[TV News] La trilogie Jurassic Park sur TF1

A l’occasion du long weekend (armistice + ascension) TF1 nous a proposé la trilogie Jurassic Park ; il est rare que j’évoque des films revus, et plus encore les films vus à la TV, mais comme toute règle il y a des exceptions qui font loi. Et pis comme dirait l’autre : j’suis chez moi, j’fais c’que j’veux !

Jurassic Park

Jurassic Park premier du nom (Steven Spielberg – 1993), nous fait découvrir un milliardaire un tantinet excentrique, John Hammond (Richard Attenborough), qui projette d’ouvrir un parc d’attraction unique en son genre mais pour se faire il a besoin de l’avis d’une équipe d’experts (Sam Neil, Laura Dern et Jeff Goldblum) ; mais rien ne va se passer comme prévu…
Le film a 20 ans mais il n’a pas pris une ride, les effets spéciaux sont toujours aussi bluffants. Ca doit être la quatrième fois que je le vois et franchement je ne m’en lasse pas. A part leur foutue 3D omniprésente je ne vois ce que la nouvelle version, sortie cette année, peut apporter au film. De loin le plus réussi de la trilogie.
Pour la petite histoire Jurassic Park est l’un des premiers DVD que j’ai acheté, le plus original dans l’anecdote est que j’ai acheté ce DVD dans une épicerie qui, par Dieu sait quel miracle commercial, avait réussi à avoir le film avant tout le monde et, bien entendu, l’avait fait savoir à grand renfort de pub.

Dans Le Monde Perdu (Steven Spielberg – 1997) on retrouve Ian Malcom (Jeff Goldblum) qui rempile pour une expédition scientifique en compagnie de sa nana (Julianne Moore) et d’un photographe de terrain (Vince Vaughn) ; mais une autre équipe débarque sur l’île avec des intentions nettement moins louables…
Le film est plutôt réussi même si l’effet de surprise est forcément moindre malgré la présence de quelques dinosaures inédits. La seconde partie du film avec l’arrivée du T-Rex à San Diego est un peu « too much » à mon goût.
Si dans le premier volet la lutte pour la survie était franchement trépidante, la suite n’égale pas son aîné à mon goût, peut être aussi parce que j’avoue avoir pris un plaisir sadique à voir l’équipe « safari » se faire décimer.

Dans Jurassic Park III (Joe Johnston – 2001) c’est le professeur Alan Grant (Sam Neil) qui signe son grand retour avec son assistant (Alessandro Nivola) ils vont aider un couple (William H. Macy et Tea Leoni) à retrouver leur fils disparu sur l’île…
Non seulement Spielberg a passé la main et la musique n’est plus assurée par John Williams mais c’est aussi le seul des trois films qui ne soit pas plus ou moins librement adapté d’un roman de Michael Crichton. Je ne sais pas si ça suffit à justifier un scénario un peu léger mais le fait est que c’est le moins réussi des trois films même s’il reste divertissant.

Pour en savoir plus sur les films et les bestioles présentes je vous invite à consulter ce fansite très complet et bien documenté.
Un quatrième film, réalisé par Colin Trevorrow, devrait sortir courant 2014 mais peu d’infos et beaucoup de rumeurs, des plus « officielles » aux plus farfelues, sont disponibles sur le sujet.

[MUSIC] Double coup de coeur Made in France

Coups de coeurZaz – Recto Verso

Deuxième album studio pour la jeune (33 ans) chanteuse de Tours qui s’est fait connaître en 2010 avec le single Je Veux et qui depuis semble être devenue l’étoile montante de la nouvelle scène française. Elle fait partie des rares artistes se revendiquant de la variété française qui s’exportent bien à l’étranger (et pas seulement en Europe).
Sans surprise la chanteuse reste dans le même registre en proposant quatorze titres plein de légèreté et de fraîcheur sur des mélodies teintées de pop, de rock et de jazz. L’album est lancé par le single On Ira qui nous met tout de suite dans l’ambiance. Pour ma part j’ai un faible pour le titre Si (rien à voir avec le célèbre poème de Rudyard Kipling) dont je trouve les paroles particulièrement touchantes.
Bien consciente de sa relative inexpérience dans le monde de la variété française la chanteuse préfère se produire dans des petites salles afin de se rôder avant de se lancer dans un live plus ambitieux ; depuis 2011 elle a intégré la troupe des Enfoirés, de quoi contribuer à la familiariser avec les grandes scènes.

Melissmell – Droit Dans La Gueule Du Loup

Changement de registre avec le second album du groupe mené par la voix de Mélanie Coulet, qui est apparu sur les ondes en 2011 avec le single Aux Armes et dont j’ai déjà chroniqué leur premier album (à lire ici).
Là encore on reste en terrain connu avec notamment la voix unique de la chanteuse, des mélodies franchement rock et des chanson à textes mêlant poésie et révolte. Même si l’on sent toutefois moins de rage que dans leur premier album, on retrouve avec plaisir un rock à vif façon Mano Solo ou encore Bertrand Cantat.
Difficile sinon impossible d’extraire un titre en particulier parmi les dix (onze en comptant l’instrumental qui enchaîne après le dernier morceau) qui nous sont proposés ici sont parlants ; je retiens toutefois Rock N Roll dans lequel elle dénonce la mort du vrai esprit rock, Les Brebis où elle revendique sa liberté et surtout s’inquiète du comportement « mouton » de ses contemporains et La Colère pour ses paroles et sa mélodie apaisés.

 

[BOUQUINS] John Verdon – Ne Réveillez Pas Le Diable Qui Dort

J. Verdon - Ne Réveillez Pas Le Diable...Et oui toujours pas de chronique placée sous le signe de la science fiction mais quand j’ai découvert que l’ultime volet de la trilogie Dave Gurney était sorti je n’ai pas pu résister à la tentation de me ruer dessus. C’est donc John Verdon qui est à l’honneur de cette modeste chronique littéraire avec son dernier opus, Ne Réveillez Pas Le Diable Qui Dort.
Dave Gurney est contacté par Kim Corazon, la fille d’une amie journaliste, afin qu’il la seconde dans le cadre d’une série de reportages sur les familles de victimes de meurtres non résolus. Elle décide de se concentrer sur une affaire vieille de dix ans, le tueur en série le Bon Berger a laissé derrière lui six victimes sans avoir commis le moindre impair et sans avoir été identifié. Mais à trop fouiller dans le passé Kim et Dave risquent de réveiller de vieux démons…
On retrouve avec plaisir le personnage de Dave Gurney dont la personnalité a évolué (pas toujours en bien) depuis sa dernière « affaire » qui a bien failli lui coûter la vie. Bien entendu son épouse, Madeleine, est toujours présente à ses côtés, je dirai même qu’elle occupe une place plus importante que dans les deux précédents opus. Il en va de même pour le personnage de Jack Hardwick et sa gouaille habituelle. La grande nouveauté de ce troisième opus est l’apparition « physique » de Kyle, le fils de Dave, il occupe un réel rôle actif dans cette enquête contrairement aux deux précédentes où il était à peine évoqué.
L’intrigue est, comme dans les deux précédents romans de John Verdon, parfaitement maîtrisée. Le rythme et la tension montent progressivement en intensité, de nombreuses surprises et remises en questions émailleront l’enquête. A mon goût c’est la meilleure et la plus riche des intrigues de la trilogie, et Dieu sait que surpasser 658 n’était pas une chose aisée. Non seulement ladite intrigue vous scotchera de la première à la dernière page mais, cerise sur le gâteau, elle se clôt sur un final tout bonnement époustouflant.
Je ne sais pas si John Verdon compte abandonner son personnage à sa retraite (pas sympa pour lui, Gurney s’emmerde à mourir dans la peau d’un retraité rural) ou s’il va poursuivre la série, dans tous les cas je compte bien suivre de près les prochains titres de cet auteur qui a su marquer le genre de sa griffe.
Toujours pas de SF au programme de mes prochaines lectures, il faut dire qu’entre Maxime Chattam (La Conjuration Primitive), Karine Giebel (Le Purgatoire Des Innocents) et Dan Brown (Inferno) le fan de thriller que je suis ne peut rester de marbre (et encore j’en oublie surement quelques autres)…

[DVD] L’Odyssée De Pi

L'Odyssée De PiPour notre pause cinéma du weekend nous opterons pour L’Odyssée De Pi de Ang Lee, après deux essais infructueux de blu-ray je me suis rabattu sur le téléchargement.
La vie de Pi Patel (Suraj Sharma) bascule quand il doit quitter l’Inde avec ses parents, son frère et quelques animaux du zoo qu’ils possédaient à Pondichéry. Mais leur traversée vers le Canada tourne mal, leur navire fait naufrage, Pi se retrouve seul survivant dans un canot de sauvetage, au milieu du Pacifique. Seul ? Pas tout à fait, Richard Parker, un tigre du Bengale est aussi du voyage…
A la base L’Histoire De Pi est un roman de Yann Martel réputé inadaptable au cinéma ; n’ayant pas lu le bouquin je ne saurai dire si Ang Lee a réussit cet impossible challenge, mais une chose est sure il nous offre un film magnifique, tant visuellement que par son histoire bien plus riche qu’il ne parait de prime abord. Je craignais un film trop orienté jeune public mais il n’en est rien, j’ai été bluffé par le résultat.
Un succès aussi bien public (près de 609 millions de dollars au box office mondial pour un budget initial de 120 millions) que critique salué par quatre Oscar (meilleur réalisateur, meilleure photographie, meilleurs effets visuels et meilleure musique) et un Golden Globe pour sa musique (composée par Mychael Danna). J’avoue ne pas avoir prêté d’attention particulière à la musique du film mais visuellement c’est en effet une grande claque dans la gueule.
Pour la petite histoire on peut noter la présence (éphémère) au casting de Gérard Depardieu dans le rôle du cuistot du navire. Un rôle éphémère qui ne prend toute son importance qu’à la fin du film quand on réalise que l’on peut envisager cette histoire de deux manières, soit comme le récit brut de décoffrage de l’histoire de Pi, soit comme une parabole dans laquelle les animaux ont remplacé les humains ; même si on se doute d’où est la vérité (une fois l’aspect parabole révélé) libre à chacun de croire à l’une ou l’autre des versions.
J’ai mis à jour mon lecteur blu-ray donc il n’est pas impossible que je tente à nouveau ma chance prochainement en achetant le disque, c’est vraiment un film taillé sur mesure pour la haute définition. Est-ce que le film m’a donné envie de découvrir le roman ? Disons qu’il a réussit à éveiller ma curiosité donc peut être que oui mais ce n’est pas ma priorité du moment (d’autant que les réactions sont nettement moins unanimes que pour le film)…

[MUSIC] Deep Purple – Now What ?!

Deep Purple - Now What ?!Dans la famille hard rock je demande les grands-pères… Et oui Deep Purple est de retour dans les bacs après huit ans de silence, leur dernier opus, Now What est leur dix-neuvième album studio en 40 ans de carrière (le groupe a été fondé en 1968 mais a fait un break entre 1976 et 1984). Pour la petite histoire le groupe est considéré par beaucoup comme l’un piliers fondateurs du hard rock, libre à chacun d’aimer ou non mais ça force tout de même le respect. En quarante ans le groupe a connu quelques changements dans sa composition, la dernière en date étant le départ de leur claviériste, Jon Lord début 2002 (décédé l’an dernier des suites d’un cancer du pancréas) ; toutefois les deux Ian, Gillan au chant et Paice à la batterie, sont toujours fidèles au poste.
Que vous dire donc ce nouvel album ? Certes on ne retrouve pas la niaque musicale de leurs débuts mais d’un autre côté ils ne sont pas non plus de première fraîcheur (64 ans de moyenne d’âge et 67 pour Ian Gillan), il est donc assez normal que leur style ait évolué au fil des années. A défaut d’être encore franchement hard ça reste très rock avec un son qui dépote bien.
A Simple Song, premier titre de l’album démarre tout en douceur comme une balade ; pas désagréable comme mise en bouche mais ce n’est pas franchement ce que l’on attend de Deep Purple, heureusement à partir de la deuxième minute les choses se décantent, la guitare et la batterie se font plus agressives.
Tous les titres se valent plus ou moins, rien de transcendant mais ça reste globalement d’une écoute agréable et surtout aux sonorités variables d’un titre à l’autre. Mention spéciale pour le titre Above And Beyond qui n’est peut être pas le meilleur de l’album mais qui est un hommage à Jon Lord (tout l’album lui est dédié). Sinon j’ai un faible pour les titres Blood From A Stone et It’ll Be Mine, pas vraiment les plus « nerveux » de l’album mais je trouve leurs mélodies très réussies.
Pas vraiment un album indispensable à la discographie de Deep Purple mais il ne dénote pas pour autant, à part peut être pour les plus intransigeants des fans de la première heure…

[BRD] Le Hobbit – Un Voyage Inattendu

Le HobbitIl y en a qui profitent du 1er mai pour aller gesticuler et grogner dans les rues pensant que leur brassage d’air changera le monde ; de notre côté on a opté pour un loisir moins bruyant (ça se discute ?) avec une pause cinéma. Direction la Terre du Milieu avec Le Hobbit – Un Voyage Inattendu de Peter Jackson.
Bilbon Sacquet (Ian Freeman), un paisible hobbit, se retrouve presque malgré lui embarqué dans un groupe de nain mené par leur chef, Thorin (Richard Armitage) et le magicien Gandalf (Ian McKellen). Leur but: reconquérir leur royaume, Erebor, tombé entre les griffes du dragon Smaug…
Comme beaucoup j’avais été conquis par la version cinéma du Seigneur Des Anneaux de Peter Jackson et j’avais donc hâte de découvrir ce fameux Hobbit (dire qu’au départ le réalisateur souhaitait déléguer le projet… on ne peut que se réjouir qu’il ait fini par prendre lui même les choses en main). La magie est toujours intacte, qu’il s’agisse des décors, des personnages (on retrouve avec plaisir certains que l’on connaissait déjà et l’on en croise de nouveaux) ou des effets spéciaux on plonge au coeur de la Terre du Milieu dès les premières images pour ne plus la quitter jusqu’au générique de fin. Ajoutez à cela une intrigue rondement menée et vous aurez sous les yeux un film parfaitement maîtrisé.
Bon OK je ne suis peut être pas totalement objectif sur ce coup, certains pourront peut être lui reprocher quelques longueurs au début mais pour ma part ça fait partie du charme, le réalisateur prend le temps de poser ses personnages et son intrigue, ils n’arrivent pas comme un cheveu sur la soupe mais bénéficient d’une réelle profondeur.
En parlant de profondeur je trouve particulièrement audacieux d’adapter un bouquin qui se lit en une poignée d’heures (à la base il s’agissait d’un livre pour enfants) sous la forme d’une trilogie dont chaque film dure pas loin de trois heures. Si Le Seigneur Des Anneaux respectait scrupuleusement (ou presque) le bouquin de JRR Tolkien, Le Hobbit prend d’avantage de liberté par rapport à l’écrit. Et cette libre adaptation apporte une véritable richesse au scénario, la version cinéma se retrouve du coup nettement plus travaillée que son modèle, pour notre plus grand plaisir… On pouvait craindre une impression de déjà-vu mais il n’en est rien, Peter Jackson réussit encore à nous surprendre. Le seul bémol dans l’affaire c’est qu’il faut attendre un an entre chaque film !

Nouveau challenge littéraire – 100% science Fiction

Un genre que je connais assez peu finalement du coup je me suis préparé un programme à partir de mon Stock à Lire Numérique, des suggestions de Gruz (merci l’ami) et d’avis piochés çà et là sur le net (au final les mêmes titres reviennent souvent dans les divers classements). J’ai essayé de me concocter un mix entre les classiques du genre et des titres plus contemporains tout en explorant les différentes facettes du genre…

Le Volcryn de George R. R. Martin
La Fille Automate de Paolo Bacigalupi
Les Maîtres Chanteurs d’Orson Scott Card
1984 de George Orwell
Le Déchronologue de Stéphane Beauverger
Les Femmes De Stepford d’Ira Levin
Cowboy Angels de Paul Mc Auley
Des Fleurs Pour Algernon de Daniel Keyes
Spin de Robert Charles Wilson
Le Meilleur Des Mondes d’Aldous Huxley
Google Démocratie de Laurent Alexandre et David Angevin
Malevil de Robert Merle
L’Echiquier Du Mal de Dan Simmons
Julian de Robert Charles Wilson
Les Racines Du Mal de Maurice G. Dantec
Les Chroniques Martiennes de Ray Bradbury
Black-Out de Connie Willis
Micro de Michael Crichton
Cartographie Des Nuages de David Mitchell

L’ordre indiqué ici est totalement aléatoire, pour le choix de mes lectures je piocherai dans la liste au gré de mes envies, le but étant simplement de lire et de chroniquer ces 19 titres. Peu de chance de voir apparaître des « invités surprises« .
Dans mon fameux Stock à Lire j’ai aussi l’intégrale du Nouvel Ordre Jedi (19 tomes) qui, comme son nom l’indique, fait partie de l’univers étendu de Star Wars, ainsi que deux sous-cycle de Dune écrits par Brian Herbert et Kevin Anderson, Avant Dune (3 tomes) et Après Dune (2 tomes).

[BOUQUINS] David Vann – Impurs

D. Vann - ImpursChangement total (et momentané) de registre littéraire avec Impurs de David Vann.
Eté 1985. Dans la vieille demeure familiale, en plein coeur de la Vallée Centrale de Californie, Galen vit seul avec sa mère. Tandis que celle-ci s’attache à faire revivre un passé idéalisé et l’étouffé d’un amour oppressant, le jeune homme tente de trouver refuge dans la méditation. Son existence et celle de sa mère sont rythmées par les visites inopportunes de sa tante et de sa cousine trop sexy, et par celles qu’ils rendent à sa riche grand-mère dont la mémoire défaille. Mais l’accumulation de rancoeurs entre les deux soeurs et l’obsession de Galen pour sa cousine ne tarderont pas à les mener au bord de l’explosion. Une fois que la noirceur de chacun se sera révélée au grand jour, rien ne pourra plus les préserver du pire. (quatrième de couv’)
Exit le grand froid et l’Alaska et direction la chaleur suffocante de la Californie, si le décor change l’auteur continue à prendre un malin plaisir à faire exploser la cellule familiale. En l’occurrence il suffira de quelques jours dans la cabane familiale pour que tous les non-dits trop longtemps contenus éclatent.
Si David Vann ne s’attarde pas à rendre ses personnages attachants celui de Galen atteint le summum de l’antipathie. Complétement déconnecté de la réalité on a d’abord envie de lui foutre des claques, puis, au fur et à mesure qu’il s’enfonce dans sa folie, de lui coller une balle dans la nuque. Les autres personnages ne sont guère mieux lotis, mmais d(‘un autre coté on les perçoit tel que Galen les voit donc ce n’est pas forcément un regard objectif.
Le récit est prenant (court mais intense, lu quasiment d’une traite), toujours écrit sans concession, l’ambiance oppressante sans toutefois nous parvenir à nous prendre aux tripes comme Sukkwan Island. La fin m’a quelque peu laissé sur ma faim, genre tout ça pour ça ! Ca laisse un goût d’inachevé mais je ne préciserai pas mon impression afin de ne pas en dire trop.
Fidèle à son habitude David Vann sait créer une ambiance unique, dès le début on sent que les choses vont déraper, on se doute bien que ledit dérapage va venir de Galen mais on est loin d’imaginer de quoi il retournera. Cette plongée au coeur la folie que l’on retrouve aussi dans les précédents romans de l’auteur, est une figure de style bien particulière, on aime ou n’aime pas, mais si on adhère au genre alors on se laisse entraîner dans l’univers tourmenté imaginé par l’auteur.

[BRD] Argo

ArgoRien de tel qu’une pause cinéma (BRD en l’occurrence  pour terminer le weekend en beauté, et tant qu’à faire autant opter pour une valeur sure, c’est donc Argo de Ben Affleck que nous avons visionné ce dimanche soir.
Téhéran, novembre 1979. L’ambassade des Etats-Unis est prise en otage par des manifestants qui exigent l’extradition du Shah. Six américains parviennent à fuir les lieux et trouvent refuge auprès de l’ambassadeur du Canada. Après plusieurs semaines de négociations infructueuses la CIA fait appel à Tony Mendez (Ben Affleck), expert en exfiltrations à haut risque. Celui-ci va alors mettre au point un plan défiant l’imagination afin de libérer les six otages avant qu’ils ne soient identifiés…
Je ne vous dirai pas que le film est excellent car cela s’impose rapidement comme une évidence, ce n’est pas pour rien qu’il a remporté de nombreux prix et distinctions dont (pour ne citer que les plus prestigieux) trois Oscar (dont celui du meilleur film) et deux Golden Globe (meilleur film dramatique et meilleur réalisateur). Pour son troisième film Ben Affleck réussit un coup de maître aussi bien derrière que devant la caméra.
Le film a aussi bénéficié d’un accueil enthousiaste de la part du public, il enregistre en effet d’ores et déjà plus de 232 millions de dollars au box office mondial (pour un budget de 44,5 millions) et une note de 8,4 sur 10 chez RottenTomatoes.
Le film ne repose ni sur ses effets spéciaux (juste des acteurs au look rétro afin de correspondre à l’époque), ni sur ses scènes d’action mais sur son ambiance ; le réalisateur parvient à nous communiquer le sentiment d’urgence qu’il y a à intervenir et, une fois son personnage sur les lieux on sent l’atmosphère devenir de plus en plus pesante jusqu’au final qui nous mettre les nerfs à rude épreuve.
Rien à redire non plus quant au jeu des acteurs, ils sont tous bluffants de réalisme ; certes le look de Ben Affleck peut surprendre mais il est parfaitement adapté au contexte (début des années 80).
Difficile d’imaginer que cela puisse être inspiré d’une histoire vraie (classée secret défense jusqu’en 1997), non seulement le projet semblait aussi audacieux que périlleux mais c’est surtout l’étroite collaboration entre Hollywood et la CIA qui m’a étonné dans cette histoire. Qui plus est jusqu’à sa déclassification la CIA n’a pu revendiquer l’opération (autrement qu’en interne) étant donné qu’officiellement c’est le Canada qui a chapeauté toute l’opération.

[TV News] Person Of Interest

Person Of InterestAu fil de nos escapades télévisées nous avons eu l’occasion de découvrir la série Person Of Interest proposée par TF1. Une série de Jonathan Nolan (frère de Christopher Nolan mais aussi co-scénariste sur de nombreux films de son illustre frangin, dont les deux derniers volets de sa trilogie consacrée à Batman) et co-produite par JJ Abrams (le créateur de Lost) ; il n’en fallait pas plus pour éveiller ma curiosité.
John Reese (Jim Caviezel), un ex-agent de la CIA présumé mort, est recruté par Harold Finch (Michael Emmerson), un millionnaire reclu, pour travailler sur un projet top-secret : prévenir le crime avant qu’il ne se produise ! Un ingénieux programme élaboré par Finch identifie chaque jour des personnes qui vont être impliquées dans un crime. Victime ou coupable ? Reese va devoir mener l’enquête pour découvrir qui est en danger et empêcher qu’un nouveau meurtre soit commis…
Si le pitch peut laisser penser à une série fantastique il n’en est rien (hormis la fameuse « machine »), on est plutôt dans le polar/action. Un concept original et particulièrement bien exploité au fil des épisodes. Si chaque épisode propose une « enquête » totalement autonome ils consolident aussi progressivement une intrigue qui va progressivement s’enrichir et lier le tout.
Si les deux personnages principaux sont particulièrement travaillés (on découvre peu à peu leur passé) les seconds rôles récurrents ne sont pas non plus négligés, notamment ceux des lieutenants Carter (Taraji P. Henson) et Fusco (Kevin Chapman) qui vont évoluer et prendre de plus en plus d’importance. Pour ma part j’ai aussi un faible pour le personnage de Zoe Morgan (Paige Turco), d’abord « cliente » de Finch et Reese qui par la suite leur filera un coup de main de temps en temps.
Cette première saison se décline au format de 23 épisodes de 42 minutes chacun ; à noter que TF1 a eu l’idée saugrenue (pour ne pas dire complètement stupide) de couper la diffusion de la série après l’épisode 21. Les deux derniers épisodes de la première saison sont pourtant essentiels pour comprendre la suite ; le cliffhanger final est à couper le souffle et donne vraiment envie de voir la saison 2 (22 épisodes, en cours de diffusion aux Etats Unis). J’ai vraiment hâte de découvrir la suite mais comme d’hab je prendrai mon mal en patience en attendant la sortie en français…