[DVD] Démineurs

DémineursNe changeons pas les bonnes habitudes, profitant du pont de l’Ascension nous nous sommes offert une petite pause DVD avec le film Démineurs, réalisé par Kathryn Bigelow.
L’on y suit une équipe de démineurs de l’armée américaine (Jeremy Renner, Anthony Mackie et Brian Geraghty) au coeur du conflit irakien. Trois personnalités différentes qui, sur le terrain, doivent faire preuve d’un sang froid à toute épreuve, mais n’en sont pas moins des hommes, avec leurs forces et leurs faiblesses, tout ça dans dans un cadre qui leur est fortement hostile…
Grand gagnant des Oscars 2010 face à Avatar avec 6 statuettes remportées dont les plus prestigieuses : oscar du meilleur film et Oscar du meilleur réalisateur, réalisatrice en l’occurrence ; par contre aucun Golden Globe malgré trois nominations (à chacun son jour de gloire, c’est Avatar de James Cameron qui dominera largement la cérémonie). Autant dire que ce film avait de quoi titiller ma curiosité de cinéphile… Et je suis resté sur le cul !
Sans oublier le côté spectaculaire c’est surtout le réalisme qui frappe, ici pas de soldats invincibles mais juste des hommes qui portent chacun un regard différent sur la vie et sur la guerre avec son lot de questions et de doutes… Sans être forcément nerveux le montage entretient un suspense et une tension à couper le souffle (quasiment au sens propre, par moment j’oubliais de respirer tellement j’étais dans le film).
Vous l’aurez compris j’ai été conquis par ce film qui repose exclusivement sur son trio d’interprètes principaux, pas vraiment des superstars hollywoodiennes mais convaincants au possible et servis par un scénario en béton armé !
Il faut croire que les conflits en Afghanistan et en Irak inspirent les réalisateurs qui portent un regard plus humain sur la guerre, loin du patriotisme exacerbé et du GI indestructible qui vient sauver le monde. Le ton a été donné par Jarhead (Sam Mendes) suivi par Redacted (Brian De Palma) et aujourd’hui Kathryn Bigelow n’a pas à rougir de ses Démineurs ; à noter que même la TV est inspirée par la Guerre du Golfe avec l’excellente série Over There. Un nouveau regard sans doute pas étranger au phénomène 11 septembre 2001 quand les américains ont enfin compris qu’ils n’étaient pas intouchables…

[DVD] Terminator Renaissance

Terminator RenaissanceDimanche on reste dans le blockbuster d’anticipation avec Terminator Renaissance, quatrième volet de la saga, réalisé cette fois par McG (si, si c’est son nom).
En 2018 alors que la guerre entre les machines et les humains fait rage depuis 14 ans, John Connor (Christian Bale), leader charismatique de la Résistance mais pas encore chef de guerre, prend la tête de ce qui pourrait bien être l’ultime assaut contre Skynet. Parallèlement Marcus (Sam Worthington) exécuté en 2003 émerge des ruines du laboratoires où son corps était conservé et ne tarde pas à rencontrer Kyle Reese (le père de John Connor, encore adolescent puisqu’il ne sera envoyé protéger Sarah Connor qu’en 2029)… Le destin des trois hommes est étroitement lié alors que la menace de Skynet s’étend.
Rappel des épisodes précédents :
Terminator (1984 – James Cameron) : en 2029 Skynet envoie un cyborg dans le passé, en 1984, afin d’éliminer Sarah Connor, la mère du futur leader de la Résistance. De leur côté les humains envoient Kyle Reese afin de la protéger.
Terminator 2 (1991 – James Cameron) : 1994, un cyborg envoyé par Skynet est chargé d’éliminer John Connor alors adolescent ; les humains envoient un Terminator ancienne génération afin de le protéger.
Terminator 3 (2003 – Jonathan Mostow) : 2004, à défaut d’avoir réussi à neutraliser John Connor, Skynet envoie leur dernier modèle de Terminator éliminer tous les futurs leaders de la Résistance ainsi que la future femme de Connor. De leur côté John et sa future épouse, aidé de leur propre Terminator décident de détruire Skynet.

Ce quatrième volet fait donc office de préquel à la saga, la grande question était de savoir ce que donnerait la franchise Terminator sans son interprète phare : Arnold Schwarzenegger (déjà avec le 3 sans James Cameron à la réalisation la différence se faisait sentir). Et d’un point de vue plus global de l’opportunité de réaliser cette préquel…
En effet si le film reste un divertissement plutôt réussi avec des effets spéciaux irréprochables il manque un petit quelque chose pour que la sauce prenne vraiment ; sans doute l’absence de repère dans le monde actuel (même si à la fin du troisième film les plans de Skynet n’ont pu être détournés). Le film se veut le point de départ d’une nouvelle trilogie (d’où le sous-titre Renaissance) se déroulant dans le futur, au coeur du conflit entre les humains et les machines… Là encore je trouve que le concept n’apporte pas grand chose à la franchise…
Bonne nouvelle par contre : 2012 ne marquera pas la fin de l’humanité… Mais bon la vision « cameronesque » de l’avenir n’est guère plus réjouissante pour les survivants.

[DVD] 2012

2012Encore un week-end placé sous le signe des blockbuster Made in Hollywood au niveau des DVD que nous avons visionnés. En effet nous avons commencé par 2012, réalisé par l’expert en cataclysmes (Le Jour D’Après) et autre apocalypse en tout genre (Independance Day ou Godzilla) Roland Emmerich.
Cette fois c’est une violente éruption solaire qui provoque une déstabilisation de l’écorce terrestre accompagnée d’une série de catastrophes naturelles qui pourraient bien signer l’arrêt de mort de l’humanité tout entière. C’est dans ce contexte un tantinet agité qu’un homme (John Cusack) va faire tout son possible pour sauver les siens et rejoindre des survivants triés sur le volet (de par leur importance pour la survie de l’humanité ou simplement de par leur aptitude à se payer le voyage) par les autorités…
Comme je l’ai mentionné au début de ce post en matière de catastrophe le gars en connaît un rayon et de fait il n’y a rien à redire aux effets spéciaux qui sont spectaculaires et font oublier un scénario sans grande originalité, heureusement servis par des acteurs tous plus convaincants les uns que les autres. Bref sans révolutionner le genre ça reste un film catastrophe qui se hisse sans peine au-dessus de la moyenne du genre.
A en croire le calendrier Maya le monde, tel que nous le connaissons est appelé à disparaître le 21 décembre 2012  ; apocalypse ou début d’une nouvelle ère ? La question reste posée tout comme le facteur à l’origine de cette « fin du monde » reste à déterminer. Pour ma part je préfère en rire qu’en pleurer, je suis plus que sceptique sur l’une ou l’autre des options dans un aussi court laps de temps… Mais bon je ne suis pas un expert, juste un éternel optimiste épicurien. Et surtout il faudrait plus que ça pour me pourrir la fête de mon quarante-cinquième anniversaire (le 21-12-2012) !
Pour les plus curieux je vous invite à télécharger le documentaire réalisé par France 4 et présenté par Eric Laugérias, 2012 – La Conspiration De L’Apocalypse (la chose est dispo sur Youtube ou via les plateformes de téléchargement les plus répandues). Le gars se contente d’énumérer les diverses hypothèses, scientifiques, spirituelles ou humaines pouvant corroborer la théorie Maya ; il ne porte aucun jugement sur les théories abordées, laissant des experts (plus ou moins crédibles selon le ressenti de chacun) justifier leur point de vue… A éviter toutefois si vous êtes du genre conspirationniste sinon ça va vous pourrir les 30 prochains mois !

[DVD] Avatar

AvatarPour notre pause DVD du week-end nous avons fait dans la valeur sure avec Avatar de James Cameron.
Sur Pandora un marine infirme (Sam Worthington) participe au projet Avatar, en prenant à distance le contrôle d’un être hybride entre humain et Na’vi (le peuple autochtone de Pandora) afin d’essayer de gagner la confiance d’un puissant clan Na’vi. Pour y parvenir il va devoir passer par les différentes étapes d’une initiation qui fera de lui un véritable Na’vi. Si sa mission initiale était d’infiltrer le clan il va progressivement apprendre à voir la vie à travers la façon d’être et de penser des Na’vi, victimes colonisées par les humains qui n’hésitent pas à détruire la nature pour exploiter un précieux minerai… Quitte à tuer la planète et ses habitants.
Comme je vous le disais dans ma chronique consacrée à District 9 les deux films présentent l’humain comme l’ennemi mais la comparaison s’arrête là. Pour des raisons budgétaires déjà, quand District 9 affiche un modeste budget de 30 millions de dollars, Avatar est à ce jour le film le plus cher jamais réalisé avec un budget record de plus de 500 millions ! Et forcément la différence se voit à l’écran… Si les deux films sont politiquement engagés Avatar est avant tout une fable écologique et pour nous faire prendre conscience de cet environnement cher aux Na’vi c’est un peuple, une faune et une flore qui ont été imaginées par les équipes techniques du film et le résultant est tout simplement bluffant on prend une véritable claque visuelle en découvrant Pandora.
Mais rassurez vous Avatar n’est pas simplement beau (pour ne pas dire magnifique) il est aussi parfaitement réussi, émotion, action, humour et effets spéciaux cohabitent et sont parfaitement dosés pour que le message passe. Certes on pourrait reprocher l’aspect un peu clichés des militaires bourrins lobotomisés et des industriels véreux qui ne pensent qu’au fric face à des Na’vi qui ne demandent qu’à vivre en harmonie avec leur environnement mais au final le message n’est pas aussi simpliste qu’il n’y paraît. Enfin difficile de passée à côté de la bande son signée James Horner (un des grands noms de la musique de film) qui colle parfaitement à l’image et au scénario.
Bref c’est encore un coup de maître réussi par James Cameron qui pulvérise le record jusqu’alors détenu par Titanic (son précédent film) en terme de box office mondial (avant sa sortie en DVD Avatar a déjà été largement amorti avec plus de 2.6 milliards de recettes). Succès public, succès critique aussi mais finalement assez peu de récompenses obtenues (pour la petite histoire le grand gagnant des Oscars 2010 est le film Démineurs réalisé par Kathryn Bigelow qui est aussi l’ex-épouse de Cameron).
D’ores et déjà James Cameron a annoncé que le projet Avatar serait une trilogie, le second volet, annoncé pour 2011, devrait nous faire découvrir le monde aquatique de Pandora alors que le troisième s’intéresserait à l’ensemble du système Alpha Centauri AB. J’espère juste que les prochains films seront tout aussi réussi que celui-ci mais venant de Cameron je ne fais guère de soucis sur ce point, le type a une nette tendance à transformer en or tout ce qu’il touche…

[DVD] District 9

District 9Après un bilan en demi-teinte face à un présumé blockbuster place à une production plus modeste qui fit pourtant frémir le box-office, dimanche nous avons en effet opté pour District 9, premier film du réalisateur sud-africain Neill Blomkamp.
Suite à un problème technique des extra-terrestres sont accueillis sur Terre mais parqués dans un ghetto de la banlieue de Johannesburg, le fameux District 9. Après 30 ans de cohabitation pas toujours cordiale avec les humains il est décidé de les expulser vers un ghetto encore plus pourri. Opération de routine pour le responsable chargé de superviser les opérations (Sharlto Copley) avec soutien militaire, juste au cas où. Mais les choses se compliquent quand il est infecté par une substance alien qui l’entraine inéluctablement vers une mutation extra-terrestre. Ses alliés d’antan deviennent ses ennemis, propageant de fausses rumeurs afin de le discréditer et de justifier la traque dont il fait l’objet. Quand il parvient à prendre la fuite il devient, pour tous, l’homme à abattre ; traqué par l’armée il n’aura d’autres choix que de se réfugier dans le District 9 et y trouver des alliés inattendus…
Le film commence comme un énième vrai faux-documentaire avec des extraits de reportages et des interviews… Soupir las et désabusé… Pfft encore… Mais heureusement ça ne dure qu’un temps, dès que les choses sérieuses commencent on se retrouve face à un « vrai » film. Le projet du jeune réalisateur a su séduire Peter Jackson (réalisateur notamment de la cultissime trilogie Le Seigneur Des Anneaux) qui endosse la casquette de producteur, lui donnant ainsi l’occasion (et les moyens) de réaliser son rêve. Et le moins que l’on puisse dire c’est que l’essai a été brillamment transformé… Et largement rentabilisé !
Sous couvert de science-fiction le film n’en reste pas moins un plaidoyer pour la tolérance, plaidoyer dans lequel nous, les humains avons le mauvais rôle et les aliens sont nos victimes (un concept qui n’est pas sans rappeler Avatar de James Cameron). Que le film se situe en Afrique du Sud n’a rien d’un hasard ou d’un concours de circonstances, la situation décrite fait clairement penser à l’apartheid et au racisme latent voire à la xénophobie pure et dure… Si dans la première partie du film le personnage principal est une véritable tête à claques multipliant les bourdes (pour ne pas dire les clichés du beauf basique), face à sa mutation, il va devoir apprendre à ouvrir les yeux et à voir les choses autrement.
Le succès a été au rendez-vous aussi bien de la part de la critique que du public, à croire que tout le monde est tombé sous le charme de cet OVNI cinématographique et franchement il y a de quoi succomber. Original et plein de fraîcheur malgré un scénario dramatique ce film souffle un vent de renouveau sur un genre qui avait une nette tendance à se reposer sur ses lauriers, un peu de sang neuf qui n’est pas pour déplaire. D’autant que tout est parfaitement maîtrisé, du jeu des acteurs (pour la plupart inconnus) à l’image volontairement brute sans oublier la clé de voute de la SF : les effets spéciaux, qui sont présents mais pas omniprésents, ils viennent enrichir le contenu et non masquer des faiblesses scénaristiques.
Bref j’ai été conquis par la chose, une suite est d’ores et déjà annoncée et franchement ce n’est pas juste histoire de surfer sur le succès, il reste en effet beaucoup de questions en suspens après le clap de fin. District 9 nous a mis l’eau à la bouche, espérons que District 10 nous comblera tout autant, voire plus…

[DVD] Clones

ClonesAprès un week-end cinéphile Made in France retour à Hollywwod pour nos pauses DVD du week-end et du 100% science-fiction même si les deux films sont diamétralement opposés comme vous pourrez le constater. On commence par du pur produit hollywoodien avec Clones de Jonathan Mostow (réalisateur entre autres de Terminator 3).
Commençons, comme d’hab, par un rapide coup d’oeil sur le scénario. Dans un futur plus ou moins proche les humains ont pris l’habitude de vivre leur vie par le biais de clones de substitution qui se livrent aux tâches du quotidien à la place de leurs propriétaires avachis dans des fauteuils de stimulation. Tout pourrait ainsi aller pour le mieux jusqu’au jour ou une attaque contre un clone semble aussi être responsable de la mort de son propriétaire. Un agent du FBI (Bruce Willis) se lance sur la piste de l’assassin mais va rapidement être contraint de mener l’enquête sans son clone afin de dépêtrer le virtuel du réel et de déjouer un complot de grande envergure…
Vous l’aurez compris pour la énième fois Bruce Willis endosse le costume du sauveur de l’humanité, heureusement c’est un rôle dans lequel il se débrouille plutôt bien. C’est d’ailleurs ce qui sauve le film car en dehors de ça il a un arrière goût de déjà vu très prononcé ; en fait il prend plusieurs éléments de divers films (I, Robot, A l’aube Du Sixième Jour…) et les mixe sans grande originalité. Non seulement le scénario manque d’originalité mais, histoire d’enfoncer le clou, il est sans réelle surprise ; dommage car le thème principal, à savoir la substitution de l’humain par la machine, aurait mérité un traitement plus approfondi mais là il n’est que survolé (pour ne pas dire effleuré).
Contrairement aux apparences je ne suis pas en train de vous dire que le film est une sinistre daube, loin s’en faut même, c’est juste qu’on aurait aimé un peu plus de piment et de profondeur. Au final c’est juste une énième grosse production comme Hollywood sait les faire, du grand spectacle certes, mais sans réelle saveur… Peut être que cette fadeur est liée au label Disney qui a voulu s’essayer à un film plus adulte qu’à l’accoutumée, hmouais pas franchement convaincant dans ce cas votre coup d’essai les gars ; vaut mieux que chacun reste dans son registre de prédilection… Pas mal mais peut mieux faire et surtout aurait pu être tellement mieux ; tel est mon sentiment général à la fin du film, et croyez moi c’est plutôt frustrant comme impression. D’où cette critique plutôt mitigée…

[DVD] Micmacs A Tire-Larigot

Micmacs A Tire-LarigotChronique tardive de notre seconde pause DVD du week-end dernier mais à ma décharge je dirai qu’actuellement j’ai un emploi du temps professionnel franchement lourd ; entre les études urgentes à boucler avant mon départ en congés et la démission surprise d’un collègue je ne sais plus trop où donner de la tête. Du coup quand je rentre la motivation n’est pas vraiment au rendez-vous pour rédiger mes posts…
Mais revenons à nos moutons, si nous sommes restés dans le cinéma français nous avons toutefois radicalement changé de registre puisque c’est le film de Jean-Pierre Jeunet, Micmacs A Tire-Larigot qui sera au programme de ce dimanche en attendant nos deux épisodes hebdomadaires de  Desperate Housewives.
Bazil (Dany Boon) n’a pas de bol avec les armes, non seulement son père est tué par une mine entraînant sa mère dans une profonde dépression mais quelques années c’est lui qui se prend une balle perdue en pleine tête. S’il survit miraculeusement à l’accident il se retrouve licencié et à la rue avant d’être « adopté » par une troupe de chiffonniers. Le hasard faisant bien les choses il se retrouve un jour face aux fabricants d’armes responsables de ses déboires (qui, encore un heureux coup du sort, sont face à face dans la même rue). Les industriels refusant d’admettre une quelconque responsabilité (et donc une éventuelle compensation) Bazil et ses nouveaux amis décident de se venger de ces marchands de mort…
Moins narratif qu’Amélie Poulain on retrouve la « griffe Jeunet » dans l’univers visuel d’une incroyable richesse et un tantinet déjanté  (l’exemple le plus flagrant étant l’antre des chiffonniers). Histoire de coller à ce visuel le scénario est lui aussi plein de surprises et abracadabrant mais l’idée n’est pas de nous faire un Lord Of War made in France mais plutôt de nous offrir un divertissement à la David contre Goliath plein d’imagination.
Pari réussi au final à condition de ne pas perdre de vue la dimension divertissante du spectacle, on sourit et l’on rit même face aux trésors d’imagination que vont déployer la petite troupe de chiffonniers pour liguer les fabricants d’armes l’un contre l’autre. Sans oublier bien entendu la fabuleuse galerie de portraits que propose la joyeuse troupe de chiffonniers (menée par Jean-Pierre Marielle et Yolande Moreau).

[DVD] Un Prophète

Un ProphètePour notre première pause DVD du week-end nous opterons pour le film Un Prophète de Jacques Audiard ; vu l’accueil enthousiaste qu’il a reçu, aussi bien de la part du public que de la critique, il m’était impossible de passer à côté et donc de me faire ma propre opinion de la chose.
A première un scénario somme toute assez classique. Un jeune délinquant maghrébin (Tahar Rahim) est expédié en Centrale pour y purger une peine de 6 ans. Après avoir fait ses preuves auprès d’un caïd de la pègre corse (Niels Arestrup) il est pris sous son aile, en échange de menus services il bénéficie de la protection du clan. Fort du conseil d’un co-détenu (et future victime) il est bien déterminé à faire en sorte de sortir de taule moins con qu’en y entrant, non seulement il va apprendre à lire et écrire mais en plus il va apprendre le corse histoire de comprendre ce que manigancent ses « protecteurs ». Sous des apparences de détenu modèle il est déterminé à ne pas rester le larbin des corses et à se faire une place au soleil, quitte à jouer dangereusement sur plusieurs tableaux à la fois…
Pour tout vous dire ce film fait l’effet d’une claque en pleine gueule qui vous laisse sur le cul ! Tout est parfaitement maîtrisé, le scénario, les acteurs (outre les personnages principaux on croise de nombreux rôles secondaires tous parfaitement travaillés et crédibles), l’image… Franchement on frôle la perfection, ses 9 César (parmi les plus prestigieux) et sa palme d’or à Cannes (entre autres récompenses) sont amplement mérités je n’hésiterai même pas à affirmer que s’il est passé à côté de l’Oscar du meilleur film étranger c’est, à mon avis, parce qu’il fait trop « américain » justement. En effet il n’a pas à rougir face aux films carcéraux à gros budget Made in Hollywood ; au contraire sa place est bel et bien aux côtés des plus grands du genre (Papillon, Midnight Express, Les Evadés, L’évadé D’Alcatraz… Et j’en oublie sûrement plein d’autres).
Certes c’est un film noir et violent mais d’un autre côté la prison ne ressemble pas franchement au pays des bisounours, l’univers carcéral y est dépeint avec beaucoup de réalisme (violence omniprésente, corruption), sans concession et pour y survivre il faut bien souvent se montrer impitoyable et c’est exactement ce que fait ce gamin qui cherche avant tout à s’en sortir la tête haute, quel que soit le prix à payer. Le film nous prend aux tripes comme rarement un film français a su le faire. Je le dis et le redis haut et fort Un Prophète est un véritable chef d’oeuvre du cinéma français, incontestablement un futur film culte qui fera référence dans les annales du cinéma. Jacques Audiard confiait que c’est là son « plus gros film » et bien qu’il se rassure le résultat est au-delà de toutes attentes, il peut être fier de son bébé…

[DVD] Arthur Et La Vengeance De Maltazard

Arthur Et La Vengeance De MaltazardChronique un peu tardive sur notre pause DVD du week-end mais en ce moment j’ai un emploi du temps quelque peu chargé… Nous avons donc opté pour Arthur Et La Vengeance De Maltazard, second volet des aventures du jeune Arthur et de ses amis les Minimoys face au terrible Matazard avec, bien entendu, toujours Luc Besson aux commandes.
Alors qu’il est vacances chez ses grands parents, Arthur (Freddie Highmore), reçoit un appel de détresse des Minimoys ; mais rien ne se passe comme prévu, tout semble se liguer contre lui pour l’empêcher de voler au secours de ses amis… Quand enfin il arrive à rejoindre leur monde nul ne semble au courant d’un quelconque appel au secours, pire encore la princesse Selenia est introuvable… Serait-ce elle qui a envoyé ce message de détresse ? S’agirait-il d’un piège ? Si tel est le cas qui en serait le responsable ? Et pourquoi ?
Autant que vous le sachiez tout de suite ce second film se contente de répondre à ces quelques questions (réponses que l’on devine sans trop de mal) et à poser le décor en vue de l’ultime opus de la trilogie… Et donc forcément à la fin du film vous resterez obligatoirement sur votre faim, le générique de fin apparaissant alors que les choses sérieuses allaient commencer. Luc Besson justifie se choix en rappelant que son film s’adresse avant tout à un public jeune et qu’un spectacle de plus de 3 heures n’était pas adapté à ce style de public… Moyennant quoi il faut bien reconnaitre qu’il n’a pas forcément tort sur ce point… N’empêche que pour le public moins jeune l’attente va être longue ! Rien à voir toutefois avec les 3 ans qui ont séparé le premier film de sa suite ; la sortie ciné du troisième et dernier opus, Arthur Et La Guerre Des Deux Mondes est en effet annoncée pour le mois d’octobre.
Hormis cette légère contrariété temporelle il n’y rien à redire, Luc Besson maîtrise parfaitement son sujet et l’on se laisse bercer par l’histoire, même si elle est beaucoup moins rythmée que dans le précédent film (et certainement moins encore que dans le suivant). Le rendu 3D du monde des Minimoys est irréprochable aussi bien dans les décors que dans les personnages, l’humour est omniprésent… Bref la magie opère encore même si l’effet de surprise n’est plus vraiment au rendez-vous.

[DVD] Twilight – Chapitre 2 : Tentation

Twilight - Chapitre 2Pour notre pause DVD du week-end nous avons fait dans la valeur sure avec Twilight – Chapitre 2 : Tentation réalisé cette fois par Chris Weitz qui s’est déjà frotté avec succès au fantastique puisqu’on lui doit A La Croisée Des Mondes – La Boussole D’or.
On retrouve donc le couple Bella (Kristen Stewart) et Edward (Robert Pattinson) plus amoureux que jamais et pourtant le jeune vampire décide de quitter sa dulcinée. Désespérée elle n’hésitera pas à se mettre en danger en espérant qu’il intervienne pour la protéger ; mais elle se rapprochera aussi de son ami Jacob (Taylor Lautner), découvrant par la même occasion qu’il appartient en fait au clan des loups-garous, ennemis jurés des vampires. C’est lui et les siens qui veilleront sur la jeune femme, d’autant que les autres vampires n’ont pas renoncé à l’idée de se venger, la meilleure façon de briser Edward étant de s’en prendre à celle qu’il aime…
Le décor étant planté et les personnages connus on entre directement dans le feu de l’action, et justement ce second opus joue d’avantage la carte de l’action, la romance restant en toile de fond et pour cause les deux amants sont séparés pendant la majeure partie du film. En fait même les deux amants sont quelque peu relégués au second plan, le véritable personnage central étant Jacob que l’on découvre (même si l’on se doutait déjà lors du premier film qu’il était un loup garou).
Outre les loups garous le film introduit aussi d’autres personnages nouveaux, le clan des Volturi, sorte de vampires royaux extrêmement puissants. S’ils ne font qu’une brève (mais remarquée) apparition dans ce second volet tout laisse à supposer qu’ils auront un rôle grandissant à l’avenir, reste à savoir de quel côté ils se rangeront…
Bref le film reprend les ingrédients qui ont fait le succès du premier et la recette fonctionne à nouveau avec un rythme plus soutenu… Par contre le temps risque de paraitre long dans l’attente du troisième opus ! Peut être que d’ici là j’aurai enfin attaqué les romans (ils font partie des nombreuses lectures que j’ai en attente).