, qui prouve, une fois de plus, qu’il est capable de jongler avec les genres tout en restant « efficace ». Je devrai même dire terriblement efficace car ce roman est, à mon goût, l’un des meilleurs que l’auteur ait écrit et ce malgré une fin qui nous laisse un peu sur notre faim (quoique cette fin ouverte laisse à chacun la liberté d’imaginer la suite). Ca faisait longtemps que je n’avais pas lu un bouquin d’une traite mais là je n’ai pas pu décrocher avant d’avoir le fin mot de l’histoire…
Pour la petite histoire et bien que j’ai lu tous les romans de Marc Levy, je n’avais jamais remarqué qu’il avait un personnage récurrent dans quasiment tous ses titres. Ce n’est qu’en lisant ce dernier roman que j’ai percuté que l’inspecteur Pilguez était le même policier que celui de Et Si C’était Vrai ; mais il faut dire que les allusions au premier roman de l’auteur sont plus qu’évidentes (on a même le droit à une courte apparition du personnage de Lauren). Reste à savoir si j’aurai la curiosité de chercher l’inspecteur Pilguez dans les autres romans de Marc Lévy…

[BOUQUINS] Jean Teulé – Charly 9

J. Teulé - Charly 9Dans le cadre d’une lecture commune pour BookNode, le thème choisi ayant été l’Histoire et l’heureux élu Charly 9, que j’avais justement depuis un temps certain dans ma bibliothèque numérique sans vraiment trouver la motivation pour le lire, voilà de quoi me motiver pour me plonger enfin dans ce bouquin relatant le court et désastreux règne de Charles IX.
J’ai déjà eu l’occasion de dire que les bouquins historiques ne m’attiraient guère, je préciserai ma pensée en disant que je ne m’intéresse pas aux récits historiques (les faits et rien que les faits) tandis que les romans historiques (des faits et de la fiction qui se combinent au coeur d’une histoire) sont plus susceptibles d’éveiller ma curiosité. Et à ce titre Jean Teulé sait y faire en mêlant à l’Histoire de nombreuses petites histoires (pas forcément fondées mais qu’importe) afin de donner une vie et une âme à ses romans.
N’étant pas un fondu d’Histoire vous m’auriez demandé de situer Charles IX dans le temps que j’en aurai été bien incapable (même pas honte en plus). Bin voilà désormais je saurai que notre gugusse couronné (à l’insu de son plein gré comme dirait l’autre) a régné pendant les guerres de religion entre catholiques et protestants au XVIème siécle ; le bouquin s’ouvrant sur un roi complètement dépassé et manipulé qui donne son feu vert au massacre de la Saint-Barthélemy. Forcément y’a mieux comme stratégie pour arriver au top dans les sondages… Et comme notre royale caboche ne trouve rien de mieux à faire que de péter une durite autant dire que sa popularité n’en sortira pas renforcée et surtout il entraîne le Royaume de France dans son naufrage.
C’est le troisième Jean Teulé que je lis et son second roman historique (après Mangez-Le Si Vous Voulez), personnellement j’aime beaucoup ce mélange entre l’Histoire et les anecdotes imaginaires c’est moins rébarbatif qu’un cours d’histoire pur et dur mais je reconnais volontiers qu’il n’est pas forcément aisé de distinguer le vrai du faux (ce qui personnellement ne me dérange pas, même si là il en fait un peu trop dans la démesure). Ce mélange ne rend pas pour autant le personnage de Charles IX plus sympathique, j’ai au contraire découvert un individu aussi incompétent (pour ne pas dire carrément stupide) que antipathique en plus d’être siphonné (il est vrai que par nature je crache à la gueule de la royauté et de tout ce qui s’en approche… sauf quand il s’agit d’une guillotine qui approche d’une royale encolure).
Concernant le bouquin à proprement parler on retrouve le style très « brut de décoffrage » de Jean Teulé, si je le trouvais particulièrement bien adapté dans le contexte de Mangez-Le Si Vous Voulez je dois avouer que dans ce roman ça passait moins bien. D’un autre côté il est vrai que je n’ai pas du tout adhéré au personnage de Charles IX et que l’histoire elle même ne m’a pas captivé outre mesure car un peu trop débridée (pour ne pas dire chaotique) par moment.
A lire par curiosité, mais sans plus…

Ceci n’est pas (et ne sera jamais) un site d’information…

Hear, See and Spy... No Info !En réponse à un mail dont l’auteur souhaite rester anonyme (et dont je respecte le choix) je souhaiterai apporter une petite précision quant au contenu de ce blog. Je dis bien blog et non site. Et en tant que tel ça restera un espace dans lequel je partage mes coups de coeur et parfois mes coups de gueule en exprimant mon seul ressenti.
L’auteur du mail en question me demandait pourquoi je ne parlais pas plus de l’actualité dans mon blog en citant trois exemples sur lesquels je reviendrai par la suite. La réponse coule de source si je puis dire, ça n’a jamais été et ça ne sera jamais la vocation de ce blog ; tout au plus je vais réagir à une actualité qui me touchera (ou m’énervera) mais si tel est le cas je ne ferai qu’exprimer mon opinion sans chercher à être consensuel ou objectif… De nombreux sites professionnels et autres médias amateurs relayent l’info et la commentent quasiment en temps réel, ça ne m’intéresse d’être un énième du genre perdu dans la masse.
Je vais maintenant répondre très brièvement sur les trois points évoqués par mon interlocuteur :
L’affaire Merah
Ca se passe à Toulouse, à plus de 22000 bornes de chez moi donc forcément je ne me sens pas particulièrement concerné par la chose (même si les meurtres perpétrés par ce connard restent abjects).
Je n’allais pas non plus réagir à la mort de Merah, j’applaudis des deux mains, je regrette juste qu’elle ait été aussi rapide, une balle dans le ventre aurait fait durer l’agonie. Pas besoin de procès et de prison, nos impôts ne servent pas à entretenir des salopards de ce genre.
Enfin la polémique sur l’intervention du RAID me fait doucement rigoler, c’est l’éternel guéguerre entre la police et la gendarmerie, pour ma part je respecte autant le GIGN que le GIPN et je ne suis pas du tout certain que nos supers gendarmes auraient fait beaucoup mieux ou beaucoup plus rapide… Comme le GIPN (RAID) ils ont des ordres à respecter.
La campagne électorale pour les Présidentielles 2012
J’ai déjà eu l’occasion de dire que je la trouvais sans aucun intérêt donc je ne m’étendrais pas sur la question mon avis n’ayant pas évolué. J’irai voter au premier tour c’est une certitude ; par contre si au second tour on me demande de choisir entre la peste et le choléra (Sarko le petit nerveux ou Hollande le grand mou) je m’abstiendrai de me prononcer (le vote blanc n’étant pas décompté comme un vote exprimé je le considère inutile).
La situation politique en NC
Rythme de croisière il ne se passe rien de vraiment transcendant donc je ne vois pas pourquoi je parlerai de rien… Les politiques locaux me gavent autant (sinon plus) que les nationaux, ils n’ont plus aucune crédibilité. Idem pour le paysage politique ce n’est que magouilles et petits complots. Bref notre monde politique est un dépotoir, je ne perdrais pas mon temps à parler d’ordures.
J’ai encore le temps d’y penser mais franchement je sens mal les prochaines législatives, ça m’étonnerait que nos blaireaux acceptent de céder leur place à une nouvelle génération plus innovante donc là encore j’aviserai en temps et en heure…

Sachez donc que si vous venez ici vous y trouverez essentiellement des chroniques sur les bouquins que j’ai lu, les films que j’ai vu et de temps en temps un petit écart. Je l’ai dis et redis je n’ai pas la prétention de détenir la vérité universelle, ceci est un blog perso dans lequel j’exprime, avec mes mots, mon coeur et parfois mes tripes, mon ressenti. C’est à prendre ou à laisser, une chose est certaine je ne changerai rien…

[BOUQUINS] Carin Gerhardsen – La Maison En Pain D’Epices

C. Gerhardson - La Maison En Pain D'EpicesC’est dans le cadre d’une promotion France Loisirs que j’ai découvert La Maison En Pain D’Epices de Carin Gerhardsen, un polar suédois et comme je me suis découvert une passion pour le polar nordique je me suis donc laissé séduire par une quatrième de couv’ éloquente.
Le commissaire Connny Sjöberg et son équipe sont appelés sur une scène de crime. Un homme a été assassiné chez une vieille dame alors qu’elle était hospitalisée. La victime, un agent immobilier de 44 ans à qui tout semblait réussir est inconnu de la vieille dame. Le policier va pourtant devoir trouver ce qui lie la victime au lieu du crime s’il veut ensuite pouvoir les relier à l’assassin et remonter jusqu’à lui…
Voilà un bouquin qui me laisse un sentiment très mitigé, rien à reprocher à l’écriture et au style qui sont très agréables et permettent  une lecture fluide mais c’est malheureusement les aspects négatifs qui me viennent les premiers à l’esprit avec le recul. Déjà la quatrième de couv’ est bien trop détaillée (elle résume environ 90% du bouquin), mais surtout il n’y a aucun suspense, en moins de 20 pages on sait déjà qui est l’assassin (même sans l’aide de la quatrième de couv’ ça s’impose comme une évidence). Si les personnages ont une réelle profondeur l’enquête quant à elle est particulièrement monotone (c’est presque une succession de coups de bol qui la fait progresser).
J’avoue avoir bien du mal à comprendre le titre du bouquin et surtout le rapport avec l’histoire… Mais bon c’est là un point de détail purement anecdotique !
Si j’ai bien tout compris c’est là le premier volet d’une trilogie consacrée à Sjöberg et son équipe, mais le moins que l’on puisse dire c’est que je ne suis pas franchement motivé pour poursuivre l’aventure même si, et je tiens à la répéter, c’est très bien écrit, disons que la force d’un polar réside quand même dans son intrigue et le cas échéant c’est vraiment le point faible le plus évident de ce roman… N’est pas Mankell qui veut (son style est certes plus lourd mais les enquêtes de Wallander sont bien plus riches) !

[DVD] Films en vrac…

Je reste fidèle à mon format précédent en vous proposant un post unique regroupant une courte chronique sur chacun des films vus cette semaine (toujours en DivX… merci à DP pour nous proposer une large et inépuisable sélection de films à télécharger).

Films en vrac

Contagion

Nous avons entamé notre semaine cinéphile avec Contagion de Steven Soderbergh.
Une pandémie dévastatrice explose à l’échelle du globe… Au Centre de Prévention et de Contrôle des Maladies, des équipes se mobilisent pour tenter de décrypter le génome du mystérieux virus, qui ne cesse de muter. Le Sous-Directeur Cheever (Laurence Fishburne), confronté à un vent de panique collective, est obligé d’exposer la vie d’une jeune et courageuse doctoresse. De son côté le Dr. Leonora Orantes (Marion Cotillard), de l’OMS, s’efforce de remonter aux sources du fléau. Les cas mortels se multiplient, jusqu’à mettre en péril les fondements de la société, et un blogueur militant (Jude Law) suscite une panique aussi dangereuse que le virus en déclarant qu’on « cache la vérité » à la population… Tandis qu’un père (Matt Damon) et sa fille essayent de survivre tant bien que mal à la pandémie et au chaos…
Je me suis contenté de retoucher légèrement le synopsis proposé par Allociné car le film n’est pas évident compte tenu du nombre de personnages, lieux et faits que l’on nous invite à suivre simultanément. Le réalisateur a clairement pris le parti de coller au mieux à la réalité en décrivant de façon quasi-documentaire la propagation de la pandémie et ses conséquences ; le choix risque de surprendre ceux qui s’attendaient à un film catastrophe/action « classique » (comme pourrait l’être Alerte de Wolfgang Petersen pour rester dans le thème de la pandémie) mais pour ma part j’ai trouvé cette approche plutôt originale et bien plus intéressante, contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, une fois embarqué dans l’histoire, on ne s’ennuie pas une minute. Pas du tout déçu par le film, au contraire j’ai été conquis c’est exactement ce à quoi je m’attendais en lançant la lecture…

Les Immortels

Petite escapade du côté de la mythologie grecque ensuite pour Les Immortels de Tarsem Singh, une mythologie largement revue et corrigée (ça se discute) à la sauce Hollywood.
Alors que son village est envahi par les armées du Roi Hyperion (Mickey Rourke) et que le souverain assassine sa mère, Thésée (Henry Cavill) est fait prisonnier. Il s’évadera avec l’Oracle Phèdre (Freida Pinto) et un petit groupe d’esclaves. Thésée n’aura de cesse de se venger mais aussi d’empêcher Hyperion de libérer les titans tandis que du haut de l’Olympe les Dieux s’interdisent d’intervenir…
J’avoue que j’ai du mal à comprendre les raisons du succès populaire de ce film qui reste quand même vachement fade et sans grand intérêt, franchement dans le genre j’ai largement préféré Le Choc Des Titans qui galvaudait un peu moins la mythologie grecque et surtout était nettement plus convaincant à tout point de vue. Admettons que l’on ferme les yeux sur certains décors hautement improbable, sur un jeu d’acteur très moyen, des scènes d’action bâclées et une intrigue courue d’avance mais dans ce cas il faudrait qu’on m’explique ce qu’il reste (le cul de Freida Pinto ?) pour que le film évite de sombrer dans l’oubli…

Paranormal Activity 2 et 3

Nouveau changement de registre samedi puisque nous avons enchaîné coup sur coup avec Paranormal Activity 2 et 3, réalisés respectivement par Tod Williams et par Henry Joost et Ariel Schulman.
Le second opus s’intéresse à Kristi (Spraque Grayden), la soeur de Katie (Katie Featherston), et son petit ami Daniel (Brian Boland). Alors qu’ils viennent d’avoir un fils des phénomènes paranormaux commencent à apparaître dans la maison et vont en s’intensifiant…
Le troisième film nous ramène aux origines de ces fameux phénomènes, on retrouve Katie et Kristi enfants, la maison parentale devient la cible de phénomènes étranges que la cadette attribue à Toby, un ami imaginaire un peu trop réel…
La recette est la même que pour le premier opus, seules les images des caméras vidéo témoignent de ce qui s’est produit dans la maison… Sauf que l’effet de surprise est nul, ce qui n’empêche nullement les films de distiller une angoisse de plus en plus pesante mais le problème reste toujours le même avec ce genre de films : ça fonctionne uniquement si vous vous mettez à la place des protagonistes et perso je reste un spectateur externe donc forcément c’est moins oppressant.
On espérait avoir des réponses aux questions soulevées par les précédents volets avec PA3 mais que nenni c’est même plutôt le contraire, non seulement on n’a pas des masses de réponses mais en plus on se retrouve avec un tas de nouvelles interrogations… Rendez-vous dans Paranormal Activity 4 pour la suite (en chantier)…

Insidious

Pour terminer on reste dans le cinéma horrifique avec Insidious, réalisé par James Wan (à qui l’on doit déjà Saw et Dead Silence).
Josh (Patrick Wilson) et Renai (Rose Byrne) ont emménagé depuis peu dans leur nouvelle maison avec leurs 3 enfants quand l’aîné, Dalton (Ty Simpkins), fait une mauvaise chute et se retrouve dans le coma. Peu de temps après des phénomènes surnaturels semblent s’acharner sur la maison, même après un nouveau déménagement les « attaques » se poursuivent et s’intensifient. Et si Dalton n’était pas dans un vrai coma mais plutôt prisonnier ailleurs ? Comment le délivrer de cet ailleurs avant que son enveloppe physique ne soit investie par une entité démoniaque ?
J’avais lu quelques échos enthousiastes à propos de ce film aussi j’en espérais beaucoup en le visionnant mais au final c’est une film d’horreur relativement classique, un peu flippant par moment mais pas de quoi non plus vous filer des cauchemars pour les nuits à venir. J’aurai tendance à dire que le réalisateur semble ne pas s’être donné la peine d’explorer à fond son sujet, c’est dommage, surtout en ce qui concerne l’idée du plan astral parallèle qui est insuffisamment exploitée à mon goût. Un petit film sympathique mais qui aurait pu être nettement mieux exploité, du coup forcément c’est frustrant !
Un second volet est d’ores et déjà en chantier, espérons qu’il sera d’avantage travaillé car il y a encore de la matière pour en tirer un résultant vraiment flippant…

La TV que j’avais dans le collimateur n’étant plus disponible en magasin j’ai donc fait suspendre mon abonnement à CanalSat pour les mois d’avril et mai ; je compte sur les promos de Fêtes de Mères et Fêtes des Pères pour trouver mon bonheur à un prix raisonnable. En attendant j’ai encore de quoi tenir un long siège avant d’être à court de films…