[DVD] Harry Potter Et Le Prince De Sang-Mêlé

Harry Potter VIDimanche en fin de matinée on s’offre une nouvelle séance DVD mais cette fois on va faire dans les valeurs sures avec Harry Potter Et Le Prince De Sang-Mêlé, sixième et avant-dernier volet du jeune sorcier et de ses amis (Daniel Radcliffe, Rupert Grint et Emma Watson… plus tout jeunes d’ailleurs) avec David Yates aux commandes (on lui doit déjà le volet précédent et c’est aussi lui qui assurera la réalisation de l’ultime chapitre, divisé en 2 parties qui sortiront à 6 mois d’intervalle cette année).
La menace de Voldemort et de ses disciples se précise sur l’Académie de Poudlard tandis que nos jeunes sorciers commencent à avoir les hormones qui les titillent furieusement… Harry va devoir gagner la confiance d’un nouveau professeur recruté par Dumbledore et lui faire avouer les secrets qu’il détient sur l’adolescence de Voldemort au sein de Poudlard ; seuls ses secrets enfouis dans le passé permettront de vaincre le Seigneur des Ténèbres…
Sans surprise ce sixième volet lorgne d’avantage vers le monde des adultes que celui de l’innocence enfantine, l’on devine l’imminence du combat final mais l’issue en demeure incertaine, une chose est certaine chaque partie est bien décidé à ne reculer devant aucun sacrifice pour remporter la victoire. Que le film soit plus noir que ses prédécesseurs est logique compte tenu du contexte mais je trouve (et c’est plutôt paradoxal pour un film mettant en scène des sorciers) qu’il manque de magie : pas de bestioles fabuleuses (à part une araignée morte que l’on entrevoit quelques minutes), pas d’affrontements titanesques (les quelques combats présents sont vite expédiés)… Bref le réalisateur a résolument pris le parti de s’intéresser à ce qui se passe dans la tête de ces ados qui grandissent trop vite ; et je conçois que ça puisse surprendre les fans de la première heure (notamment les plus jeunes). Il n’en reste pas moins qu’à la fin du film on brûle d’impatience de connaître la suite (et fin) de cette saga, et tout laisse à supposer que cet ultime chapitre sera encore plus sombre que les précédents… Mais bon va falloir prendre son mal en patience pour connaître le fin mot de l’histoire.

[DVD] Les Passagers

Les PassagersComme vous pourrez le constater à la lecture des prochains posts notre week-end a été des plus pépère en alternant entre DVD et TV. Première séance, samedi après-midi on s’offre avec le film Les Passagers de Rodrigo Garcia.
Après un crash aérien une jeune psychothérapeute (Anne Hathaway) se voit confier la prise en charge d’un groupe de survivants, elle va s’intéresser à un cas plus précisément qui s’obstine à refuser de parler de la catastrophe (Patrick Wilson). La situation va se compliquer quand les déclarations des rescapés contredisent la position officielle de la compagnie aérienne, plus encore quand certains de ses patients semblent disparaitre… Dès lors elle décide de mener l’enquête pour découvrir la vérité.
Je n’avais jamais entendu parler de ce film avant de le prendre en DVD mais l’histoire, légèrement teintée de fantastique, m’avait semblé prometteuse mais au final ça sent un peu (beaucoup) le réchauffé aussi bien dans la façon de traiter le scénario (par l’intermédiaire d’un psy) que dans son ultime rebondissement (qui n’étonnera personne). Ceci dit ce n’est pas un mauvais film c’est juste que ce sentiment de déjà-vu gâche un peu le plaisir (surtout en comparaison de son illustre modèle que je ne citerai pas afin de ne pas en dire trop mais si vous avez vu les deux films vous le reconnaitrez sans mal). Dommage que le réalisateur n’ait pas pris le parti de jouer du début à la fin avec l’idée d’un complot mais là encore il faut avoir un certain savoir faire pour conclure de manière convaincante (et crédible surtout)…
Si vous n’avez pas l’intention de visionner ce film, ou si vous l’avez vu mais ne trouvez pas le titre du film dont il s’inspire largement ou par simple curiosité : voir la fiche Allociné du film en question.

[DVD] Max Payne

Max PayneNotre pause DVD du week-end se fera devant Max Payne, c’est John Moore qui se colle à la réalisation de ce film adapté du jeu vidéo du même nom.
Comme d’hab commençons par un petit détour vers le scénario. Un flic, hanté par l’assassinat de sa famille (Mark Wahlberg), est bien décidé à se venger et à punir les responsables, son périple va l’entrainer dans les bas-fonds d’un New-York ravagé par la drogue tandis qu’une vague de crimes ensanglante la ville. Mais il est loin de se douter de la sinistre vérité qui l’attend…
Certes résumé de la sorte ça peut paraitre à la fois classique et simpliste mais il faut savoir que le film n’a pas la prétention de se proclamer « film d’auteur » on joue assurément dans le registre divertissement et action ; et en la matière le réalisateur maîtrise son sujet et finalement le scénario peut même s’avérer plus riche qu’il n’y parait.
J’avais beaucoup aimé le jeu vidéo à l’époque (2001) alors que généralement je ne suis pas très porté sur les FPS (jeux de tir à la première personne), mais le scénario riche en rebondissements aidait largement à accepter l’aspect bourrin du jeu. Que dire de cette adaptation pour le cinéma ? On pouvait craindre le pire tant les films inspirés de jeux vidéo sont généralement quelconques (Silent Hill, Wing Commander…) pour ne pas dire médiocre (Resident Evil, Doom…) mais parfois aussi on a le droit à de bonnes surprises (Hitman). Finalement Max Payne tire plutôt bien son épingle du jeu, le scénario reste relativement fidèle au jeu même s’il n’en explore pas toutes les facettes (le tout-puissant cartel qui assure la distribution de la drogue est à peine évoqué, idem pour ses relations avec les producteurs), les quelques différences entre le film et son modèle ne nuisent pas à la cohérence de l’ensemble. L’ambiance glauque de la ville est bien rendue et l’action omniprésente renforce le sentiment d’immersion pour ceux qui ont connu le jeu vidéo. Je ne sais pas si la fin non aboutie du film (pour le moment seuls les seconds couteaux responsables du meurtre ont été éliminés mais les commanditaires sont toujours impunis) est volontaire (dans l’attente d’une suite) ou s’il nous faudra nous contenter de ça…
En tout cas une chose est sure les scénaristes en mal d’imagination s’inspirent de plus en plus des jeux vidéos pour nous livrer leurs adaptations sur grand écran à en juger par les films annoncés dans les prochains mois : Prince of Persia, Blood Rayne, Halo… Espérons que la qualité sera au rendez-vous.

[DVD] La Guerre Des Miss

La Guerre Des MissUn dernier post pour la journée et je vous laisse vaquer à vos occupations (par la même occasion je m’en retournerai aux miennes) ; forcément ayant eu un méga coup de flemme après le 31 j’ai pris du retard dans la mise à jour du site ; qui plus est entre le comatage et la chaleur ambiante (on flirtait allégrement avec les 35° ce dimanche) il n’y a pas grand chose d’autre à faire que de rester vautré devant la TV ou le PC ; et c’est donc ainsi que dimanche nous nous sommes offerts une nouvelle pause DVD avec La Guerre Des Miss de Patrice Leconte.
Quand un acteur de seconde zone (Benoît Poelvoorde) revient dans son village natal de Charmoussey c’est pour coacher l’ultime élection de miss avant que les communes de Super Charmoussey et de Charmoussey ne fusionnent au profit de la première (station de ski en plein essor alors que Charmoussey est un village paumé oublié de tous). Il faut dire aussi qu’en 22 ans Super Charmoussey a remporté toutes les élections de miss mais cette fois Charmoussey compte bien prendre sa revanche… Mais ce n’est pas gagné d’avance ! Y’a du boulot !!! Ce retour aux sources est aussi l’occasion pour notre coach de retrouver celle qui fut sa petite amie 17 ans plus tôt (Olivia Bonamy) et la fille de celle-ci (Cynthia Groggia).
Si le film n’est pas appelé à rester dans les annales du cinéma français ce n’est pas non plus la sinistre daube décriée par certaines mauvaises langues ; d’accord Patrice Leconte nous avait habitué à mieux et pour son ultime passage dérrière la caméra (c’est son dernier film selon ses dires) l’on pouvait espérer un coup de maître mais le film, faute d’être inoubliable, reste agréable et divertissant (on sourit et on rit même parfois sans avoir à se forcer) ; un peu de bonne humeur sans trop s’agiter les neurones (la fin est prévisible rien qu’en regardant la jaquette du DVD… sauf que…) ça ne fait pas de mal parfois… N’en déplaise aux amateurs de cinéma d’auteur !

[DVD] L’Age De Glace 3 – Le Temps Des Dinosaures

L'Age De Glace 3Notre première pause DVD de l’année 2010 aura été un programme 100% spécial « pas de prise de tête » avec L’Age De Glace 3 – Le Temps Des Dinosaures, toujours réalisé par Carlos Saldanha. Cette fois nos héros déjantés partent à la découverte d’un monde parallèle au leur, un monde peuplé de dinosaures pas toujours très avenants mais ils sont prêts à défier tous les dangers pour sauver leur ami Sid, d’autant qu’ils pourront compter sur un allié de poids tout aussi allumé qu’eux…
A vrai dire c’est avec une certaine appréhension que j’ai abordé ce film, autant le premier volet était une totale réussite autant le second était décevant car sans grande originalité (à part l’arrivée des 2 opossums qui est une trouvaille géniale) et un peu trop « gamin » (normal me direz vous ce n’est pas vraiment un spectacle pour adultes… oui mais non vous répondrai-je alors, on peut faire un film pour enfants qui plaira aussi à un public adulte qui le verra sous un autre angle… Mais ceci est une autre histoire). Et au final la surprise fut plutôt agréable, la découverte de ce nouveau monde est l’occasion de renouveler le genre, de nouveaux personnages font leur apparition (mention spéciale à Buck la belette aventurière complétement frapadingue qui habite ce monde perdu et traque inlassablement un dinosaure qui y fait régner la terreur) et bien entendu on a encore et toujours le droit aux folles aventures de Scrat l’écureuil qui doit lutter plus que jamais pour conquérir son fameux gland (sauf que cette fois elles s’intègrent mieux dans la trame principale du scénario et l’apparition de Scratina, son alter égo féminin, réserve des scènes d’anthologie). On retrouve toute la fraîcheur du premier volet de la saga mais aussi et heureusement le même humour omniprésent et franchement je peux d’ores et déjà affirmer que ce film regorge de nombreuses scènes qui resteront cultes pour les amateurs de L’Age De Glace.
Alors quid d’un quatrième épisode me direz-vous ? Bien que le projet semble déjà être dans les cartons de la Fox j’aurai tendance à dire qu’une suite ne s’impose pas (au risque de lasser le spectateur) toutefois si ladite suite réussit comme ce troisième film à renouveler le genre (plutôt qu’à surexploiter un filon purement commercial) alors pourquoi pas ? Toutefois je dois reconnaître que les premières rumeurs faisant état d’un scénario (Ice Age – Th4w que l’on pourrait traduire par L’Age De Glace – Le Dégel) confrontant nos héros au monde contemporain me laissent plus que perplexe ; attendons de voir si l’info se confirme et surtout d’en savoir plus avant de juger…

[DVD] Largo Winch

Largo WinchEt me revoilà parmi vous le temps d’une chronique DVD consacrée à Largo Winch, adaptation cinéma de la saga romanesque puis en BD homonyme imaginée par Jean Van Hamme (à qui l’on doit aussi la saga XIII). C’est le réalisateur Jérôme Salle qui relève le défi d’une transposition des premiers volumes de la BD (qui compte actuellement 16 tomes et n’est pas encore terminée) sur grand écran.
Quelques mots sur le scénario pour commencer. Quand le milliardaire et puissant homme d’affaires Nerio Winch est retrouvé mort noyé il laisse comme unique héritier un fils adoptif inconnu de tous : Largo (incarné par Tomer Sisley), jeune aventurier marginal dont l’univers est bien loin des manipulations et magouilles économico-financières. Pourtant quand il découvrira que son père a été victime d’un meurtre il décide non seulement de relever le défi de lui succéder à la tête du Groupe W mais aussi et surtout de découvrir la vérité sur les circonstances de sa mort… Reste à savoir sur quels alliés il peut compter (même parmi les plus improbables), quels sont ses ennemis et jusqu’où sont ils prêts à aller pour mettre la main sur le Groupe W.
Si l’adaptation n’est pas une copie conforme de la BD elle est réactualisée afin de coller à l’époque actuelle (le premier tome de la BD est sorti en 1990) et reste plus que satisfaisante. Le scénario est plein de surprises et de rebondissements, les acteurs sont convaincants et l’ensemble est parfaitement maîtrisé. Au final on obtient un genre à part avec un film d’aventure sur fond d’intrigues économico-financières.
Il semblerait qu’une suite soit déjà en chantier (sortie prévue pour 2010) même si elle ne s’impose pas (le film se termine sur un final bien bouclé) l’univers de la BD est suffisamment riche pour permettre d’y puiser l’inspiration, si elle est aussi réussie que ce premier opus on ne s’en plaindra pas mais l’on vous attend au tournant Monsieur Winch… Ne nous décevez pas !

Bon cette fois à priori j’vous donne rendez-vous l’année prochaine, à moins que d’ici là nous décidions de nous offrir d’autres séances DVD, il en va en effet des films comme des bouquins, j’ai un stock d’avance à épuiser…

[DVD] Appaloosa

AppaloosaDimanche en début d’après-midi nous nous sommes offerts une pause DVD (l’occasion pour moi de me déscotcher du PC et de Dragon Age) avec le film Appaloosa, un western réalisé par Ed Harris ; il occupe aussi le rôle principal mais est en plus scénariste et producteur… autant dire que c’est véritablement SON bébé (il est tombé sous le charme du roman et a décidé de l’adapter sans contraintes).
Certes l’idée de base peut paraître assez « simple » : un marshall (Ed Harris donc) et son adjoint (Viggo Mortensen) débarquent dans la petite ville d’Appaloosa après le meurtre du précédent marshall et de ses deux associés. Ils coincent rapidement le responsable, un riche et influent propriétaire terrien (Jeremy Irons) qu’ils doivent escorter jusqu’à la ville où il sera pendu… Mais bien entendu rien ne va se dérouler comme prévu.
Mais il serait dommage de passer son chemin au vu de cette apparente simplicité, le film réserve quelques surprises qui lui confèrent une certaine originalité. On peut notamment citer le principal personnage féminin (incarné par Renée Zellwegger) ; un rôle central mais plein d’ambiguïtés (plus d’une fois c’est elle qui fera pencher la balance dans un sens ou dans l’autre). Mais c’est surtout le contraste et les échanges entre le marshall, cowboy pur jus (pour ne pas dire rustique) et son adjoint plus raffiné et cultivé qui constitue l’un des points forts du film. Ajoutez y un méchant aussi raffiné qu’impitoyable et vous aurez tous les ingrédients d’un bon film. Sans révolutionner le genre il mérite le détour, et puis les westerns se font rares de nos jours (par contre je constate que parmi les derniers westerns sortis la plupart sont de belles réussites).
Vu la longue carrière d’Ed Harris je ne voudrais pas me montrer trop affirmatif en disant qu’il fait là ses premiers pas dans le western aussi je me contenterai de dire que ce n’est pas un genre auquel il nous a habitué mais qu’il y est parfaitement à l’aise, aussi bien devant que derrière la caméra. Une bonne raison de plus pour voir ce film qui finalement tire son épingle du jeu et se hisse sur les plus hautes marches du western contemporain.

[DVD] Safari

SafariPour notre petite pause DVD du week-end nous avons opté pour le film Safari, une comédie réalisée par Olivier Baroux (du duo Kad et Olivier). Et bien entendu il confie le rôle principal de son film à son complice de toutes les déconnades : Kad Merad (un acteur certes devenu « bankable » depuis le succès phénoménal de Bienvenue Chez Les Ch’tis mais qui n’a pas pris la grosse tête pour autant et n’a jamais renié ce qu’il a été).
Petit détour par le scénario en passant. Pour rembourser une dette de jeu et sauver son ami un guide touristique doit, sous couvert d’un safari, procéder à un échange de marchandises. Il se retrouve donc avec six touristes et un homme de main de son créancier chargé de veiller que tout se passe comme prévu. Sauf que le guide en question n’a jamais mis les pieds dans la brousse et a une peur panique des animaux sauvages. Toutefois il compte bien faire le maximum pour sauver son ami et assurer la sécurité de « ses » touristes…
Sans surprise avec le duo Kad et Olivier on a le droit à une comédie complétement déjantée qui s’inscrit parfaitement dans la lignée de leurs précédentes prestations ensemble (Mais Qui A Tué Pamela Rose ? ou encore Un Ticket Pour L’espace). Certes il faut apprécier un humour plutôt décalé mais franchement c’est un pur bonheur grâce notamment à une belle brochette de seconds rôles (le groupe de touristes dans lequel chacun semble cacher un secret est génial) et à quelques apparitions remarquées dont Yannick Noah en chef de village africain et Omar Sy (du duo Omar et Fred) en chef de guerre québéco-africain.
Bon maintenant c’est clair que ce n’est pas le genre de film qui restera dans les annales du cinéma mais au moins il réussit le pari de nous faire rire et de nous divertir ; ce qui somme toute n’est pas si mal pour une comédie qui mise sur l’absurde pour nous détendre les zygomatiques…

[DVD] Gran Torino

Gran TorinoDimanche changement de registre pour notre pause DVD puisque nous optons pour Gran Torino, de et avec Clint Eastwood.
Quelques mots sur le scénario pour commencer. Un vétéran de la guerre de Corée vit seul avec son chien depuis la mort de sa femme, tourmenté par son passé militaire il est du genre aigri ; sa seule passion est de bichonner sa Gran Torino de 1972. Bien qu’il ne supporte pas ses voisins asiatiques il va pourtant intervenir afin sauver le jeune fils des mains d’un gang. Dès lors la famille va le considérer comme un héros et peu à peu il va s’attacher à cette famille jusqu’alors méprisée ; notamment au jeune garçon qu’il prend sous son aile et à sa soeur qui lui sert d’interprète avec le reste de la famille… Mais la menace du gang plane encore sur cette famille et il compte bien tout mettre en oeuvre pour les protéger.
Je pourrai me contenter de dire que c’est du Eastwood et même un grand Eastwood aussi bien en tant que réalisateur que comme acteur mais ce serait encore en deçà de la vérité. A 79 ans ce brave Clint ne peux plus brandir le .44 Magnum cher à l’inspecteur Harry et défourailler tout ce qui osera se mettre sur son passage, ce ne serait guère crédible ; au lieu de ça il joue sur la dimension humaine de ses personnages qui de prime abord pourrait être détestable (à grand renfort de répliques cinglantes, grognements et mimiques) dans le cas présent mais dissimule ses propres souffrances derrière sa rudesse. Finalement en fréquentant ces immigrés Hmong il trouvera une famille d’adoption plus chaleureuse que sa propre famille intéressée uniquement par la succession. Mention spéciale aussi aux jeunes acteurs qui incarnent ses protégés auprès de qui il apprendra à voir le monde autrement, Bee Vang qui incarne Tao (jeune garçon un peu perdu dans un monde qu’il ne comprend pas et en quête d’identité) et Ahney Her qui joue le rôle de Sue, sa soeur (jeune fille pétillante et pleine de vie mais insouciante partagée entre deux cultures).

[DVD] Le Jour Où La Terre S’arrêta

Le Jour Où La Terre S'arrêtaSamedi nous nous sommes offert une pause DVD devant le film Le Jour Où La Terre S’arrêta remake de Scott Derrickson d’un classique de la science-fiction réalisé initialement par Robert Wise.
Pour le pitch un vaisseau extra-terrestre se pose en plein Central Park, un occupant d’apparence humaine (Keanu Reeves) et un robot en sortent. L’humanoïde est blessé par un tir « accidentel » et évacué afin d’être soigné tandis que le robot reste planté devant le vaisseau afin de le protéger. Une scientifique (Jennifer Connelly) parvient à nouer le contact avec lui et découvre rapidement qu’il est là pour sauver la Terre… Ce qui n’implique pas forcément de sauver les humains, responsables de la lente agonie de la planète…
Rien à redire sur les effets spéciaux parfaitement maîtrisés, ni sur le scénario qui tient la route ainsi que les acteurs (mention spéciale à Keanu Reeves qui joue d’une froideur remarquable au cours de la première partie du film). Bref globalement le film est une totale réussite, à la fois un grand spectacle agréable à suivre et une réflexion sur les tendances autodestructrices de l’humanité. De ce point de vue le réalisateur n’est pas tendre avec notre espèce et notamment avec les américains qui sont, une fois de plus, montrés comme le gendarme du monde garant de l’ordre mondial mais aussi et surtout comme des adeptes du « tirer d’abord, discuter après » (dès l’arrivée du vaisseau ils mettent en place un comité d’accueil fortement militarisé et à peine l’extra-terrestre sorti un coup de feu est tiré contre lui)… Mais bon rassurez-vous il y a une lueur d’espoir, dans le film certains finissent par comprendre leurs erreurs et c’est peut être le début d’une nouvelle ère qui s’annonce… Mais ce n’est qu’une fiction bien loin des enjeux économiques et politiques du monde réel ; sur ce coup j’suis nettement moins optimiste que le réalisateur, non seulement on ne fait que précipiter notre perte mais je doute fort qu’un extra-terrestre vienne un jour nous avertir que l’on scie gaiement la branche sur laquelle on est assis.