[DVD] Adam

AdamVéritable coup de coeur cinématographique (via Canal+) ce week-end pour un film qui pourtant ne me motivait pas plus que ça au départ. La chose s’appelle Adam et est réalisée par Max Mayer qui signe là son premier long métrage (pour l’occasion il en est aussi le scénariste).
Quand Adam (Hugh Dancy), un jeune homme atteint du syndrome d’Asperger, perd son père c’est toute une partie de son univers qui s’effondre jusqu’à ce que Beth (Rose Byrne), une jeune institutrice, emménage dans l’appartement voisin. Entre les deux jeunes gens va se tisser une relation tendre et complice, elle va l’aider à mieux appréhender le quotidien tandis qu’il la soutiendra tandis qu’elle traverse une crise familiale…
Comme vous le pouvez le constater rien de bien excitant à l’horizon et pas de têtes d’affiche au casting, d’où mon oui bof sans conviction de prime abord. Et pourtant dès les premières minutes du film on est bluffé, les acteurs parviennent à nous transporter dans leur histoire ponctuée, comme dans la vraie vie, de hauts et de bas. C’est joué tout en finesse et justesse, mention spéciale à Hugh Dancy qui est incroyablement convaincant la peau d’un « Asperger ».
Pour info et sans entrer dans les détails médicaux, le syndrome d’Asperger est une forme d’autisme, plus ou moins prononcée, qui se caractérise par des passions hors-normes (dans le cas d’Adam c’est un féru d’astronomie, dès qu’il attaque sur le sujet il est intarissable) et une altération des relations sociales (difficultés, voire réticences, à nouer le contact avec les autres, cloisonnement dans une routine quotidienne parfaitement définie…). Pour plus d’infos sur le sujet je vous renvoie à l’incontournable page Wikipedia.
Vous l’aurez compris le film est superbement maîtrisé et m’a fait l’effet d'(une claque dans la gueule, c’est humain, touchant et sensible sans jamais sombrer dans la mièvrerie et sans longueurs inutiles (au contraire il mériterait même quelques rallonges afin d’approfondir certains points). Je ne me serai certainement pas attardé sur le DVD (d’autant que l’affiche n’est pas franchement accrocheuse au niveau visuel) et du coup les préjugés m’auraient fait rater un film qui mérite vraiment le détour ; c’est pourquoi je répare cette « injustice » en le classant dans ma rubrique DVD. Les critiques ne s’y sont pas trompées puisque le film a été nominé pour le Grand Prix du Jury au Festival du Film de Sundance et a remporté le Prix Spécial du Public au Festival International des Jeunes Réalisateurs.

[DVD] Night And Day

Night And DayNouvelle séance DVD/PC lundi soir avec un autre film que le lecteur refuse catégoriquement de lire, il s’agit cette fois de Night And Day réalisé par James Mangold.
Quand June (Cameron Diaz) rencontre, presque par hasard, Roy (Tom Cruise) elle est loin de se douter que sa vie va prendre un tournant pour le moins inattendu. En effet Roy affirme être un ancien agent de la CIA injustement accusé de trahison et donc traqué par les siens mais aussi par les hommes de main d’un trafiquant d’armes désireux de mettre la main sur un objet détenu par Roy. D’un autre côté les services secrets livrent à la jeune femme une toute autre version des faits, dans laquelle Roy serait passé à l’ennemi… Difficile de savoir qui croire dans un tel imbroglio mais les chemins de Roy et June vont se croiser de nouveau et elle va se retrouver embarquée dans une embrouille qui la dépasse totalement tandis que Roy semble « gérer » la situation avec un calme et sang-froid…
Prenez un soupçon de James Bond, ajoutez-y une pincée de Mr & Mrs Smith, saupoudrez le tout d’une louche de second degré et vous obtiendrez Night And Day ! Si vous espérez un thriller hyper réaliste et stressant passez votre chemin, le film joue à fond la carte du divertissement familial avec une intrigue totalement invraisemblable et des acteurs qui se jouent d’eux mêmes. Et force est de constater que le tout est plutôt réussi, on s’éclate (souvent) et on se marre (parfois) sans prise de tête… Qui plus est le duo Tom Cruise / Cameron Diaz fonctionne impeccablement par leur opposition (une recette quelque peu éculée mais toujours aussi efficace quand elle est correctement employée).
A défaut d’être révolutionnaire le film permet au moins de passer un bon moment en oubliant, pour un temps, la morosité ambiante, c’est déjà pas si mal comme programme. I faut dire qu’en matière de duo improbable au cinéma on a eu le droit au meilleur (L’Arme Fatale reste pour moi une référence) comme au pire ; en l’occurrence Night And Day tire plutôt bien son épingle du jeu à condition de le prendre pour ce qu’il est, ni plus ni moins…
Dans un tout autre registre j’attends avec une certaine impatience de voir ce que donnera le nouveau Mission Impossible, Protocole Fantôme dont la sortie est prévue pour cette fin d’année avec Brad Bird aux commandes et Tom Cruise qui endosse pour la quatrième fois le costume d’Ethan Hawke.

[DVD] Hatchi

HatchiCela faisait quelques temps que l’on ne s’était pas offert une petite pause DVD du coup samedi nous avons décidé d’y remédier avec le film Hatchi, réalisé par Lasse Hallström.
De retour d’un déplacement professionnel un professeur de musique (Richard Gere) trouve un chiot akita, il le ramène chez lui en attendant de retrouver ses maîtres. Les recherches restant vaines il décide, avec l’aval de son épouse (Joan Allen), de garder le chien. Dès lors un rituel immuable s’installe entre l’homme et l’animal : tous les matins le chien accompagne son maître à la gare et vient l’attendre en fin de journée. Jusqu’au jour où…
Ca peut paraître léger pour faire un film et pourtant je vous promets que l’on ne s’ennuie pas une minute (d’un autre côté le film ne dure pas 3 heures), la complicité entre l’homme et le chien est filmée avec justesse, sans sensiblerie inutile. Un film plein d’émotions qui ne manquera pas de vous tirer une petite larme si vous aimez les animaux, un bel exemple de loyauté et de fidélité dont bien des humains pourraient s’inspirer.
Pour l’anecdote j’ai acheté ce DVD peu après sa sortie (en début d’année) mais c’est le premier que mon lecteur a refusé catégoriquement de lire, après plusieurs essais infructueux nous avions fini par renoncer avant d’opter pour une séance de rattrapage le PC. Lentement mais surement on devrait venir à bout de tous les DVD récalcitrants (de plus en plus nombreux).
Pour information le scénario est l’adaptation d’une histoire vraie qui s’est déroulée au Japon entre 1925 et 1934, là-bas le chien Hachiko est considéré comme un héros national, un monument a même été érigé en sa mémoire. Ce qui explique sans doute que le film de Lasse Halström est un remake d’un long métrage japonais de 1987, Hachiko Monogatari (inédit en France mais disponible à l’import pour les plus curieux). Pour plus de détails je vous invite à consulter la page Wikipédia dédiée à Hachiko (après avoir vu le film de préférence).
Un peu court comme chronique, surtout pour un film que j’ai adoré, mais il est des cas où les mots ne servent à rien, je ne peux que vous inviter à regarder ce film magnifique afin de vous forger votre propre opinion.

[DVD] Expandables – Unité Spéciale

ExpandablesDimanche retour à notre programme habituel de glande avec une journée passée presque exclusivement vautrés devant la TV ou le PC…
Au programme Expandables – Unité Spéciale, un film d’action signé Sylvester Stallone dans lequel on retrouve une équipe de mercenaires surentrainés (menés par Sylvester Stallone, Jason Statham et Jet Li) n’obéissant à aucune organisation et aucun gouvernement sont spécialisés dans les missions considérées comme désespérées. Et justement leur dernière mission les conduit sur l’ile de Vilena, en proie à la tyrannie d’un chef militaire corrompu par un riche trafiquant de drogue… Plus que jamais ils agissent en électrons libres bien déterminés à libérer Vilena de ses oppresseurs.
Je n’ai pas l’habitude de m’étendre sur un film vu à la TV mais comme j’ai raté la sortie DVD de celui-ci (j’me demande encore comment j’ai fait mon compte) je me permets de faire une exception (et de tricher en l’ajoutant dans la catégorie DVD du blog), d’autant qu’il mérite le détour. La principale force du film reste son casting impressionnant qui regroupe les « grands » du cinéma d’action mais surtout chacun semble prendre un malin plaisir à caricaturer à l’extrême les rôles qui leur sont habituellement confiés. Second degré de rigueur donc sinon vous ne verrez dans ce film qu’une succession de pétarades improbables sans grand intérêt… D’autant que le scénario ne brille ni par son originalité ni par son réalisme, mais là encore je pense que c’est un choix délibéré de Stallone qui souhaitait avant tout se faire plaisir et faire plaisir à ses acteurs tout en nous divertissant (ce n’est pas franchement le genre de film que l’on regarde en espérant se triturer les méninges). Pari réussi donc avec un divertissement qui sent bon la poudre et la castagne…
A en juger par le succès public du film je ne suis pas le seul à avoir apprécié le spectacle offert par Stallone (avec un budget de 80 millions de dollars il a engrangé, aux USA, plus de 103 millions de recettes en 10 semaines d’exploitation et plus de 274 millions au box office mondial). Bien entendu de tels chiffres parlent aux financiers qui commandent Hollywood, une suite serait d’ores et déjà en préparation (sortie annoncée pour 2012) même si pour le moment on est plutôt dans le flou… En vrac et en direct voici ce que l’on sait, ce que l’on suppose et ce que l’on ignore :
– Sylvester Stallone sera bel et bien présent dans ce second opus (tout comme le reste de l’équipe des Expandables) mais ne sera ni scénariste, ni réalisateur (ce serait Simon West qui prendrait le relai derrière la caméra)
– Pour leur seconde mission sur grand écran il serait d’avantage question d’une vengeance personnelle (suite à la mort du personnage incarné par Mickey Rourke ?) que d’une réelle mission
– Bruce Willis verra son rôle s’étoffer pour devenir le « grand méchant » du film, il devrait être secondé, entre autres, par Jean-Claude Van Damme (alors qu’il avait refusé de participer au premier film)
– Encore des incertitudes quant au rôle d’Arnold Schwarzenegger qui est embourbé dans des problèmes juridico-familiaux
– D’autres noms « marquants » du cinéma d’action sont cités çà et là mais aucune confirmation (ni démenti)

Dans l’après-midi nous resteront affalés devant nos incontournables du dimanche :
– La seconde saison de Flashpoint (un épisode)
– La suite de XIII (deux épisodes)

[DVD] Les Chemins De La Liberté

Les Chemins De La LibertéHistoire de ne pas déroger à nos bonnes habitudes nous nous sommes offerts une pause DVD ce week-end, c’est le film Les Chemins De La Liberté, réalisé par Peter Weir qui sera au programme.
Direction un goulag sibérien alors que la seconde guerre mondiale fait rage. Des conditions de détention et de survie inhumaines poussent un groupe de prisonniers à s’évader du camps de travail dans lequel ils ont été incarcérés comme « ennemis de la nation russe » ; à leur tête un jeune prisonnier politique injustement condamné (Jim Sturgess). Mais l’évasion n’est que la première partie de leur périple, le plus difficile reste encore à  faire : survivre à des conditions extrêmes (du grand froid sibérien à la fournaise du Désert de Gobi) tandis qu’ils traversent la Sibérie, la Mongolie, la Chine, le Tibet pour terminer en Inde. Certains n’iront pas jusqu’au bout du voyage, d’autres n’y survivront pas mais tous rêvent de liberté…
Certes Peter Weir n’est pas le réalisateur le plus prolifique à Hollywood (peut être aussi parce qu’il est australien soit dit en passant) mais en général le résultat est largement à la hauteur, surpassant même nos espérances les plus folles (c’est la première fois depuis Master & Commander, sorti en 2003, qu’il reprend les rênes d’un tournage) ; autant vous le dire tout de suite avec Les Chemins De La Liberté il ne faillit pas à sa réputation. Le film est magnifique, un grand film d’Aventures avec un grand A mais aussi et surtout une formidable aventure humaine inspirée d’une histoire vraie. Omniprésente et inhospitalière la nature est sublimée tout au long du film avec de splendides paysages mais aussi une lutte permanente pour survivre à un milieu qui semble fait pour briser de l’humain… Ces prisonniers qui finalement se connaissent à peine vont devoir apprendre la solidarité pour affronter ensemble les épreuves qui les attendent et puiser, dans la volonté de l’autre, le courage de continuer, jusqu’au bout de leurs forces, jusqu’au bout de leur rêve de liberté…
Pour moi ça reste un grand moment de cinéma, plein de force et d’humanité et  j’avoue que j’ai un peu de mal à comprendre certaines critiques adressées au film ; certes ce n’est pas un film à l’action effrénée ni au suspense haletant mais d’un autre côté on le savait d’entrée de jeu. Et c’est justement là la grande force du film, pas de super-héros boosté à l’adrénaline pour sauver tout ce petit monde, juste des êtres humains comme vous et moi, avec leurs forces et leurs faiblesses, mûs par la même envie de vivre libre. Au risque de me répéter c’est justement l’aventure humaine qui fait toute la beauté de ce film, je le dis et le redis haut et fort pour moi c’est encore un pari gagné pour Peter Weir !
J’ai aussi lu, çà et là, que la véracité de ce périple était sujette à caution ; ma seule certitude est que le film s’inspire d’un bouquin relatant cette incroyable odyssée, maintenant savoir si c’est le reflet exact de la réalité, ou si l’auteur a pris quelques libertés avec la réalité ou même si c’est purement et simplement une fiction, j’avoue ne pas m’être posé la question, quelle que puisse être la réponse ça n’enlève rien au film de Peter Weir…

[DVD] Kick-Ass

Kick-AssChangement total de registre pour notre seconde séance DVD puisque nous opterons pour Kick-Ass, une comédie signée Matthew Vaughn.
Dave (Aaron Johnson), un ado mal dans sa peau trouve l’évasion dans les comics, jusqu’au jour où il décide de devenir lui même un super-héros… Certes il n’a aucun super-pouvoirs, pas plus de gadgets en tout genre, ni même un physique à faire fuir ses éventuels ennemis ; mais qu’importe, il se commande un costume sur internet, se choisit un nom et Kick-Ass se lance en guerre contre le crime et les injustices… Les débuts sont laborieux (et douloureux) mais peu à peu il finit par gagner une certaine notoriété. D’autant qu’il est bientôt rejoint par deux autres super-héros nettement plus équipés, entraînés et expéditifs : Hit Girl (Chloe Moretz) et Big Daddy (Nicolas Cage). Quand les fondations du crime organisé commencent à trembler Frank D’Amico (Mark Strong), le parrain de la mafia locale, décide de tout mettre en oeuvre pour se débarrasser de ces gêneurs…
J’ai longtemps hésité avant d’acheter ce film, c’est finalement son passage en promo qui m’aura décidé. A la base je craignais une parodie lourdingue sans grand intérêt mais je dois bien avouer que je faisais fausse route. D’une part j’ignorais qu’il était lui même adapté d’un comics (créé par Mark Millar et John Romita, qui ont bossé pour DC Comics et Marvel, excusez du peu). Mais surtout le film tient la route à tout point de vue, certes il faut le prendre avec une bonne dose de second degré (difficile de faire autrement à moins de souffrir d’un vide cérébral inquiétant). Les personnages, ayant chacun leurs motivations, sont convaincants (mention spéciale à Chloe Moretz). Les scènes d’action, parfois violentes, sont contrebalancées par un humour omniprésent avec de nombreux clins d’oeil empruntés aussi bien au cinéma qu’au jeu vidéo.
Bref une totale réussite dont je suis le premier surpris, et pas le seul vraisemblablement vu que le film a largement amorti son budget (30 millions $ pour pas loin de 100 millions $ de recettes). Un pari plus que réussi qui était pourtant loin d’être une évidence mais qui explique sans doute qu’une suite soit envisagée même si, pour ma part, je n’en vois pas de réelle utilité. Mais à Hollywood c’est la loi du dollar qui règne, pour le meilleur (parfois) et pour le pire (souvent).

[DVD] Au-Delà

Au-DelàSamedi nous nous sommes offert un après-midi DVD (sachant que le choix des films dépend pour beaucoup de l’humeur de mon lecteur). Coup de bol le premier essai sera le bon avec Au-Delà, le dernier film en date de Clint Eastwood.
Le film nous propose de suivre 3 individus ayant un rapport particulier avec la mort. Il y a d’abord George (Matt Damon) un médium américain renommé qui a renoncé à sa profession pour devenir ouvrier car il considère son don comme une malédiction qui l’empêche de vivre sa vie. Ensuite il y a Marie (Cécile De France), une française qui a miraculeusement survécu au tsunami qui a frappé les côtes indonésiennes et cherche depuis à en savoir plus sur ce qu’il y aurait après la mort. Enfin il y a Marcus, un jeune anglais, qui ne parvient pas à faire le deuil de son frère jumeau, décédé brutalement dans un accident…
C’est la seconde collaboration entre Clint Eastwood et Matt Damon (après l’excellent Invictus) mais le registre est totalement différent avec ce drame teinté de fantastique (et encore seuls les plus sceptiques parleront de fantastique) qui nous propose de lever le voile sur ce mystérieux au-delà, la fameuse vie après la vie chère au Dr Moody. Clint Eastwood s’est essayé à la réalisation dans à peu près tous les genres et bien souvent avec une réussite qui en ferait pâlir plus d’un, aussi j’avais hâte de voir comment il relèverait ce défi…
Et au final il ne relève pas du tout le défi attendu ! Il se contente d’énoncer des évidences (plus ou moins acceptées pour peu que l’on ait un minimum d’ouverture d’esprit) sans chercher à creuser son sujet (sans doute justement pour éviter de briser ce consensus). Je ne dis pas que le film est nul, au contraire j’ai trouvé l’idée sympa, c’est juste qu’au moment du clap de fin on s’attendrait à un véritable second souffle… Mais non juste le générique qui défile ! Du coup on doit se contenter d’un film sympathique mais creux et superficiel, si le sujet avait été traité plus en profondeur (tout en restant dans la rigueur que je qualifierai de « moodyste ») je suis convaincu que nous aurions eu le droit à un film génial, pas forcément consensuel mais abouti…
Ceci dit je sais que c’est là un terrain glissant, d’autant que j’ignore totalement quel est le point de vue de Clint Eastwood sur la question ; pour ma part je n’ai aucune honte à reconnaître accepter les théories avancées par le Dr Moody. Peut être que le fait d’être viscéralement athée et pas franchement cartésien fait que je suis ouvert à ce genre de choses… Quoi qu’il en soit avant de juger je vous suggère de vous renseigner sur la question (j’ai été plus que sceptique avant… il y a fort fort longtemps).

[DVD] Date Limite

Date LimiteVisionner un DVD est toujours un moment de suspense : passera ou passera pas ? A tel point qu’on finit par renoncer pendant un temps avant de tenter à nouveau sa chance, et coup de bol hier après-midi mon lecteur semblait d’humeur conciliante en acceptant de lire Date Limite, comédie déjantée signée Todd Phillips (Very Bad Trip).
Peter (Robert Downey Jr), architecte colérique, quitte Atlanta pour se rendre à Los Angeles au chevet de sa femme sur le point d’accoucher de leur premier enfant. Tout aurait pu aller pour le mieux si sa route n’avait pas croisée celle d’Ethan (Zack Galifianakis) un acteur en route pour Hollywood mais aussi et surtout un boulet de premier ordre ! Les deux hommes se font interdire de vol et Peter, sans pièce d’identité, ni argent, se retrouve contraint de faire la route en voiture avec Ethan… Autant vous dire tout de suite que le voyage ne sera pas de tout repos !
A l’instar de Very Bad Trip (lire ma chronique) le film est complètement barré (un peu moins que son aîné quand même) mais la comparaison s’arrête là, cette fois ce ne sont pas des amis qui partent ensemble faire la fête mais deux types que tout opposent et qui se retrouvent plus ou moins contraints et forcés (surtout pour le personnage de Peter) de partager un long et éprouvant périple. Et c’est justement de ces deux caractères contraires que les gags naissent et s’enchaînent… Là encore il faut s’armer d’une bonne dose d’humour et de second degré, c’est du lourd, du trash, mais pas du « pipi-caca » à la sauce teen-movie. Et une fois encore je me suis marré du début à la fin tant on a le droit à des scènes et des répliques cultissimes.
Je sens que je ne vais pas tarder à classer Todd Phillips parmi mes réalisateurs fétiches, je suis même prêt à lui pardonner la sinistre bouse qu’est Starsky et Hutch… A condition que Very Bad Trip 2 soit aussi fun que le premier ! A noter aussi qu’il semble vouloir faire de Zach Galifianakis son acteur vedette, en tout cas pour le moment le duo fait des étincelles…

[DVD] Buried

BuriedAfin de ne pas déroger à nos bonnes habitudes nous nous sommes offerts une pause DVD samedi après-midi avec Buried, un thriller espagnol signé Rodrigo Cortès.
Quand Paul Conroy (Ryan Reynolds), un entrepreneur américain en mission en Irak, reprend connaissance après que son convoi ait été attaqué par des insurgés il ne lui faut que quelques minutes pour comprendre qu’il est enfermé dans un cercueil, enterré vivant. Outre son briquet Zippo il n’a pour seul contact avec l’extérieur un téléphone portable à moitié chargé. Non seulement il va devoir lutter contre sa propre panique mais aussi faire face aux exigences de ses ravisseurs et subir l’impuissance et l’incompréhension d’une administration américaine complètement dépassée…
Le jeune réalisateur espagnol signe là son second film (mais le premier sorti en France) et réussi à nous scotcher à notre fauteuil avec un seul acteur présent physiquement (les autres ne sont que des voix) et pour unique décor l’intérieur dépouillé d’un cercueil. Un pari osé mais la sauce prend parfaitement et l’on partage l’angoisse et le désespoir de son personnage principal tout au long de ce huis-clos particulièrement oppressant.
Contrairement à ce que je pensais avant de le regarder le film ne souffre d’aucune longueur, il faut dire aussi que l’on assiste au calvaire du prisonnier quasiment en temps réel et plus l’oxygène manque dans le cercueil plus l’on retient notre souffle, croisant même les doigts dans l’attente du dénouement. Certes on peut relever certaines incohérences (ou de simples interrogations) mais rien qui ne nuise réellement au film. On peut aussi s’interroger sur certaines actions du personnage mais essayez de vous imaginer dans la même situation : êtes vous absolument certain d’avoir un comportement parfaitement rationnel ? Personnellement j’en doute…
A défaut d’avoir un chef d’oeuvre entre les mains je dirai que l’on a un film maîtrisé et réussi qui nous tient en haleine jusqu’à la dernière seconde. D’ores et déjà je compte bien suivre la carrière de Rodrigo Cortès et Buried restera encore longtemps dans le top 10 de mes films les plus oppressants (un genre dans lequel le cinéma espagnol semble vouloir se creuser une place d’honneur). Comme quoi il n’y a pas forcément besoin d’un budget faramineux et d’effets spéciaux hors du commun pour scotcher le spectateur, le talent compense tous les moyens techniques possibles et imaginables, Buried le prouve une fois de plus…

[DVD] Freddy – Les Griffes De La Nuit

Freddy (2010)A la veille de ce long week-end pascal j’ai décidé de m’offrir une journée de repos supplémentaire en prenant mon vendredi en récup. J’ai profité de l’occasion pour m’offrir une pause DVD avec Freddy, un remake signé Samuel Bayer d’un des piliers du cinéma d’horreur, j’ai nommé Les Griffes De La Nuit de Wes Craven.
Pas de surprises donc au niveau du scénario. Cinq ados voient leur sommeil perturbé par des cauchemars mettant tous en scène un même homme défiguré dont une des mains est prolongée par des griffes acérées en acier. Quand les premiers commencent à mourir, massacrés pendant leur sommeil, il devient  évident que leur tueur est ce monstre qui hante leurs rêves. Mais comment vaincre un ennemi qui n’existe que dans leurs rêves ? Sans doute en se replongeant dans un passé que tout le monde semble vouloir oublier. Mais combien de temps résisteront-ils au sommeil et à ses rêves mortels ?
Pas facile pour un réalisateur plutôt modeste de prendre le relai de Wes Craven et de revisiter le mythe de Freddy Krueger sans le dénaturer, si les puristes trouveront surement à redire, ne serait-ce que pour la forme, je trouve pour ma part qu’il s’en sort plutôt bien, on retrouve bien l’ambiance sombre et l’angoisse du film original.
A vrai dire c’est surtout Jackie Earle Haley (interprète de Rorschach dans Watchmen… encore un rôle masqué) qui hérite du plus gros défi : celui d’endosser le costume de Freddy à la place de Robert Englund qui a interprété Krueger durant toute la saga, du meilleur (sans contexte Les Griffes De La Nuit) au pire (l’aberrant Freddy vs Jason) ; s’il s’en sort plutôt bien il ne parvient pas à faire oublier le Freddy original, notamment du fait de l’absence totale de second degré dans son interprétation.
Impossible de ne pas comparer le remake à son modèle et, même si le film est convaincant, il lui manque un petit quelque chose pour se hisser à la hauteur de son aîné mais bon il est vrai qu’il ne bénéficie pas de l’effet de surprise à moins de ne pas connaître le film original (ce qui serait à la limite du sacrilège). Quant à savoir si ce remake était un choix judicieux ou non peu importe puisqu’il a été réalisé ; reste à savoir maintenant si l’équipe compte user et abuser de la franchise (comme peut le suggérer la fin, mais d’un autre côté c’est le genre de cliffhanger récurrent dans le cinéma d’horreur)…