My name is Bonded… Jack Bonded

Au menu de l’apéro d’hier un petit nouveau sorti des distilleries Jack Daniel’s. Retour aux basiques après plusieurs recettes liquoreuses (Honey, Tennessee Fire et Apple) avec ce Jack Daniel’s Bonded.

Kezako Bonded ? Pour justifier de cette appellation le whiskey doit respecter le cahier des charges du Bottle-in-Bond et ainsi répondre à quatre critères :
– Provenir d’une seule distillerie
– Être le fruit d’une seule et même saison de distillation
– Être vieilli en fûts de chêne pendant au moins 4 ans
– Être embouteillé à 50° (100 proof)

Pour donner à son whiskey une griffe unique, les distilleurs partent de leur mashbill (mélange de céréales) initial (commun à toute la gamme Jack Daniel’s en dehors des Rye), composé à 80% de maïs, 12% d’orge maltée et 8% de seigle. Marque de fabrique du Jack, l’alcool est filtré au goutte à goutte sur du charbon d’érable (c’est le fameux Lincoln County Process) avant d’être mis en fûts. Les fûts pour le vieillissement sont sélectionnés manuellement avant d’être entaillés à l’intérieur afin que l’alcool s’imprègne davantage du goût du bois. Enfin,

Fin de la théorie, il est grand temps de passer à la dégustation. On ne va pas se mentir la première gorgée chauffe le gosier plus qu’autre chose (sans toutefois vous donner l’impression d’avaler des braises ardentes comme ça peut être le cas avec d’autres whiskeys). Ce n’est qu’à la suivante que les arômes vont se libérer en bouche, d’abord le bois de chêne puis le goût fumé du charbon pour s’achever sur une note plus douce, savant mélange de caramel et d’épices.

Vous le savez sans doute, je ne suis pas particulièrement copain avec modération quand il s’agit de taquiner l’apéro, toutefois pour l’occasion je recommande d’y aller avec parcimonie pour apprécier pleinement ce breuvage. Dans le cas contraire vous vous retrouverez rapidement avec la bouche et le palais complétement anesthésiés.

Jim Beam Devil’s Cut

Jim Beam Devil's CutSi vous me suivez depuis quelque temps déjà vous devez savoir que je suis un adepte du Jack Daniel’s, toujours prêt à me sacrifier pour tester leurs éditions limitées ou leurs nouveaux produits, ou encore simplement de me rabattre, au gré de mes envies, sur l’un des trois produits phares : Old n°7, Gentleman Jack et Single Barrel. Et pourtant cette chronique quitte le Tennessee pour visiter le Kentucky et découvrir un nouveau venu (à Nouméa en tout cas) de la gamme Jim Beam : le Devil’s Cut.
Pour la petite histoire Jim Beam est l’une des plus anciennes distilleries de bourbon (ou Straight Bourbon, à ne pas confondre avec le Tennessee Whiskey de Tonton Jack) et s’est imposé comme leader sur le marché . Dans leur gamme « classique » j’avoue avoir un faible pour le Black qui est beaucoup plus fin que le Classic (et pour cause il affiche 8 ans d’âge, contre 4 pour son cadet). Toutefois je reconnais volontiers ne pas connaître tous leurs produits (j’ai aperçu leur Honey dernièrement mais j’ai passé mon chemin).
La première chose a avoir retenu mon attention avec ce Devil’s Cut a été la bouteille et notamment son étiquette (en plus du fait qu’elle était en promo). Malgré tout je ne me suis rué dessus, j’ai fait quelques recherches avant de craquer au vu des réactions plutôt élogieuses lues sur le Net.
Petite explication concernant le nom, tel qu’inscrit sur l’étiquette. Au cours de son vieillissement en fûts, une partie du bourbon s’évapore, c’est ce qu’on appelle l’Angel’s Share, une autre partie imprégne le bois, c’est le Devil’s Cut. Les distillateurs de chez Jim Beam ont mis en place un procédé exclusif permettant d’extraire l’essence même de ce résidu imprégné dans le bois avant de le mélanger avec un bourbon de 6 ans d’âge. Ainsi est né le Jim Beam Devil’s Cut, qui affiche tout de même 45° (90 proof) en alcool.
Trêve de bavardages, goutons la chose ! Commençons par le visuel, une jolie couleur ambrée plutôt foncée de bon augure. Au nez on devine un bourbon qui a du punch ainsi qu’une odeur légèrement boisée et sucrée. Je vous recommande de prendre une première dose sans chercher à déguster, juste histoire que votre bouche s’habitue à l’alcool. Gardez la gorgée suivante quelques secondes en bouche et avalez, vous sentirez un bouquet d’épices qui viendra enrichir et adoucir le goût et la puissance du bourbon.
Verdict ? Plutôt agréable mais rien de révolutionnaire non plus, pas de quoi me persuader de renoncer à mon bon vieux Jack Daniel’s Old n°7.

Pour ceux et celles qui me feraient l’insulte de me dire qu’il n’y a aucune différence entre le Jim Beam et le Jack Daniel’s voilà deux ou trois choses à savoir. Le Jim Beam est un mélange de céréales sur une base de 51% de maïs, après distillation il est vieilli dans des fûts de chênes noircis et fumés pendant 4 ans. Le Jack Daniel’s consiste à peu prés au même mélange de céréales mais sur une base de maïs à 80%, après distillation il est filtré à travers des colonnes de charbon d’érable (la marque de fabrique du Tennessee Whiskey), puis vieilli en fûts de chêne pendant 7 ans. Le plus simple c’est de goûter, vous verrez que ça n’a rien à voir… Après à chacun de voir où va sa préférence.