Après deux films estampillés Marvel un peu décevants (pas franchement mauvais mais bien en deçà de ce à quoi on avait été habitué) on a changé notre fusil d’épaule pour aller lorgner du côté de l’écurie DC Comics et le film Green Lantern, réalisé par Martin Campbell.
Hal Jordan (Ryan Reynolds), pilote de chasse aussi téméraire qu’immature, est choisi pour rejoindre l’ordre des Green Lanterns chargé de protéger l’univers contre toute forme de menace. Hal doit maintenant apprendre à contrôler et maîtriser ses nouveaux pouvoirs (il sera brièvement formé par d’autres Green Lanterns qui ne croient guère ne lui) mais il va aussi devoir contrer les plans de Parallax, ennemi juré des Green Lanterns, qui envisage de dévaster la Terre…
Ne connaissant pas le personnage de Green Lantern j’ai abordé le film sans la moindre idée préconçue sur ce qui devait ou ne devait pas être fait afin de rester fidèle à la BD. Au final on se retrouve face à un film de super-héros plutôt classique mais efficace. Une intrigue bien ficelée, des effets spéciaux convaincants, quelques touches d’humour et surtout pas de tergiversations à n’en plus finir sur la psychologie du personnage (je pense pas que les fans de drames psycho se ruent sur les Marvel ou DC Comics alors faites ce qu’on attend de ce genre de film). Voilà de qui devrait me réconcilier avec le genre même si je ne l’ai jamais boudé malgré quelques déceptions…
Peut être vous direz-vous que trois films de super-héros en trois jours c’est un peu beaucoup mais perso je ne m’en lasse pas ; je n’ai pas été élevé à grand renfort de « japaniaiseries » à la sauce Naruto, Dragonball et autres mangas (je ne crache pas sur le genre, c’est juste que je n’adhère pas) ; ce sont les personnages de Marvel et de DC qui ont bercé ma jeunesse, donc les retrouver (ou même en découvrir de nouveaux) sur grand écran est toujours un plaisir (même si les films ne se valent pas tous).
Histoire de surfer sur le succès de son film le réalisateur a laissé entendre quece pourrait être le premier volet d’une trilogie consacrée au Green Lantern. On pourrait imaginer que le dernier film annonce la création de la Justice League of America (La Ligue des Justiciers), l’équivalent DC Comics des Avengers mais ce n’est là que pure spéculation…
Catégorie : DVD / BRD
[DVD] En attendant Les Vengeurs
Changement de registre pour notre seconde vague cinéphile puisque nous avons opté pour du tout Marvel avec les deux derniers films avant les très attendus Avengers (Les Vengeurs) ; pour que l’équipe du SHIELD de Nick Fury puisse se mettre en place il fallait encore faire connaissance avec Thor et Captain America, et c’est désormais chose faite…
Histoire de respecter l’ordre de sortie des films on a commencé par Thor, réalisé par Kenneth Branagh.
Thor (Chris Hemsworth), un puissant guerrier, est banni d’Asgard pour avoir désobéi au roi Odin (Anthony Hopkins), son père. Exilé sur Terre il est condamné à vivre parmi les humains, et notamment avec l’équipe de scientifique de Jane Foster (Natalie Portman), jusqu’à ce qu’il se soit montré digne d’Asgard. Pendant ce temps dans le Royaume des Dieux, Loki (Tom Hiddleston), le demi-frère de Thor, complote pour s’emparer du trône d’Odin…
Vu comme ça, ça peut sembler un peu embrouillé mais pendant le film tout est très clair, c’est juste que l’intrigue se déroule à la fois sur Terre et à Asgard donc pas évident de faire simple en restant concis. C’est une approche originale du personnage de Thor que nous propose Kenneth Branagh (pour coller au réalisateur on pourrait presque dire qu’il nous offre une vision shakespearienne de Thor) ; en fait hormis au début et à la fin du film, Thor est privé de ses pouvoirs, il lui appartient de se conduire comme un héros s’il veut les regagner. Donc forcément c’est un film de super-héros un peu inhabituel, axé sur les personnages plus que sur l’action pure et dure. Au final le film se laisse regarder mais je conçois qu’il puisse être un tantinet déconcertant. Un second film axé sur le personnage en tant que super-héros n’aurait sans doute pas été un luxe avant d’enchaîner sur Les Vengeurs…
Histoire de boucler la boucle on enchaîne avec Captain America, réalisé par Joe Johnston.
Alors que la seconde guerre mondiale fait rage, le jeu Steeve Rogers (Chris Evans) ne parvient pas à se faire engager en raison de son physique de gringalet. Jusqu’à ce qu’il intègre un programme scientifique ultra-secret et ne soit transformé en un super-soldat connu sous le nom de Captain America. Avec une équipe de volontaires ils vont s’efforcer de déjouer les plan de l’organisation Hydra, dirigée par Red Skull (Hugo Weaving), un ennemi plus dangereux que les forces nazies en déroute…
Là encore on nous sert un film qui est la genèse du personnage central, donc une action presque exclusivement concentrée sur la seconde guerre mondiale avec un conflit dans le conflit en quelque sorte. Pas vraiment de dimension psychologique ici, c’est l’action qui est privilégiée et la sauce prend plutôt bien (même si je trouve que le personnage de Captain America est le plus antipathique des héros Marvel que je connaisse, car un peu trop « américano-américain » justement). On ajuste le droit à quelques minutes de l’époque contemporaine au début du film (quand les équipes du SHIELD trouvent le corps) et à la fin ; avec une séquence post-générique en forme de bande annonce pour Les Vengeurs (sortie prévue pour le 25 avril en France et le 4 mai aux Etats-Unis… ça me semble louche).
[DVD] Programme 100% cocorico
Un programme 100% français pour commencer notre week-end cinéphile avec les deux films qui ont défrayé la chronique ces derniers mois, à savoir Intouchables et The Artist. A noter que je n’ai pas acheté les DVD, les films ont été téléchargés par des voies pas très légales ; je comptais (et compte encore) bien acheter le premier mais il n’est pas encore disponible sur le Territoire, quant au second j’avoue que j’étais plutôt sceptique et que je voulais me faire une idée de la chose avant de me prononcer.
On commence donc par Intouchables, un scénario inspiré d’une histoire vraie et réalisée par Eric Toledano et Olivier Nakache.
Quand Driss (Omar Sy), banlieusard un peu paumé mais débrouillard, se présente pour un emploi de garde-malade auprès du richissime Phlippe (François Cluzet), tétraplégique suite à un accident de parapente, c’est essentiellement afin de faire valider ses droits auprès des ASSEDIC. Contre toute attente Philippe lui propose le poste en période d’essai. Les deux hommes que tout oppose vont apprendre à se connaître et à s’apprécier jusqu’à devenir de véritables amis…
Avec plus de 19 millions d’entrées le film se propulse à la seconde place du classement des films français les plus populaires (il talonne de près le leader, Bienvenue Chez Les Ch’tis de Dany Boon). Un succès public incontestable pour les réalisateurs qui signent là leur quatrième collaboration. Un succès qui doit énormément au jeu des acteurs, notamment Omar Sy qui signe là son premier « grand » rôle en tant qu’acteur (une prestation fort justement récompensée par le César du meilleur acteur), mais il serait injuste de passer à côté du jeu de François Cluzet qui incarne un rôle difficile avec plein de justesse. Et justement tout est bien dosé dans le film, l’humour comme les émotions.
Après avoir vu le film il apparait évident que les deux amis pourtant improbables de prime abord se sont mutuellement trouvés et sauvés. Grâce à Philippe, Driss a pu sortir du cercle vicieux des magouilles à la petite semaine qui finissent souvent par mal tourner, quant à Philippe il a retrouvé goût à la vie grâce à la fougue et au naturel de Driss. Petit clin d’oeil après le générique de fin où l’on voit quelques images des deux complices qui ont inspiré le film, il est bien précisé que si Abdel ne travaille plus pour Philippe (et pour cause il est devenu son propre patron) les deux hommes sont restés très proches.
On enchaîne ensuite avec The Artist de Michel Hazavinicius qui fait le pari de réaliser un film muet en noir et blanc afin de coller à son scénario.
La carrière et la vie de George Valentin (Jean Dujardin), star du cinéma muet, basculent en 1929 avec l’arrivée du parlant et la crise économique tandis que de son côté la jeune actrice Peppy Miller (Bérénice Béjo) enchaîne les succès. La jeune femme, amoureuse de son idole, voudrait l’aider dans cette période sombre mais la star déchue peut se montrer difficile d’accès par arrogance et orgueil…
Si je reconnais volontiers que le pari était osé et que les acteurs ont parfaitement su s’adapter à des conditions d’interprétation inhabituelles j’aurai tout de même tendance à dire au final : « tout ça pour ça !« . Le film n’est pas désagréable (j’en ai même été le premier surpris) mais je ne suis définitivement pas convaincu qu’il mérite ses 52 récompenses, parmi lesquelles 5 Oscar dont les 3 plus « prestigieux » : meilleur film, meilleur réalisateur et meilleur acteur… D’ailleurs si l’on regarde le box office les chiffres parlent d’eux mêmes, 19,2 millions d’entrées pour Intouchables (et « que » 12 récompenses à son actif) contre moins de 3 millions d’entrées pour The Artist ; le choix du public est indiscutable. J’en vois encore qui me diront que les deux films ne s’adressent pas forcément au même public mais c’est typiquement le genre d’objection que je me plais à balayer d’une pichenette méprisante…
C’est la troisième collaboration entre Michel Hazavanicius et Jean Dujardin (après les deux OSS117) et leur premier film « sérieux« . On peut aussi noter que le réalisateur s’est aussi offerts les services de certains grands noms du cinéma américain (John Goodman et James Cormwell) ; mention spéciale au Parson Russel Terrier, Uggy, qui a lui aussi eu sa récompense pour ce qui fut son dernier rôle avant sa retraite…
Pour finir je dirai que de nombreuses stars du cinéma muet n’ont pas « survécues » à l’avènement du cinéma parlant (et encore je ne parle pas des acteurs et actrices qui refusaient de croire que le parlant était l’avenir de la profession). Seuls les plus grands ont réussis à tirer leur épingle du jeu : Charlie Chaplin, Laurel et Hardy, Les Marx Brothers…
[DVD] Very Bad Trip 2
Nouvelle pause DVD mercredi soir mais changement total de registre puisque nous avons opté pour Very Bad Trip 2 de Todd Philips.
Alors que Stu (Ed Helms) prépare son mariage en Thaïlande, il décide de passer une nuit sur la plage ses complices, Phil (Bradley Cooper), Doug (Justin Bartha) et Alan (Zack Galifianakis), invité de dernière minute un peu à contre coeur. Teddy (Mason Lee), le jeune frère de la future mariée, se joint à eux. Le lendemain matin, Phil, Alan et Stu se réveillent dans un hôtel minable au coeur de Bangkok, incapables de se souvenir de leur nuit qu’on devine chaotique. Et, cerise sur la gâteau, Teddy a disparu ! Les trois amis se lancent à sa recherche (et à la recherche de leurs souvenirs) en espérant le retrouver avant le mariage…
Comme vous pourrez le constater le scénario est quasiment une copie conforme du premier opus (lire ma chronique), seul le cadre change. La recette aussi reste la même, une succession de gags politiquement incorrects, un humour gras et lourd (sans toutefois sombrer dans le « pipi-caca » de bas-étage). Après c’est à chacun de voir midi à sa porte, on aime ou pas, mais au moins on sait à quoi s’attendre, nul ne pourra reprocher au réalisateur de ne pas avoir annoncé la couleur… Faudrait vraiment avoir un grave déficit neuronal pour s’attendre à un film hautement raffiné !
Pas grand chose à ajouter concernant ma critique du film, je pourrai aussi faire un copier-coller de ma chronique du premier opus mais au lieu de ça je me contenterai de dire que je trouve ce genre de film franchement jubilatoire. A noter toutefois, en guest star, la présence du singe Crystal, une femelle capucin qui est une véritable star à Hollywood puisqu’elle engrange pas moins d’une vingtaine de films, dont certains blockbusters (George De La Jungle, Dr Doolittle, Une Nuit Au Musée 1 et 2, 3h10 Pour Yuma…).
Pour terminer cette courte chronique l’équipe du film travaille déjà sur un troisième et dernier volet qui devrait voir le jour en 2013. Toutefois le scénario promet d’être plus original et axé sur le personnage d’Alan. Au passage le trio d’acteur rafle la mise puisque leur salaire passera de 1 million $ pour le premier film à 15 millions $ pour ce troisième volet. Mais bon quand on compare le budget (80 millions pour le second film) au box office (255 millions pour ce même film), nul doute que l’investissement sera très vite rentabilisé.
[DVD] Sucker Punch
Petite pause DVD mardi soir avec le film Sucker Punch de Zack Snyder (à qui l’on doit déjà 300 et Watchmen notamment).
Babydoll (Emily Browning) est internée en hôpital psychiatrique après avoir accidentellement tué sa petite soeur qu’elle tentait de protéger de son beau père. L’établissement, tenu par le Dr Gorski (Carla Cugino) et le chef infirmier Blue (Oscar Isaac) sert surtout de couverture à un lupanar dans lequel les filles sont exploitées sans ménagement. La seule chance de survie pour Babydoll est de fuir. Pour y parvenir elle découvre que sa danse semble avoir un pouvoir quasi hypnotique sur les spectateurs tout en la plongeant dans un univers imaginaire d’où elle peut organiser son évasion avec quatre complices ; mais elles doivent se montrer prudente, un échec dans le monde imaginaire peut être lourd de conséquence dans la réalité…
J’avais entendu parler de ce film et la bande-annonce m’avait paru sympa mais je n’avais jamais vraiment pris le temps de me pencher sur la question plus en détail ; finalement ce seront les soldes à Compact qui m’auront décidé à acheter le DVD (et aussi la nécessité de refaire « le plein » pour se substituer à la TV). Autant vous prévenir d’entrée de jeu ce film est inclassable, le fantastique y est omniprésent mais il ne se « limite » pas à ça. Dans le même ordre d’avertissement préalable c’est typiquement le genre de film qui ne laissera personne indifférent, vous aimerez ou vous détesterez !
Et moi donc dans tout ça ? Ne sachant pas trop à quoi m’attendre j’ai été un peu surpris au début mais j’ai rapidement accroché au « délire » du réalisateur. Les différents mondes imaginaires que traversent les quatre héroïnes sont visuellement superbement rendus (parfois ça fait un peu penser à un gigantesque jeu vidéo), l’intrigue n’est pas aussi complexe qu’il n’y parait (même si les interprétations peuvent être multiples, à chacun son feeling), la bande son, très rock, colle impeccablement au film (je dirai même qu’elle apporte une dimension supplémentaire au visuel). N’y allons pas par quatre chemins j’ai adoré !
Pour l’anecdote c’est le premier « film d’auteur » de Zack Snyder (je me régale déjà de voir les puristes/intégristes frôler l’infarctus en me voyant utiliser l’expression film d’auteur pour définir Sucker Punch… Même je ne dois pas avoir des masses de ces intégristes culturels parmi mes lecteurs, les plus tenaces ont dû fuir depuis longtemps). Pour revenir à mon propos je veux dire par là que c’est la première fois que Zack Snyder réalise un film ne s’inspirant d’aucun support (BD, romans…) existant. Au final il réussit un film hors norme qui aurait certainement mérité de mobiliser d’avantage de spectateurs, mais c’est aussi le prix à payer quand on s’égare de la meute formatée…
[DVD] Rango
Pour notre séance DVD de samedi nous avons joué la carte 100% divertissement avec Rango de Gore Verbinski, qui signe ici son premier film d’animation.
Un caméléon n’ayant jamais quitté son terrarium se retrouve, par accident, perdu en plein désert de Mojave. Son errance le guide jusqu’à la petite ville de Poussière, dont les habitants souffrent, plus que jamais, d’une terrible sécheresse et pourraient voir en cet étranger, leur sauveur… Sauf que notre Rango est tout sauf un héros, à moins que…
D’entrée de jeu je peux vous assurer que pour un coup d’essai le réalisateur réussit un véritable coup de maître. Tout dans ce film est réussi, qu’il s’agisse de l’intrigue (relativement classique), des personnages tous traités avec soin et profondeur (certainement le point fort du film), de l’animation véritablement bluffante (que l’on doit quand même à ILM, la société de George Lucas) et, cerise sur le gâteau, des nombreux clins d’œil cinématographiques qui jalonnent le film. Un succès critique et public récompensé par l’Oscar du meilleur film d’animation lors de la dernière grand-messe du cinéma ; pas mal pour un coup d’essai (d’autres trophées ont récompensé le film, je ne cite que le plus prestigieux pour faire court) !
Si le film lorgne plutôt du côté du western, et plus précisément du western spaghetti cher à Sergio Leone, ses nombreux clins d’oeil au cinéma ratissent large, d’Apocalypse Now à Star Wars en passant, bien évidemment, par la Trilogie du Dollar (de Sergio Leone, avec Clint Eastwood dans le rôle principal). Qui plus est l’animation permet de se jouer librement des règles du genre…
Pour l’anecdote ce n’est pas la première collaboration entre Gore Verbinski et Johnny Depp (qui double Rango dans la version originale), puisque le réalisateur a déjà dirigé l’acteur sur les trois premiers volets de Pirates des Caraibes (et qu’ils travaillent actuellement ensemble sur The Lone Ranger). A noter aussi que Gore Verbinski s’offre les services de Hans Zimmer (l’un des plus célèbres compositeurs de musique de film du moment) pour la musique de son bébé. Bref on ne peut pas lui reprocher de ne pas y avoir mis les moyens…
Bref un film que je ne peux que vivement vous conseiller, son humour ne devrait laisser personne indifférent, petits et grands découvriront avec plaisir Poussière et ses habitants.
[DVD] Harry Potter & Les Reliques De La Mort
Un seul film au programme de notre après-midi de dimanche mais pas loin de 4h30 de spectacle puisque l’on s’est fait Harry Potter & Les Reliques De La Mort (première et deuxième parties) avec David Yates aux commandes (qui a déjà assuré la réalisation des deux précédents films).
Alors que la menace de Voldemort (Ralph Fiennes) se fait de plus en plus pesante, Harry (Daniel Radcliffe) et ses acolytes, Ron (Rupert Grint) et Hermione (Emma Watson), préparent la résistance. Mais plutôt que d’attaquer de front leur adversaire et ses alliés ils vont d’abord chercher à l’affaiblir en localisant et détruisant des artefacts renfermant une partie de son essence magique. Au cours de leur quête ils affronteront maints dangers qui mettront leur indéfectible amitié à l’épreuve…
Avec ce film la saga Harry Potter trouve une conclusion en forme d’apothéose, le choix de le présenter en deux parties permet au réalisateur de peaufiner son scénario (franchement je vois mal comment il aurait pu amputer son film ne serait-ce que d’une petite demie heure). Pour notre plus grand plaisir on retrouve toute la magie qui faisait quelque peu défaut au film précédent (Le Prince De Sang-Mêlé) et une certaine noirceur à laquelle on est désormais habitué. Je n’ai pas lu les bouquins (et ce n’est sans doute pas plus mal pour apprécier pleinement les films) mais je trouve que cet ultime opus est une totale réussite (même si je regrette que le personnage de Ginny n’ait pas une place plus importante).
Ce dernier film fait de nombreuses références aux précédents et j’avoue très humblement que parfois j’ai été un peu largué n’ayant pas vu et revu la saga histoire de patienter entre deux films. Je ne voulais pas m’offrir le DVD avant qu’il ne sorte en coffret avec les deux parties, ça aurait trop frustrant de devoir attendre 6 mois entre les deux films pour découvrir la fin de la saga…
Amusant de voir l’évolution des acteurs au fil des films, si dans l’univers Harry Potter il s’est écoulé 7 ans depuis sa première visite à Poudlard, ce sont 10 années bien réelles qui séparent le premier film du dernier et forcément les jeunes acteurs sont devenus des adultes pendant ce laps de temps… Pour ma part je n’ai pas trouvé que cela nuise aux films, on va mettre la maturité des personnages sur le compte des épreuves qu’ils traversent et hop laissons la magie opérer !
Si pour JK Rowling la saga Harry Potter est close (pour le moment, des rumeurs d’un huitième livre circulent depuis déjà quelques temps çà et là), d’autres décident de faire durer le mythe de façon plus ou moins officielle, c’est le cas de l’écrivain G. Norman Lippert qui lance (avec les encouragements de JK Rowling) la saga James Potter (le fils de Harry et Ginny), non encore disponible « officiellement » en version française ; tout ce que je peux lui souhaiter c’est de connaître le même succès que son illustre aîné.
[DVD] Week-end en mode Full DVD
Mort de la TV oblige on a transformé le bureau en home cinéma et le PC en lecteur DVD/TV. On va maintenant jongler entre les DVD en stand-by (la source va rapidement se tarir) et les TV-replay et téléchargements pour les séries TV ; si la situation devait s’éterniser je me pencherai sans doute sur les sites de streaming…
Inutile d’envisager de faire réparer la TV, on va dire qu’elle est morte de sa belle mort (fin de vie matérielle), reste maintenant à savoir combien de temps durera le blackout. Les finances n’étant pas au beau fixe il est clair que je vais revoir mes ambitions à la baisse quant à la nouvelle TV (mais bon y’a quand même un « minimum vital » au dessous duquel je ne descendrais pas… Lentement mais sûrement je vais faire le tour de la place pour me faire une idée des prix ; dans le meilleur des cas j’espère pouvoir m’offrir ce « petit » plaisir en avril, sinon… Bin ça prendra le temps que ça prendra…
Notre journée cinévore commence avec Super 8, réalisé par JJ Abrams (créateur de la série Lost) et produit par Amblin Entertainment (Steven Spielberg).
Alors qu’un groupe d’adolescents tournent un film amateur ils sont témoins d’une catastrophe ferroviaire. Rapidement l’armée investit les lieux et semble chercher à étouffer l’affaire tandis que les phénomènes étranges et les disparitions se multiplient en ville. Il semblerait que quelque chose se soit échappé du train accidenté et que cette chose soit particulièrement dangereuse, à moins que le danger ne soit ailleurs…
A l’époque (pas si lointaine que ça) la bande annonce m’était apparue fort prometteuse et laissait planer de nombreuses questions, au final on se retrouve face à un film fantastique assez classique mais plutôt bien maîtrisé avec une petite touche « eighties » fort sympathique. Les jeunes acteurs (mention spéciale à Joel Courtney et Elle Fanning) sont excellents et jouent avec justesse leur rôle respectif. On peut toutefois regretter un certain manque de profondeur, peut être que certains aspects de l’intrigue auraient mérité un traitement un peu plus poussé, mais le film reste globalement réussi et agréable.
Les Tuche
Changement total de registre puisqu’on enchaînera avec Les Tuches, une comédie signée Olivier Baroux (le complice de Kad Merad).
Les Tuche (Jean Paul Rouve et Isabelle Nanty) vivent (ou plutôt vivotent) avec leurs trois enfants dans un bled paumé du Nord de la France, leur vie bascule le jour où ils gagnent 100 millions à la loterie et décident de s’installer à Monaco. Reste maintenant à s’intégrer et à se faire accepter par la principauté…
Une comédie « franchouillarde » qui se laisse regarder sans apporter quoi que ce soit de nouveau au genre. Le divertissement est réussi mais on a quand même l’impression que le réalisateur comme les acteurs se sont contentés du minimum syndical, mention spéciale toutefois à la belle brochette de seconds rôles (dont Jérôme Commandeur, Guy Lecluyse, Omar Sy, Kad Merad…).
X-Men – Le Commencement
Retour au fantastique pour achever notre journée cinéma avec X-Men – Le Commencement, réalisé par Matthew Vaughn et qui nous permet de découvrir les débuts du Professeur X et de Magneto.
Charles Xavier (James McAvoy) croise la route d’Erik Lehnsherr (Michael Fassbender) tandis que tous deux traquent Sebastian Shaw (Kevin Bacon) et ses mutants. Ils vont essayer de regrouper un maximum de mutants pour empêcher Shaw de déclencher une troisième guerre mondiale qui serait fatale à l’humanité…
Autant je trouvais l’idée du concept X-Men – Origins purement commercial (ce qui ne veut pas dire que les résultats sont ou seraient mauvais) autant j’estime que ce film est la préquelle idéale à la saga des X-Men. Après tout ce sont les deux personnages clès de la série, ceux qui seront à l’origine de tout ; il est donc intéressant de découvrir comment ils sont devenus amis, puis ennemis…
Cerise sur le gateau le film est une totale réussite, avec son lot de mutants (certains que l’on a croisé dans les films précédents, d’autres encore inédits) et un scénario en béton dans lequel les relations entre Charles (qui deviendra le Professeur X) et Erik (Magneto) jouent un rôle essentiel sans toutefois éclipser l’intrigue pure et dure. On notera au passage que si Erik poursuit une vengeance personnelle contre Shaw, son (futur) discours sera le même…
Si je devais me mettre dans la peau d’un mutant j’avoue que le camps de Magneto serait susceptible de m’attirer ; après tout si les humains veulent nous craindre et nous traquer autant leur rendre la politesse… Mais bon je vous rassure je ne suis pas un mutant… Et en plus je ne sais pas comment joindre Magneto…
[DVD] L’Assaut
Les hasards de la programmation de Canal+ ont voulu que hier soir nous avions le droit à la diffusion du film L’Assaut, réalisé par Julien Leclerq. Film qui retrace la prise d’otage de l’Airbus A300 d’Air France reliant Alger à Paris (vol AF8969) par des terroristes du GIA et l’assaut des forces du GIGN contre l’appareil… Autant dire que, après la lecture de Mort Ou Vif, je suis resté dans le bain du terrorisme islamiste !
Petit rappel des faits pour commencer. Le 24 décembre 1994 quatre terroristes du GIA pénètrent dans un avion d’Air France devant relier Alger à Paris et en prennent le contrôlent après avoir abattu un policier algérien qui se trouvait parmi les passagers. Tandis que les négociations avec le gouvernement algérien s’enlisent l’avion reste cloué au sol, il faudra que deux autres passagers, dont un français, soient exécutés pour que l’appareil puisse décoller vers Marseille. En France les équipes du GIGN du commandant Favier (Grégori Derangère) se préparent à prendre l’appareil d’assaut, assaut qui sera mené, le 26 décembre, par le soldat Thierry Prungnaud (Vincent Elbaz) et ses hommes…
Le réalisateur a réussi à éviter de tomber dans le piège du film « à l’américaine » (j’veux pas être méchant mais à quelques exceptions près on n’est pas vraiment des spécialistes du film d’action) pour coller à la réalité et s’attacher aux hommes et plus particulièrement aux soldats du GIGN. Certes le résultat n’est pas forcément des plus spectaculaire mais ce côté réaliste (l’équipe du film a été formée et entraînée par le GIGN et a rencontré certains membres ayant participé à l’opération) ne fait que rendre un hommage encore plus vibrant à ces gendarmes d’élite dont la devise est : « sauver des vies au mépris de la sienne« .
Pour la petite histoire l’opération a été (et est encore) unanimement reconnue comme l’un des plus grand succès du GIGN, il faut dire que le bilan est sans appel, les 164 passagers et membres d’équipage ont été évacués vivants (13 blessés) pendant l’assaut et les 4 terroristes ont été abattus. Et pour couronner le tout on ne déplore aucune perte chez les hommes du GIGN, « juste » 11 blessés dont 9 grièvement.
Par contre cette prise d’otage sera le prélude à une vague d’attentats menés par le GIA en France entre juillet et octobre 1995 (le seul à être meurtrier sera ce »lui contre la ligne RER B à la gare Saint-Michel qui fera 8 morts et 117 blessés en juillet). Le commanditaire de ces diverses attaques, Khaled Kelkal, sera battu en septembre au cours d’une fusillade l’opposant à l’EPIGN. Et pour finir avec ces petits rappels « historiques » déjà à l’époque un groupe terroriste proche de Al Qaïda (le GIA en l’occurrence) avait songé à utiliser un avion de ligne comme une bombe (l’idée des terroristes était de faire le plein à Marseille avant de faire s’écraser l’appareil sur la Tour Eiffel)… On connait la suite…
Voilà qui ne fait que confirmer ce que j’ai déjà exprimé lors de ma chronique sur Mort Ou Vif, ces gens-là, prêts à sacrifier des innocents, ne méritent aucune considération et encore moins de pitié ! Je voudrai juste préciser que j’applique le même raisonnement à toute forme de terrorisme et pas uniquement aux fanatiques décérébrés qui se revendiquent de l’Islam (ils feraient bien de relire le Coran ces abrutis)…
[DVD] Le Discours D’un Roi
Notre unique pause cinéphile du weekend aura été pour le film de Tom Hooper, Le Discours D’un Roi… A défaut d’avoir eu la quantité on peut se consoler en se disant que la qualité aura été au rendez-vous.
Le Duc d’York, Albert (Colin Firth), fils cadet du roi George V, souffre de bégaiement et perd tout ses moyens quand il doit prononcer un discours. Un handicap qui tend à le rendre facilement colérique. Il a déjà consulté de nombreux spécialistes sans succès jusqu’à ce que son épouse (Helena Bonham Carter) ne fasse appel à un thérapeute du langage aux méthodes peu conventionnelles mais dont les résultats sont éloquents (Geoffrey Rush). Si au départ les relations entre les deux hommes sont plutôt tendues il va progressivement naître entre eux une amitié indéfectible tandis que de plus en plus le Duc d’York est pressenti, presque malgré lui, pour succéder à son père alors que les affres de la seconde guerre mondiale menacent le royaume…
Je ne saurai dire ce qui m’a attiré dans ce film, sans doute une part de curiosité face à son immense succès autant critique (l’an dernier il a raflé la mise partout où il a été en compétition, dont 4 Oscar)) que public ; c’est vrai que, à la base, ce n’est pas franchement le genre de film qui retient mon attention (à tort ou à raison… mais j’assume). En l’occurrence je reconnais humblement que j’aurai eu tort de passer à côté d’un spectacle d’une telle qualité. Pas d’action à tout-va, pas de suspense à couper au couteau… Et pourtant on ne s’ennuie pas une minute, tout le film repose sur la justesse du jeu des acteurs qui nous touchent droit au coeur. Bien sûr il y a en premier lieu le duo formé par Colin Firth en noble bègue et colérique, et Geoffrey Rush en thérapeute au flegme indémontable 100% british mais il ne faut pas non plus oublier l’épouse, Helena Bonham Carter, qui, même si elle se tient en retrait du fait du protocole, n’en est pas moins omniprésente pour soutenir son mari. Ca fait du bien de temps en temps de pouvoir se régaler d’un film qui doit toute son efficacité au seul jeu de ses acteurs, sans user et abuser d’artifices ; ceci dit je ne crache pas non plus sur un bon thriller bourré d’action ou un film fantastique truffé d’effets spéciaux, disons que Le Discours D’un Roi est le genre de film qui nous fait réellement prendre conscience de la difficulté du métier d’acteur.
Si le film s’arrête sur l’entrée en guerre du Royaume-Uni et le fameux discours de George VI, le souverain portera la couronne jusqu’à sa mort en 1952 et sera, tout au long de son règne, assisté de son thérapeute et ami Lionel Logue. C’est sa fille, Elisabeth II (que l’on aperçoit enfant dans le film), qui lui succédera et qui, aujourd’hui encore, occupe Buckingham Palace.


