[DVD] Very Bad Trip

Very Bad TripComme je ne bossais pas vendredi après-midi nous avons poursuivi sur notre lancée DVDphage avec la comédie Very Bad Trip réalisée par Todd Phillips.
Pour fêter l’enterrement de vie de garçon d’un des leurs autre amis (Bradley Cooper, Ed Helms , Zach Galifianakis et Justin Bartha) décident de s’offrir une virée à Las Vegas. Au lendemain d’une soirée (trop) arrosée ils se réveillent dans une chambre d’hôtel ravagée, un tigre squatte la salle de bain, un bébé traîne dans une armoire et pour couronner le tout le futur marié est porté disparu ! Comme ils ne se souviennent de rien ils vont devoir rassembler les indices pour reconstituer leur folle soirée et retrouver leur pote avant la cérémonie…
Ca faisait un bail que je cherchais à me procurer ce film l’ayant raté au moment de sa sortie et franchement je ne regrette pas mon achat. Adeptes du raffinement et du politiquement correct passez votre chemin ; on est face à du lourd, du vulgaire et de la comédie bien grasse complétement déjantée et j’adore !!! Je me suis régalé du début à la fin et j’ai ri de bon coeur du périple improbable de cette bande de copains alcoolisés.
A la base on pourrait presque le qualifier de « film sans prétention », un réalisateur plutôt discret (son seul véritable « carton » avant Very Bad Trip étant le médiocre Starsky & Hutch), un casting sans véritable tête d’affiche et un budget modeste mais cela ne l’a pas empêché de conquérir la critique et le public avec son humour décalé.
Un film qui n’est pas sans rappeler un autre au titre d’ailleurs assez proche, Very Bad Things de Peter Berg, l’humour noir en moins. Si je suis un inconditionnel de la french touch comique il n’en reste pas moins que j’apprécie aussi ce genre de comédie que seuls les américains semblent maîtriser (à moins qu’ils ne soient tout simplement les seuls à oser). C’est du tout bon et on en redemande ! Je ne dois pas être le seul dans ce cas puisque qu’une suite est déjà en chantier avec le même réalisateur aux commandes et le même casting (cette fois c’est la Thaïlande qui sera le théâtre de leurs délires)…

[DVD] Adèle Blanc-Sec

Adèle Blanc-SecTant que le lecteur DVD semble d’humeur conciliante et que les programmes TV ne sont guère reluisants on en profite pour piocher allégrement dans le stock de films à voir. Hier soir ce sont donc Les Aventures Extraordinaires D’Adèle Blanc-Sec, signées Luc Besson, qui étaient au programme.
Paris 1912. Adèle Blanc-Sec (Louise Bourgoin), journaliste et archéologue en herbe, rentre dans la capitale après un voyage en Egypte d’où elle a rapporté une momie afin de venir en aide à sa soeur plongée dans le coma depuis plus de 5 ans, mais pour se faire elle a besoin de l’aide du Professeur Esperandieu (Jacky Nercissian) et le scientifique est actuellement emprisonné pour avoir participé à la naissance d’un jeune ptérodactyle qui terrorise la ville…
A la base Adèle Blanc-Sec est un personnage de BD créé par Jacques Tardi (9 tomes publiés à ce jour) mais j’avoue n’avoir jamais lu ces bandes dessinées, j’ai bien essayé mais je n’accrochais pas du tout au style graphique et du coup je n’ai pas insisté. L’univers mi-policier et mi-fantastique se prête plutôt bien à une adaptation cinéma et avec Luc Besson aux commandes on pouvait s’attendre à du grand spectacle, d’autant que c’est exactement ce que laissait présager la bande-annonce du film.
Et pourtant au final je reste sur un sentiment mitigé, sans doute justement parce que la bande-annonce était trop prometteuse. Je n’irai pas jusqu’à dire que le film est une sinistre daube, ça reste un divertissement plutôt bien maîtrisé mais le tout manque de rythme et de profondeur, aussi bien dans les personnages que dans le scénario lui-même. On est bien loin du « Indiana Jones en jupon et corset » annoncé, le film se laisse regarder mais ça sonne creux et du coup on ne peut s‘empêcher de ressentir une certaine déception lors du clap de fin.
Luc Besson a d’ores et déjà annoncé son intention de décliner toute la saga Adèle Blanc-Sec sous forme d’une trilogie mais franchement je ne suis pas certain que le public suive s’il ne revoit pas sa copie pour les deux prochains films, d’autant que l’effet de surprise ne jouera plus en sa faveur…

[DVD] Shrek 4 – Il Etait Une Fin

Shrek 4Programme télé bien terne hier soir du coup nous avons décidé de tenter notre chance avec un DVD, par « sécurité » j’avais pris trois films dans l’espoir que l’un d’eux serait lu sans problème,  coup de bol le premier essai fut le bon malgré un début un peu chaotique, c’est donc Shrek 4 – Il Etait Une Fin qui viendra pimenter notre soirée.
Bien que Shrek ait une épouse qui l’aime, des enfants adorables et toute une ribambelle d’amis il éprouve une certaine nostalgie de l’époque où il était un ogre craint de tous ; c’est alors que son chemin croise « par hasard » celui du fourbe mage Tracassin, celui-ci lui propose alors de signer un contrat magique. S’il accepte Shrek retrouvera, l’espace d’une journée, son statut d’ogre « sauvage » en échange de quoi il offre une journée de sa vie au mage. A peine a-t-il signé le document qu’il se retrouve propulsé dans un univers parallèle sur lequel règne Tracassin et sa horde de sorcières qui traquent sans répit les ogres, ses amis ne le reconnaissent pas, même Fiona l’ignore et, pour couronner le tout, il ne dispose que de 24 heures pour inverser le sortilège sans quoi il disparaitra purement et simplement…
C’est le réalisateur Mike Mitchell qui prend les commandes de cet ultime volet de la saga Shrek et l’on retrouve avec plaisir l’univers déjanté créé par ses prédécesseurs avec son lot de nouveautés (dont la « face obscure » du royaume de Fort, Fort Lointain). Histoire de finir en beauté cette aventure commencée il y a bientôt dix ans (c’est d’ailleurs Shrek qui donnera véritablement aux Studios Dreamworks ses lettres de noblesse) on pouvait espérer du lourd et au final toute la famille devrait y trouver son bonheur. Les personnages sont toujours aussi travaillés, le scénario est plein de surprises, ponctué çà et là par quelques clins d’oeil et bien entendu l’animation est irréprochable. Je veux bien reconnaître que les quatre films ne sont pas tous égaux en terme de qualité mais ils restent globalement efficaces et divertissants, mais surtout ils arrivent à renouveler la franchise Shrek sans sombrer dans la facilité. Certainement une saga qui restera dans les annales de l’animation du fait d’un succès public et critique largement mérité.
Si Shrek et sa petite famille quittent les écrans par la grande porte (les rumeurs d’un cinquième opus ont été clairement démenties par Dreamworks) ce n’est pas pour autant que les studios renoncent à tous ses personnages, ainsi, à la façon des X-men, on risque bien de voir surgir quelques spin-offs, le premier ayant pour personnage central le Chat Potté est d’ailleurs déjà en chantier… A chacun de voir midi à sa porte mais pour ma part j’avoue ne pas voir grand intérêt (hormis l’aspect purement commercial) à la chose (même si j’ai beaucoup aimé le personnage du chat, apparu dans le second volet de la saga et transformé en Chat Potelé dans le « nouveau » Fort, Fort Lointain).

[DVD] Twilight – Chapitre 3 : Hésitation

Twilight 3Abra a profité de quelques jours de congés pour s’intéresser au DVD et tenter une opération de la dernière chance en donnant un peu plus de mou aux câbles afin qu’ils soient moins sollicités mais point de miracle à l’horizon, juste un léger mieux. A savoir que désormais certains DVD passent alors que d’autres « sautent » toujours… Je ne cherche même plus à comprendre, je suis malheureusement abonné à ce type de panne aléatoire qui a le don de laisser perplexe les techniciens, alors plutôt que de me prendre le chou pour rien je me fais une raison et j’attends que les finances aillent mieux pour aviser.
Toutefois ne boudons pas le plaisir de pouvoir mater un film histoire de changer un peu. En l’occurrence c’est Twilight – Chapitre 3 : Hésitation qui sera au programme, troisième volet de l’adaption cinéma la saga de Stephenie Meyer et troisième réalisateur qui s’y colle en la personne de David Slade (qui n’est pas un novice du genre vampirique puisque il a déjà été aux commandes de l’excellent 30 Jours De Nuit).
Dans ce troisième chapitre l’on retrouve donc le trio Bella (Kristen Stewart), Edward (Robert Pattinson) et Jacob (Taylor Lautner) qui va devoir faire face à une nouvelle menace : une armée de jeunes vampires levée par Victoria (Bryce Dallas Howard) plus déterminée que jamais à se venger du clan Cullen et de Bella. Malgré leur haine ancestrale et malgré la rivalité entre Edward et Jacob, les loups-garous de la tribu Quileute et les vampires du clan Cullen vont unir leurs efforts pour protéger Bella…
En gros on pourrait résumer la chose par « on prend les mêmes et on recommence » mais ce ne serait pas rendre justice au film même si je dois reconnaître que, pour le moment, c’est le film de la saga que j’ai le moins apprécié. Je ne dirai pas qu’il est mauvais mais il n’apporte pas grand chose de nouveau à l’histoire et se permet même quelques longueurs (il faut attendre la fin et deux scènes de combat vite expédiées pour que les choses se décantent).
Il n’en reste pas moins que j’attends avec impatience de voir l’ultime volet de la saga (avec aux commandes un quatrième réalisateur en la personne de Bill Condon) ; ultime chapitre qui sera divisé en deux films (le premier prévu en novembre 2011 et le suivant en novembre 2012)… Et oui l’attente sera longue ! Espérons simplement que ça vaudra le coup d’attendre (ce dont je ne doute pas)…

[DVD] Iron Man 2

Une seule pause DVD pour un week-end de trois jours… Et bien non nous n’avons pas décidé de profiter des beaux jours pour peaufiner notre bronzage (qui en aurait pourtant bien besoin) !
Au lieu de ça j’ai joué les bons samaritains informatiques samedi et lundi, d’abord chez Stéphanie et Valéry un couple d’amis qui avait des soucis avec un Windows Seven récalcitrant qu’il a fallu convaincre que la version installée était bien authentique, puis, après une sympathique pause barbecue, avec le PC du père de Val qui persiste à refuser de lancer Office en raison d’un pack de sécurité défaillant ou un truc du genre, pas réussi à résoudre le problème mais l’installation d’Open Office permettra au moins de parer au plus pressé. Et lundi après-midi détour par Dumbéa pour un problème de mot de passe sur la bécane de ma mère (ou plutôt devrai-je dire un faux problème puisqu’il s’agissait juste de veiller à respecter la casse du mot de passe).

Iron Man 2C’est donc dimanche midi que nous nous offrirons notre pause DVD avec le film Iron Man 2, réalisé par Jon Favreau (déjà aux commandes du premier opus) ; film qui s’inscrit dans la continuité des futurs projets adaptés de l’univers Marvel et devant aboutir à la création des Vengeurs.
On y retrouve donc le milliardaire Tony Stark, alias Iron Man, aux prises à la fois avec les politiques et l’armée qui font pression pour qu’il les fasse bénéficier de la technologie Iron Man à des fins militaires, et comme si cela ne suffisait pas il va aussi devoir trouver un moyen de lutter contre un empoisonnement du sang lié au coeur artificiel qui le maintient en vie et fait office de « cerveau » à l’armure… Un programme bien chargé en perspective, surtout quand un scientifique russe (Mickey Rourke, dans le rôle du méchant de service) décide de se venger de Stark Industries en usant justement de la technologie Iron Man et avec l’aide, plus ou moins involontaire, d’un concurrent et rival du milliardaire…
Rien à redire quant au film à proprement parler, le réalisateur a déjà prouvé qu’il maîtrisait son sujet et il le confirme dans un nouvel opus encore plus rythmé que le précédent (maintenant que le décor est planté place à l’action) servi par un scénario d’une grande richesse. Si le personnage de Stark peut paraitre antipathique de prime abord car narcissique et imbu de lui même à l’extrême, il n’en reste pas moins attachant par son aspect « électron libre » et une grande humanité (souvent cachée par un m’enfoutsime trop apparent pour être sincère). Notez enfin que la bande originale du film, signée AC/DC (pas d’inédits malheureusement), contribue à entretenir un rythme déjà placé sous le signe de l’adrénaline…
Comme je le disais plus haut ce nouvel opus d’Iron Man marque un pas de plus vers l’aboutissement du projet Vengeurs, le personnage de Nick Fury (Samuel L Jackson), à l’origine du l’idée, occupe une pace importante dans le scénario. Pour rappel Les Vengeurs version Marvel (en réponse à la Ligue des Justiciers de DC Comics) regroupent Iron Man, Hulk, Captain America (film prévu en 2011), Thor (idem, au cinéma en 2011), Ant-Man et The Wasp ; pour les 4 premiers on est certains de leur présence dans le film qui devrait voir le jour en 2012 avec Joss Whedon aux commandes, pour le reste rumeurs et contre-rumeurs vont bon train et contribuent à entretenir le mystère (et occasionnellement le buzz) autour de ce qui s’avère d’ores et déjà comme le projet le plus ambitieux autour de l’univers Marvel.

[DVD] Les 3 Royaumes (Version Longue)

Les 3 RoyaumesRetour à nos traditionnelles pauses DVD du week-end avec deux séances pour un seul film, et pour cause nous avions opté pour la version longue (4h30 contre 2h20 pour la version sortie en salle) du film Les 3 Royaumes, réalisé par John Woo qui renoue avec les tournages en Chine à l’occasion de ce tournage démesuré…
Chine, an 208, Dynastie Han, l’empire est divisé et l’ambitieux premier ministre Cao Cao (Zhang Fengyi) rêve de s’asseoir sur le trône d’un empire réunifié, pour cela il réussit à convaincre l’empereur de partir en guerre contre le Royaume de Shu, gouverné par Liu Bei (You Yong), pourtant oncle du souverain. Face à la supériorité numérique des forces impériales Liu Bei dépêche son stratège, Zhuge Liang (Takeshi Kaneshiro) dans le Royaume de Wu, au sud, afin de convaincre le roi Sun Quan (Chang Chen) de faire front commun contre le ministre. Le jeune stratège rencontre aussi le vice-roi Zhou Yu (Tony Leung) et se lie d’amitié avec lui ; face à la force brute des armées de Cao Cao les deux hommes vont rivaliser d’astuce et de stratégie pour essayer de faire tourner le vent en leur faveur. Au pied des Falaises Rouges l’ultime bataille se prépare…
Il faut savoir qu’à la base Les 3 Royaumes est un récit de plus de 3000 pages écrit par Luo Guanzhong, il est à la Chine ce que L’Illiade et L’Odysée d’Homère est à la Gréce, un texte où se mêlent Histoire et fiction pour aboutir à l’une des plus grande saga de la littérature chinoise ; le film de John Woo ne relate qu’un épisode de ce récit, la fameuse bataille de la Falaise Rouge. Force est de constater que le réalisateur s’est donné les moyens pour réaliser un film à la hauteur de ce mythique conflit qui changera le visage de la Chine.
Je dois avouer que généralement j’ai un peu de mal avec le cinéma asiatique, la façon de tourner et de jouer est plutôt déconcertante pour les habitués du cinéma hollywoodien que nous sommes ; mais d’un autre côté j’ai toujours trouvé que John Woo sortait du lot (même avant son « exil » américain) et il le confirme une fois de plus. Certes le projet est ambitieux mais il relève le défi brillamment sans toutefois en faire trop (les combats aériens à la sauce Tigre & Dragon c’est vraiment pas mon truc) tout en restant spectaculaire ; il a su conserver un juste milieu entre la réalité historique et la fiction pour donner une réelle profondeur aussi bien à son scénario qu’à l’ensemble des personnages.
N’ayant pas vu la version « courte » (je ne dirai pas normale vu que c’est cette version longue qui a été diffusée en Asie, la version abrégée étant réservée au public occidental) je ne saurai dire quels sont les avantages et inconvénients de l’une ou de l’autre, une chose est certaine à part peut être quelques rares longueurs dans la première partie je ne vois pas trop comment amputer le film de plus de heures sans lui nuire… Mais bon il semblerait, au vu du succès rencontré par le film, que le réalisateur a aussi su relever ce défi.
Les 3 Royaumes a bénéficié du plus gros budget du cinéma chinois (80 millions de dollars, on est loin des centaines de millions d’Avatar) et ça se voit, que ce soit dans les décors, dans le nombre impressionnant de figurants ou dans les reconstitutions des diverses scènes de combat on est face à du grand spectacle haut de gamme et on en redemande ! Pour son retour sur sa terre natale et à ses premières amours (le film historique) John Woo signe un pur chef d’oeuvre qui devrait rester dans les annales du genre (le cinéma Historique avec un grand H) bien au-delà des frontières chinoises ou même asiatiques.

[DVD] Paranormal Activity

Paranormal ActivityNotre pause DVD du week-end sera placée sous le signe du cinéma d’épouvante et du paranormal puisque c’est Paranormal Activity, réalisé par Oren Peli, qui rythmera notre début de dimanche après-midi.
Un jeune couple (incarné par Katie Featherston et Micah Sloat) décide de se filmer jour et nuit afin d’en apprendre plus sur les phénomènes paranormaux dont ils sont victimes. Au fil des nuits les phénomènes s’intensifient et se font de plus en plus violents… L’enregistrement vidéo sera la preuve de ce qu’a enduré le couple.
Le film joue la carte du vrai faux documentaire (un genre initié par Cannibal Holocaust en 1978 mais véritablement popularisé par le désormais fameux Projet Blair Witch) pour nous faire vivre le quotidien agité de nos deux héros chez qui la tension va crescendo au fil des nuits. Le résultat est flippant si l’on parvient à se mettre dans la peau des personnages, par contre si l’on reste un spectateur lambda (ce que j’ai été) le tout a un arrière goût de déjà vu, pas désagréable certes mais rien de bien innovant (aussi bien dans le concept même du vrai faux doc que dans le traitement du scénario).
En tout cas pour un coup d’essai c’est un véritable coup de maître pour Oren Peli qui réussi, avec ce premier long métrage, à en faire l’un des films les plus rentables du cinéma (en considérant les recettes rapportées par rapport au budget initial) ; en effet avec un budget d’à peine 15000 dollars et plus de 103 millions de recettes aux USA il se hisse sur la seconde marche du podium, juste derrière Le Projet Blair Witch. Ajoutez à cela un succès critique et public et c’est le jackpot ! Il n’en fallait pas plus pour motiver Hollywood à plancher sur Paranormal Activity 2 avec Tod Williams aux commandes, souhaitons lui plus de réussite que Blair Witch 2, (nettement moins rentable que son ainé et descendu par la critique jusqu’à obtenir un Razzie Award) bien que, pour ma part, je ne vois pas l’utilité d’une suite…

[DVD] Tout Ce Qui Brille

Tout Ce Qui BrilleNotre pause DVD du week-end sera placé sous le signe de la comédie française puisque nous opterons pour la révélation surprise de Géraldine Nakache et Hervé Mimran, Tout Ce Qui Brille.
Deux amies d’enfance (Leïla Bekhti et Géraldine Nakache) vivent dans une triste banlieue parisienne et profitent des nuits pour s’évader dans les hauts lieux des nuits huppées de la capitale, un monde qui n’est pas le leur mais qui les attire irrésistiblement. Et pourtant ce monde du paraître pourrait bien ruiner leur amitié au fur et à mesure que l’une s’enfonce dans le mensonge et les apparences, tandis que l’autre apprend à apprécier son monde et sa vie…
Une sympathique comédie 100% cocorico menée par deux jeunes actrices pleines de naturel et de fraîcheur et par de nombreux seconds rôles (Audrey Lamy, Virginie Ledoyen, Manu Payet…) qui viennent étoffer ce « choc des cultures » sur fond parisien. Et pourtant je ne peux m’empêcher d’avoir un sentiment global plutôt mitigé, sans doute en partie dû au battage médiatique autour du film qui fait que je m’attendais à un truc vraiment exceptionnel, mais aussi à cause de certains clichés faciles qui plombent le film. Certes « tout ce qui brille n’est pas or » mais est-ce pour autant systématiquement de la daube ? A force de vouloir caricaturer à l’extrême les opposés le film manque de crédibilité et frôle même par moment le superficiel…
Voilà pourquoi je dirai simplement « sympathique mais aurait pu mieux faire », heureusement le talent des comédien(ne)s nous fait oublier ces erreurs de jeunesse (pour être tout à franc sur le coup j’ai été beaucoup plus enthousiaste, c’est avec le recul que j’ai émis ce petit bémol). Je sais que c’est plutôt court comme chronique pour ce qui aurait dû être la « comédie de l’année » mais malheureusement même en me creusant la tête je ne trouve rien à ajouter… Ni pour, ni contre… Faudra faire avec !

[DVD] Green Zone

Green ZonePetit voyage dans le temps pour notre pause DVD du week-end puisque nous reviendrons en 2003, aux premiers mois de la seconde offensive US contre l’Irak. Pour revivre ces heures troubles nous avons opté pour le film Green Zone de Paul Greengrass.
L’on y suit donc le périple d’un jeune officier (Matt Damon) à la tête d’une équipe chargée de démanteler les fameux sites d’armes de destruction massive ; à force de ne rien trouver il en vient à douter de la viabilité des services du renseignement. Peu à peu il se rend compte de la machination mise en place par l’administration Bush et décide de trouver la vérité, coûte que coûte… Quant un informateur lui signale la tenue d’une réunion secrète entre d’anciens lieutenants de Saddam Hussein il y voit l’opportunité de faire un pas décisif vers cette vérité ; sauf que les services de renseignement ne l’entendent pas de cette oreille…
Vous l’aurez compris le film n’hésite pas à mettre le doigt là où ça fait mal et nous révèle les dessous d’une guerre dans la guerre, celle de la communication et de la manipulation des medias. Aujourd’hui personne ne remet en cause le fait que cette seconde offensive est partie sur un gigantesque coup de bluff orchestré par les Etats-Unis, le film montre par contre jusqu’où les acteurs de ce mensonge étaient prêt à aller pour que leur secret reste enfoui ! Certes l’objectif (in)avoué, à savoir évincer définitivement Saddam Hussein, est en soi une bonne chose mais ça ne suffit à faire oublier les dessous d’un conflit qui continue de s’enliser aujourd’hui (difficile de faire cohabiter divers groupes ethnico-religieux qui ne se supportent pas)…
Pour en revenir au film à proprement par le c’est une totale réussite qui monte en intensité crescendo. On est pas dans le film de guerre à proprement parler mais plus dans un thriller psychologique où la guerre des nerfs prend le pas sur la guerre pure et dure. Inspiré de faits et de personnages réels le film nous démontre que les militaires ne sont pas forcément des moutons qui obéissent aveuglément aux ordres reçus… Sans toutefois glorifier la toute puissante armée américaine.
A noter que c’est le duo Greengrass / Damon est déjà à l’affiche des deux derniers volets de la saga Jason Bourne et serait même pressenti pour prendre les commandes du quatrième opus.

[DVD] Wolfman

WolfmanNotre pause DVD du week-end sera une fois de plus placée sous le signe du fantastique puisque c’est le film Wolfman, réalisé par Joe Johnston, qui aura nos faveurs.
L’action  débute à Londres en pleine période victorienne, un jeune aristocrate (Benicio Del Toro) apprend la disparition de son frère et décide, après quelques hésitations, à regagner le manoir familial afin d’enquêter sur cette affaire. A son arrivée son père (Anthony Hopkins) lui annonce que l’on a retrouvé le corps mutilé de la victime, loin de le décourager cela ne fait que renforcer son envie de percer le mystère qui entoure ce drame… Rapidement son enquête le confronte à un redoutable loup-garou qu’il décide de traquer… Mais la chasse risque de s’avérer plus périlleuse que prévue, et les conséquences bien plus lourdes que tout ce qu’il avait pu envisager. D’autant que les villageois et Scotland Yard se lancent aussi sur la piste du monstre…
Alors que les vampires ont une nette tendance à tirer la couverture à eux depuis le phénomène Twilight ça fait plaisir de voir un réalisateur sortir des placards un « monster movie » façon années 80 qui donne la vedette aux loups garous sans autres bestioles « parasites » (pour une fois qu’ils ne sont plus seulement les faire-valoir des vampires). Le mythe du lycanthrope n’est pas particulièrement revisité et c’est justement aussi ce qui fait le charme du film (donner un « coup de jeune » à certains aspects des légendes peut être une bonne chose mais à trop en faire on finit par complètement dénaturer le mythe).
Pour en revenir au film à proprement parler. Le scénario, bien que sans réelle surprise, est plutôt bien ficelé, on se laisse volontiers embarqué dans l’histoire d’autant que les décors sont franchement réussis. Les effets spéciaux, et tout particulièrement les scènes de transformation, sont soignés et réussis. Ajoutez à cela des acteurs au sommet de leur art (encore un rôle hors norme pour le grand Anthony Hopkins). A noter que le film ne se contente pas d’aligner les scènes d’action, il s’attarde sur ses personnages tourmentés en proie à maints questionnements… On a même le droit à un soupçon de romance façon amour impossible…
Bref un bel hommage aux films de monstres qui, à l’instar du Dracula de Coppola ou du Frankenstein de Kenneth Branagh, réussit à nous surprendre tout en respectant le mythe originel de la créature maléfique… Un dépoussiérage sans remise en cause fondamentale des acquits, c’est un peu comme une cure de jouvence sans lifting, plein de naturel et de charme… Alors faut-il s’attendre un Wolfman 2 ? Franchement je ne pense pas (et je l’espère sincèrement), pour ma part le final n’est qu’un clin d’oeil de plus de la part du réalisateur aux heures de gloire du monster movie…