[DVD] Films en vrac…

Films en vrac
Devil Inside

Petit détour par la case fantastique pour notre première escapade cinéphile avec Devil Inside de William Brent Bell.
En 1989 la police reçoit un appel d’une femme, Maria Rossi (Suzan Crowley), qui affirme avoir tué trois personnes. Trois religieux ont en effet été assassinés alors qu’ils tentaient d’exorciser Maria. Arrêtée et reconnue irresponsable elle est transférée dans un établissement psychiatrique réservé aux criminels. Vingt ans plus tard, sa fille, Isabella (Fernanda Andrade), décide de se rendre en Italie afin de découvrir la vérité sur ce drame et surtout si sa mère est folle ou si elle est effectivement possédée par un démon. Outre Michael (Ionut Grama), son ami qui filme l’intégralité de l’enquête d’Isabella, la jeune femme pourra compter sur l’aide de Ben (Simon Quaterman) et David (Evan Helmuth), deux religieux qui pratiquent des exorcismes dans les cas non reconnus par l’église…
Un film de plus qui décide de surfer sur la mode du vrai faux documentaire en misant à la fois sur un budget réduit (un million de dollars) et un casting composé d’illustres inconnus. Ajoutez un scénario supposé « basé sur des faits réels » (effectivement la base, à savoir le triple meurtre, est bien issu d’un fait divers ; quant au reste…) et une accroche bien criarde genre « Le film que le Vatican voulait interdire » (alors que ledit Vatican a simplement précisé qu’il ne souhaitait pas communiquer sur la question des exorcismes). Et une fois de plus la recette miracle fonctionne puisque le film sera rentabilisé dès sa première séance pour finir avec une recette totale de 53 millions de dollars !
Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire quand j’ai eu à chroniquer Le Rite les films d’exorcismes se suivent et se ressemblent sans jamais égaler L’Exorciste de William Friedkin. Et celui-ci ne déroge pas à la règle en nous laissant une impression de déjà vu malgré quelques trouvailles visuellement sympathiques (notamment les victimes possédées désarticulées). A part ça le film se situe dans la moyenne du genre, ni pire, ni meilleur que ses prédécesseurs…

La Couleur Des Sentiments

Retour à du concret et petit voyage dans le temps pour notre séance suivante puisque nous opterons pour La Couleur Des Sentiments de Tate Taylor.
Aux Etats-Unis, dans les années 60, si l’esclavage a disparu la discrimination raciale reste de mise, surtout dans les états du sud. Toutes les familles aisées ont leur lot « nègres » à leur service pour assurer les tâches du quotidien à leur place. Quand Skeeter (Emma Stone) revient à Jackson (Mississippi), fraîchement diplômée en journalisme, elle a du mal à s’intégrer à la masse de ses anciennes amies qui vivent cet état de fait comme s’il leur était dû. La jeune femme décide de consacrer un livre à ces « bonnes » afin de recueillir leurs témoignages, reste à trouver des volontaires qui accepteront de se confier à elle. Bravant les risques et les interdits, Aibileen (Viola Davis) et Minny (Octavia Spencer) vont tout déballer à la jeune femme. Mais son éditrice souhaite avoir d’avantages de témoignages avant de publier le livre…
En voyant ce genre de film je suis toujours sidéré de me dire que cela se passait dans les années 60, incroyable d’imaginer que les mentalités aient été aussi rétrogrades et coincées il y a à peine 50 ans (Il faudra attendre 1967 pour que les lois justifiant la ségrégation raciale soient enfin abolies ; sur le papier en tout cas, dans les faits aucune loi ne peut éradiquer le racisme) ; et dire que ces gens-là voudraient donner des leçons de moralité au monde entier ! Fin de mon aparté/coup de gueule.
Retour au film donc. Pour info il est l’adaptation du roman homonyme de Kathryn Stockett publié en 2009 et best seller mondial (et qui figure accessoirement dans mon stock à lire numérique). Le film jongle habilement entre la comédie et l’émotion en jouant sur les contrastes entre les personnages et notamment en se moquant (sans méchanceté) de ces riches blancs qui se croient tout permis au nom de la couleur de leur peau et des habitudes… Le film repose sur les épaules du trio d’actrices principales qui est criant de vérité et de justesse dans son interprétation.

Le Territoire Des Loups

Nouveau changement de registre pour un film d’aventures nettement plus contemporain avec Le Territoire Des Loups de Joe Carnahan.
Comme nombre de ses comparses employés par les compagnies pétrolières en Alaska, John Ottway (Liam Neeson) cherche à fuir ou à oublier son passé. Son job consiste à éliminer les prédateurs qui s’approcheraient un peu trop des sites occupés par son employeur. Lors d’un transfert aérien vers Anchorage leur appareil s’écrase, ils ne sont que sept survivants perdus au milieu de nulle part, au coeur d’un désert enneigé. Outre une nature hostile et les tensions ils vont devoir faire face à une meute de loups bien déterminés à se débarrasser de ces intrus qui empiètent sur leur territoire. C’est tout naturellement que John Ottway prend la tête du petit groupe pour essayer de les protéger d’un ennemi qu’il connaît bien…
Une intrigue bien ficelée, sans temps morts dans laquelle les loups ont certes le mauvais rôle mais bon on est pas là pour faire de la pub pour la cause écolo. Des acteurs convaincants menés par un Liam Neeson tourmenté à souhait qui va, peu à peu, retrouver goût à la vie dans l’adversité. Pour l’anecdote je signalerai que, dans un souci de réalisme, le réalisateur a tourné le film dans le grand nord canadien, les paysages sont certes grandioses mais ça caille un peu, l’équipe a dû s’habituer à ce climat hostile…
Si vous trouvez que la fin du film est un peu trop ouverte et que vous n’avez pas envie de vous creuser les neurones à imaginer une suite alors laissez défiler le générique, à la toute fin vous aurez quelques secondes d’images supplémentaires qui devraient vous renseigner quant à l’issue de la confrontation…

Planète 51

On continue à faire dans la mixité des genres avec un petit détour par l’animation et Planète 51 de Jorge Blanco.
Quand le Capitaine Chuck Baker débarque sur la planète 51 pour y planter le drapeau américain il est loin de se douter qu’elle est habitée et que du coup l’alien c’est lui ! Heureusement il pourra compter sur l’aide de Lem et quelques autres autochtones pour échapper à l’armée qui le poursuit et tenter de regagner en un seul morceau la Terre…
L’idée de placer un humain dans le rôle de l’alien est plutôt sympathique et l’animation permet de se livrer à toutes sortes de délires visuels. Outre les habitants de cette fameuse planète 51, les décors et technologies sont un curieux mix entre les fifties et un avenir lointain. Bref vous aurez le droit à un excellent divertissement familial truffé de clin d’oeil plus ou moins évident aux grands films de SF (Alien, Star Wars, ET, Wall-E…) ; idéal pour partager une soirée dans la bonne humeur et sans prise de tête…
Une preuve de plus que même des studios plus modestes, en l’occurrence Ilion Animation Studios situé à Madrid, peuvent produire une animation de qualité au même titre que les géants que sont Pixar et Dreamworks ; pour une première production (et le premier film du réalisateur) on peut dire que l’essai est largement transformé. Le film a tout de même bénéficié d’un budget conséquent (70 millions de dollars) mais peut se targuer de plus de 105 millions amassés au box office mondial.

Le Bruit Des Glaçons

N’allez pas croire que je boude le cinéma français, bien au contraire j’ai pour lui la plus haute estime (quand on n’essaye pas de faire du made in Hollywood sauce cocorico). Aucun risque de tomber sur ce genre de sous-produit avec Le Bruit Des Glaçons de Bertrand Blier.
Charles Faulques (Jean Dujardin) est un écrivain en panne d’inspiration depuis le départ de sa femme. Il erre dans sa grande maison agrippé à son seau à glace et à sa bouteille de blanc, il partage son toit avec Evguenia (Christa Theret), sa jeune maîtresse, et Louisa (Anna Alvaro) la gouvernante. Un jour un inconnu (Albert Dupontel) frappe à sa porte et se présente comme étant son cancer, de passage histoire de faire connaissance avant de le tuer…
Bon c’est vrai que le pitch est plutôt curieux (c’est d’ailleurs en partie ce qui m’a attiré, un plus d’un excellent réalisateur et d’un duo d’acteurs prometteur), n’allez surtout pas vous imaginer un film d’auteur pompeusement intello, certes le film est déroutant mais reste accessible à tous. Le réalisateur évite de sombrer dans le mélo, jouant même la carte de la comédie, essentiellement via des échanges croustillants entre Dujardin et Dupontel. Encore un bel exemple de cinéma 100% franco-français de haut de gamme.

Ghost Rider 2 – L’Esprit De Vengeance

Et on finit comme on a commencé avec une touche de fantastique estampillée Marvel, avec Ghost Rider 2 – L’Esprit De Vengeance, de Mark Neveldine et Brian Taylor.
Johnny Blaze (Nicolas Cage) essaye de lutter contre l’esprit du Ghost Rider qui le hante. Quand Moreau (Idris Elba) le contacte afin qu’il l’aide à retrouver Danny (Fergus Riordan), un enfant au centre d’une obscure prophétie, enlevé par Carrigan (Johnny Witworth), un trafiquant d’armes à la solde de Roarke (Ciaran Hinds), un émissaire du Diable ; seul le Ghost Rider peut localiser et sauver l’enfant…
Le premier opus ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable mais restait regardable alors que cette suite frôle la catastrophe à tout point de vue. Un scénario inexistant, Nicolas Cage qui en fait des tonnes et passe plus pour un psychotique limite crétin que pour un héros tourmenté par sa dualité (à noter toutefois qu’il a perdu l’horrible moumoute qu’il portait dans le premier film, mais c’est bien le seul point positif), des effets spéciaux plus que quelconques… Bref rarement (voire jamais) une licence Marvel n’aura été aussi malmenée ! A croire que ce n’est pas seulement le personnage du Ghost Rider qui est maudit mais tout film qui oserait s’en approcher… A fuir de toute urgence !

[DVD] Films en vrac…

Films en vrac

The Three Stooges (Les Trois Corniauds)

Depuis Mary A Tout Prix je suis un inconditionnel de l’humour des frangins Farrelly (Peter et Bobby) même si je reconnais volontiers que leurs films sont très inégaux, aussi, quand j’ai découvert leur dernier film au hasard de mes pérégrinations sur le web, The Three Stooges (Les 3 Corniauds en français mais je pense qu’il était plus judicieux de conserver le titre original), hommage au trio comique homonyme à l’origine de plus de 200 courts métrages entre 1930 et 1970.
Moe (Chris Diamantopolous), Larry (Sean Hayes) et Curly (Will Sasso) sont les enfants terribles de l’orphelinat qui les a recueilli, tant et si bien que jamais une famille n’a osé les adopter. Des années plus tard ils vivent toujours dans leur orphelinat en rendant de menus services çà et là. Quand ils apprennent que l’établissement est menacé de fermeture ils décident de tout mettre en oeuvre pour amasser les fonds nécessaires mais entre la volonté et la réalité il y a un pas énorme pour ces trois glandeurs aussi incapables que gaffeurs…
Perso j’ai découvert Les 3 Stooges via un jeu vidéo, leur humour est très inspiré du vaudeville, mêlant les trois héros à des situations abracadabrantes dont ils se sortent à grand renforts de gags et de claques. A ce titre le film reste fidèle à l’esprit de la troupe donc forcément si vous espérez un humour subtil et raffiné passez votre chemin ! Une fois ce postulat accepté vous serez en mesure de juger le film à sa juste valeur, une comédie familiale burlesque plutôt sympathique même si elle n’a rien de révolutionnaire ; tout repose sur les épaules du trio d’acteurs dont chacun à une personnalité bien définie qui contribue à la solidité de l’ensemble. Un bel hommage à un cinéma oublié depuis bien longtemps…

Comme Un Chef

On reste dans la comédie mais retour en France pour notre prochaine séance puisque nous opterons pour la comédie culinaire de Daniel Cohen, Comme Un Chef.
Jacky Bonnot (Michael Youn) est un passionné et un virtuose des arts culinaires mais malheureusement par nécessité il est contraint de se rabattre sur des petits boulots qu’il ne parvient pas à garder. Le hasard le fait rencontrer Alexandre Lagarde (Jean Reno), chef étoilé qu’il idolâtre et qui décide de lui donner sa chance dans son restaurant. Ensemble ils vont devoir essayer de sauver l’établissement et préserver la gastronomie qu’ils défendent des ambitions du groupe financier propriétaire du restaurant…
C’est tout à fait par hasard que je suis tombé sur ce film dont je n’avais jamais entendu parler auparavant, ayant envie de « légèreté » je me suis laissé tenter. Sans forcément rire aux éclats on passe un bon moment d’autant uqe Michael Youn ne fait pas dans la démesure pour une fois. Un concept qui pourrait rappeler par certains aspect L’Aile Ou La Cuisse dans l’opposition entre la gastronomie traditionnelle et les nouvelles tendances (ici la cuisine molécullaire a remplacé la bouffe industrielle). A voir pour passer un moment sympa sans prise de tête…

L’Arnacoeur

On reste en France pour la suite du programme mais l’on va lorgner du côté des comédies romantiques avec L’Arnacoeur de Pascal Chaumeil.
Alex (Romain Duris) est un briseur de couple professionnel mais il ne brise que les couples « foireux ». Toutefois face au besoin d’argent il accepte de séduire Juliette (Vanessa Paradis) afin de l’empêcher d’épouser Jonathan (Andrew Lincoln) alors que le couple semble tout avoir pour être heureux. Mais la tâche va s’avérer plus ardue que prévue et surtout lui réserver bien des surprises…
Une comédie romantique tout ce qu’il y a de plus classique et donc forcément prévisible mais qui réussit à éviter de sombrer dans la mièvrerie sentimentaliste ; du coup comme souvent avec ce genre de film, même si c’est vu et revu, la sauce prend plutôt bien. Je ne suis un inconditionnel ni de Romain Duris (je lui reconnais quelques bons films mais aussi des trucs profondément chiants) ni de Vanessa Paradis (idem avec un peu moins de trucs chiants) mais ils sont plutôt convaincant dans leur rôle respectif. Surprenant par contre de croiser Andrew Lincoln dans un rôle moins physique que ses rôles pour la télévision tels que dans The Walking Dead ou encore Strike Back.

La Colère Des Titans

Changement total de registre puisque nous revisiterons la mythologie grecque avec La Colère Des Titans de Jonathan Liebesman, la suite du Choc Des Titans, réalisé lui par Louis Leterrier.
Alors que Persée (Sam Worthington) entend vivre paisiblement sa vie d’humain auprès de son fils il est contacté par son père, Zeus (Liam Neeson), qui l’informe que les dieux et les humains sont menacés par un complot ourdi par Ares (Edgar Ramirez) et Hades (Ralph Fiennes) qui entendent réveiller Kronos le seigneur des Enfers. D’abord sourd aux appels de son père il finira par accepter d’intervenir quand son village sera attaqué par des créatures venues des Enfers…
Cette suite reprend les ingrédients qui ont fait le succès du Choc Des Titans, du divertissement bourré d’action et d’effets spéciaux avec son lot de créatures issues du bestiaire mythologique. Si les puristes de la mythologie grecque pouvaient s’arracher les cheveux face à l’adaptation très libre des péripéties de Persée dans le premier film cette fois ils se retrouveront le bec dans l’eau puisqu’il s’agit d’un épisode inventé de toute pièce (ça laissera à leur tignasse malmenée le temps de repousser). Un film à prendre pour ce qu’il est, un divertissement pur jus sans autre prétention.

Requiem Pour Une Tueuse

Retour en France pour notre prochain zapping cinéma avec Requiem Pour Une Tueuse de Jérôme Le Gris.
Lucrèce (Mélanie Laurent), une tueuse à gage aussi froide qu’efficace, souhaite raccrocher pour se consacrer à sa fille. Son boss (Tchéky Karyo) lui confie une dernière mission : éliminer Alexander Child (Christopher Stills), un chanteur d’opéra et propriétaire d’une distillerie qui fait de l’ombre à l’extension d’une compagnie pétrolière. Parallèlement les services secrets français envoient Rico (Clovis Cornillac) afin de protéger Alexander Child et surtout identifier l’assassin et son commanditaire…
Franchement j’ai été agréablement surpris par cet habile chassé-croisé malgré des critiques pas vraiment enthousiastes. Les personnages sont bien travaillés (mention spéciale à Mélanie Laurent qui enveloppe Lucréce d’une aura de froideur et de mystère), l’intrigue nous réserve pas mal de surprises au fur et à mesure qu’elle se densifie et se complexifie sans jamais s’embrouiller. Peut être pas un thriller palpitant mais on ne s’ennuie pas une minute à défaut d’avoir les nerfs à vif…

La Piel Que Habito

L’on terminera notre périple cinéphile en Espagne avec Pedro Almodovar et La Piel Que Habito.
Depuis la mort de sa femme le Dr Robert Ledgard (Antonio Banderas) n’a de cesse de travailler sur la fabrication d’une peau de substitution qui résisterait aux agressions extérieures et notamment au feu.Pour faire avancer son projet il détient captive un cobbaye humain, Vera (Elana Anaya) avec qui il entretient une relation ambigüe. Qui est cette mystérieuse Vera ? Quel est son lien avec le Dr Ledgard ?
Je ne fais pas partie de ceux qui encensent le travail de Pedro Almodovar, il y a de ses films que j’aime et d’autres qui me laissent de marbre (voire plus) mais j’étais curieux de voir ce que deviendrait le roman Mygale de Thierry Jonquet (lire ma chronique) entre ses mains ; d’autant qu’il a affirmé souhaiter mettre d’avantage l’accent sur la cruauté du médecin que dans le roman. D’ores et déjà il faut savoir que c’est une adaptation plutôt libre de son modèle papier et, au risque de décevoir sieur Almodovar, je trouve le personnage de Jonquet bien plus cruel, froid et cynique que celui du film qui me fait plus penser à un taré obsessionnel qu’autre chose (sans doute parce que le roman met d’avantage l’accent sur le ressenti de la victime). Ceci dit ça ne m’a nullement empêché d’apprécier le film qui est plutôt bien ficelé.

[DVD] Black Swan

Black SwanBin oui une chronique à part pour ce film et ce pour deux raisons. D’abord parce que c’est un DVD que j’ai acheté et non un DivX récupéré sur le Net, et surtout parce que, comme dirait l’autre, « il le vaut bien ». Je m’en vais donc vous livrer mes impressions sur ce Black Swan de Darren Aronofsky.
Nina (Natalie Portman) talentueuse danse au sein du New-York City Ballet espère obtenir le double rôle principal de leur prochain spectacle, une version revisitée par le chorégraphe Thomas Leroy (Vincent Cassel) du Lac Des Cygnes de Tchaïkovski. Pour y parvenir elle va devoir redoubler d’efforts afin de satisfaire aux exigences, parfois ambigües, du chorégraphe mais aussi faire face à la rivalité de la jeune et ambitieuse Lilly (Mila Kunis). Son plus gros défi sera toutefois de se libérer de l’emprise étouffante de sa mère (Barbara Hershey)…
Etant plutôt hermétique à la danse en général et à la danse classique en particulier le pari de me scotcher devant le film n’était pas gagné d’avance. Je me suis toutefois laissé tenter parce que j’avais trouvé The Wrestler (le précédent film du réalisateur) particulièrement bien construit et prenant, mais aussi (et surtout) pour Natalie Portman (bien entendu seuls ses charmes talents d’actrice m’intéressent). Mon verdict ? Pari réussi pour Darren Aronofsky et son casting de premier choix, n’ayons pas peur des mots ce film est une totale réussite.
Un véritable rôle de composition pour Natalie Portman qui, comme son doublé cygne blanc/cygne noir, passe de la lumière aux ténèbres jusqu’aux portes de la folie. Un personnage tourmenté et frustré qui souffre aussi bien de l’extérieur que de l’intérieur et cette souffrance permanente éclate quasiment à l’écran. Une interprétation saluée en 2011 par un Oscar et un Golden Globe en tant que meilleure actrice. Que de chemin parcouru depuis son rôle de Mathilda dans Léon (Luc Besson, 1994)…
Si le film repose sur le personnage interprété par Natalie Portman il n’en reste pas moins qu’elle est remarquablement entourée. Vincent Cassel est impeccable dans le rôle du chorégraphe qui dirige sa troupe d’une main de fer, sans concession mais aussi avec une certaine perversité. Le personnage de Mila Kunis renvoie à Nina sa propre image (talent et ambition) mais aussi ce qu’elle n’a plus (la jeunesse) et ce qu’elle n’a jamais eu (un corps et un esprit totalement libres). Enfin Barbara Hershey est impeccable dans son rôle de mère castratrice, qui aime sa fille mais l’étouffe et l’empêche d’être elle même, d’autant qu’elle vit à travers la réussite de sa fille la carrière dont elle même rêvait.
La mise en scène, l’ambiance, la musique, tout semble en permanence flotter entre le blanc et le noir, prêt à tout instant à basculer dans la noirceur absolue. Du coup le spectateur ne parvient plus à distinguer la vérité des « délires/dérives » de Nina. Et ce trouble contribue grandement à la force globale du film (récompensé en 2012 par le César du meilleur film étranger). Un tour de force qui m’a laissé sur le cul, presque à l’insu de mon plein gré !

[DVD] Films en vrac…

Ca faisait longtemps que je ne vous avais pas « offert » une petite chronique cinéphile, il est vrai qu’en ce moment on tend à privilégier les séries TV mais cela ne nous écarte pas complétement du cinéma. Allez zou un rapide survol de nos séances DVD/PC de ces derniers temps…

Films en vrac

La Dame En Noir

On commence par un petit détour dans le fantastique tendance gothique avec La Dame En Noir de James Watkins, adapté du roman homonyme de Susan Hill.
Arthur Kipps (Daniel Radcliffe), jeune notaire et jeune veuf papa d’un petit garçon, est chargé de régler la succession d’une cliente récemment décédée. La vieille femme vivait dans un impressionnant manoir niché au coeur des marais, en s’y rendant Arthur est hanté par le fantôme d’une mystérieuse Dame en Noir, chacune de ses apparitions précède la mort brutale d’un enfant du village…
Au cas où vous n’auriez pas percuté Daniel Radcliffe n’est autre que l’interprète de Harry Potter et on le retrouve ici dans un rôle beaucoup plus sombre que le gentil sorcier. J’étais curieux de le voir dans un tout autre registre est force est de constater qu’il remporte haut la main le challenge. Son personnage tourmenté dans un univers glauque et oppressant est des plus convaincant.
Le film dans son ensemble est une réussite, misant plus sur son ambiance que sur les effets visuels. Le thème de la maison hanté n’est pas vraiment nouveau mais à aucun moment on n’a l’impression de déjà-vu, sans être forcément novateur le film réussit à nous prendre dans ses filets jusqu’à son final choc et ouvert à toutes les interprétations…
Susan Hill, l’auteur du roman ayant inspiré le film, s’est d’ailleurs montré enthousiaste face au résultat, saluant un mix réussi entre originalité et fidélité. Hollywood oblige le succès critique et public remporté par le film motive déjà les Studios Hammer à se pencher sur une suite, inspirée d’un roman de l’auteur terminé mais non encore publié… Pour ma part j’avoue que je n’en vois pas trop l’intérêt, le film se suffit à lui même.

Forces Spéciales

Changement total de registre pour notre prochaine séance puisque c’est Forces Spéciales de Stéphane Rybojad qui sera au programme.
Elsa Casanova (Diane Kruger) est grand reporter en Afghanistan, quand elle est enlevée par les talibans et retenue au Pakistan une petite unité des forces spéciales de l’armée française, commandée par Kovax (Djimon Hounsou) est envoyée sur place pour la récupérer. Le sauvetage se passe sans embrouilles mais impossible pour les soldats et la journaliste de rejoindre la zone d’extraction, ils vont devoir rejoindre l’Afghanistan à pied, tout en échappant aux nombreux talibans lancés à leur poursuite…
C’est le même genre de film que L’Assaut de Julien Leclerq qui rendait un vibrant hommage aux hommes du GIGN, on en oublierait presque qu’il s’agit d’une fiction tellement le film est tourné avec une rigueur quasi journalistique (le réalisateur est lui même grand reporter). Le film glorifie à juste titre une unité d’élite peu connue, pour se faire il met en avant les qualités humaines des soldats et notamment la cohésion de leur groupe, pas besoin de pétarades à tout va (il y a quand même de l’action je vous rassure) pour nous accrocher à son spectacle. Par souci de réalisme les acteurs ont suivi un stage d’entrainement auprès des commandos de Lorient.
Une preuve de plus que les français sont capables de rivaliser avec les grosses productions Made in Hollywood, la meilleure façon d’y parvenir est justement de conserver notre façon de faire plutôt que de se fourvoyer dans de vaines tentatives de copier-coller US.

Projet X

Nouveau changement de registre pour la séance suivante puisqu’on vire vers la comédie déjantée à la Very Bad Trip (ce n’est sans doute pas un hasard si on retrouve Todd Phillips comme producteur) version ado avec Projet X, premier film de Nima Nourizadeh.
Thomas (Thomas Mann), Costa (Oliver Cooper) et JB (Jonathan D. Brown) sont trois lycéens qui passent plutôt inapperçus. Afin de fêter l’anniversaire de Thomas, et profitant de l’absence de ses parents pour le weekend ils décident d’organiser une fête inoubliable. Des préparatifs à la soirée proprement dite, Dax (Dax Flame), un ado taciturne, va filmer ses amis pour immortaliser leur heure de gloire. Mais au fur et à mesure que les invités affluent et que l’alcool imbibe les esprits la soirée échappe à tout contrôle…
Le film adopte la mode du véritable film amateur, caméra à l’épaule, pour donner plus de réalité à son propos. Je suis plutôt hermétique aux films pour ados à la sauce American Pie et consorts mais je me suis laissé tenté par l’aspect déjanté et alcoolisé cher à Todd Phillips, et le moins que l’on puisse dire c’est que le réalisateur est digne de son producteur au niveau des délires éthyliques. La soirée prend rapidement des proportions dantesques au fur et à mesure que les dérapages et catastrophes s’enchaînent jusqu’au final hallucinant… Bref j’ai adoré, pari réussi pour un premier film qui s’offre en plus le luxe de proposer un casting sans aucune tête d’affiche.
Je ne dirai pas que c’est le genre de soirée dont rêverait tout ado, loin s’en faut ! Perso si j’avais fait ce genre de connerie je pense que mes parents m’auraient revendu à une secte de pervers cannibales et sadomasochistes pour me faire regretter mon manque total de responsabilités et de bon sens… Et très franchement je pourrais difficilement les en blâmer.
Petit aparté pour signaler que je ne récupère que des films de qualité DVDRIP (copie de DVD originaux) mais pas forcément en TRUEFRENCH (doublage français de France), donc parfois on a quelques surprises avec le doublage en québécois. En DIVX ça ne me dérange pas plus que ça mais il vrai qu’en DVD je n’achète que des zone 2 (Europe) pour m’assurer d’un doublage 100% cocorico…

Les Infidèles

On reste dans la comédie pour le film suivant mais nettement plus soft puisque nous opterons pour Les Infidéles, un film que se décline sous la forme d’une succession de sketches (9 au total) réalisés par différents réalisateur (je ne citerai les citerai pas, les plus curieux pourront aller sur la page Allociné du film).
De même je n’ai pas l’intention de vous proposer un résumé de chacun des sketch présenté, disons que, comme le nom du film peut le laisser supposer, chacun aborde l’infidélité sous un angle différent. Chacun appréciera selon ses goûts et humeurs les différents sketches, pour ma part je les trouve globalement réussis et j’avoue que j’aurai bien du mal à en isoler un en particulier, comme ils traitent du sujet sous un aspect différent à chaque fois il n’est pas simple de les comparer les uns aux autres, d’autant que le ton varie aussi (entre la comédie franche et un aspect plus dramatique).
Un petit mot sur le casting en passant, si Jean Dujardin et Gilles Lellouche se partagent la tête d’affiche ils sont tout de même bien accompagnés, citons par exemple : Guillaume Canet, Manut Payet, Alexandra Lamy, Géraldine Nakache… Du beau monde comme vous pouvez le constater, et ce qui ressort à l’écran c’est l’impression de voir une bande de potes s’éclater, ce qui ne fait qu’ajouter au charme et à la fraîcheur du film. Franchement une bonne surprise alors qu’au départ j’avais un a priori plutôt négatif, me demandez pas pourquoi, le propre de l’a priori c’est de ne pas avoir de raison d’être…

Tu Seras Mon Fils

Et pour finir cette chronique cinéphile on reste dans le cinéma français mais dans un tout autre registre puisque nous enchainerons avec Tu Seras Mon Fils de Gilles Legrand.
Paul de Marseul (Niels Arelstrup) est un viticulteur renommé qui gère ses vigens et la production d’une main de fer tandis que Martin (Lorànt Deutsch), son fils, s’occupe de l’aspect commercial de l’affaire. A l’approche des vendanges il apprend que son régisseur et ami, François Amelot (Patrick Chesnais) souffre d’un cancer et ne pourra assurer ses fonctions. Pour le père c’est une nouvelle catastrophique alors que son fils y voit l’opportunité de faire enfin ses preuves sur le terrain ; mais plutôt que de donner une chance à son fils Paul préfère nommer Philippe (Nicolas Bridet), le fils du régisseur, responsable des vendanges et de la production…
Ah que voilà un drame psychologique familial comme seul les français peuvent les réussir (ceci est un compliment). La tension y est quasiment palpable alors que le rythme est volontairement lent et pesant, dès les premières minutes on sent que le courant ne passe pas entre le père et le fils et les choses ne feront qu’empirer au fur et à mesure que Paul reportera son affection paternelle sur Philippe qui est pour lui le fils idéal. Les acteurs sont brillants, Niels Arelstrup bien entendu qui est méprisable à souhait dans le rôle de ce père qui renierait presque son enfant, Lorànt Deutsch est à la fois touchant (quand il essaye de gagner la confiance et l’affection de son père) et insupportable dans certaines de ses réactions puériles. Mais je décernerai une mention spéciale à Patrick Chesnais qui voit les choses se dégrader aussi bien chez les de Marseul que dans sa propre famille. Un film poignant et dur mais une totale réussite et une belle performance d’acteurs !

[DVD] Films en vrac…

A défaut d’inspiration pour dénicher de nouvelles séries TV à découvrir (et aussi par flemme de télécharger des saisons complètes de séries déjà bien entamées) nous sommes revenus à un programme DVD plus cinéphile. Ainsi ce week-end nous nous sommes offerts six films.

Films en vrac

Chronicle

Et pour commencer un film fantastique dont j’avais lu et entendu pas mal de bien, de quoi éveiller ma curiosité vu que je n’en avais jamais entendu parler auparavant. Il s’agit du premier film de Josh Trank, Chronicle.
Au cours d’une soirée trois jeunes, Andrew (Dane DeHaan), Matt (Alex Russell) et Steve (Michael B Jordan), entrent en contact avec une mystérieuse substance. Peu après ils découvrent qu’ils sont dotés de capacités extraordinaires et quasiment sans limite, mais encore faut-il savoir maîtriser ces pouvoirs. Ce qui commence pour eux comme un jeu ne tarde pas à dégénérer…
Le film est un curieux mix entre un film pour ado et le film de super-héros sans super-héros ; en effet si pouvoirs il y a il n’est jamais question de les mettre au service des autres pour ces trois jeunes. Filmé caméra à l’épaule (c’est à la mode… bonjour la nausée) bien que ne cherchant pas à surfer sur la vague du vrai faux documentaire (me demandez pas où est l’intérêt de la chose dans ce cas là je n’ai toujours pas compris) le film peine quelque peu à démarrer (pour tout dire la première demie-heure est d’un ennui mortel) mais heureusement au fur et à mesure que les choses se mettent en place une étincelle d’intérêt commence à illuminer notre regard de spectateur et finalement on se laisse embarquer par l’intrigue.
Les effets spéciaux sont plutôt convaincants et jouent la carte du réalisme plutôt que de miser à fond les effets numériques dernier cri, mais la force du film est justement de s’attacher à ses personnages plutôt qu’à l’action, et à ce point de vue le pari est plutôt réussi.
Un film sympa, plutôt un joli coup même pour un premier film, mais j’avoue que je m’attendais à plus (c’est toujours le problème des films encensés par la critique ou le public). Au final ces trois couillons auraient dû réviser leurs classiques et méditer la phrase que Stan Lee prête à Ben Parker dans Spiderman : « un grand pouvoir implique de grandes responsabilités« .

La Délicatesse

Changement de registre pour la suite puisqu’on enchaîne avec une comédie romantique à la française avec La Délicatesse de David et Stéphane Foenkinos, adaptation du roman homonyme du premier.
La vie de Nathalie (Audrey Tautou) s’écroule quand son mari est victime d’un accident mortel, la jeune veuve se ferme pour ne se consacrer qu’à son travail. Elle repousse sans ménagement les avances insistantes de son patron (Bruno Todeschini) mais, contre toute attente, semble retrouver sa joie de vivre en compagnie de Markus (François Damiens), un collaborateur très atypique avec qui elle bosse…
De prime abord on serait tenté de dire rien de neuf sous le soleil, la comédie romantique avec un couple improbable ce n’est pas franchement une nouveauté. Et ce n’est pas moi qui irait vous contredire sauf que présentement il y a un petit quelque chose en plus qui fait que la sauce prend bien, si je voulais me la jouer chauvin je dirai que c’est sans doute la french touch qui fait la différence. Plus concrètement j’ai du mal à mettre un nom sur ce « petit quelque chose » mais l’on se trouve dans une comédie pleine de fraîcheur et d’innocence (presque de candeur).

True Grit

Et on continue de naviguer entre les genres puisque nous enchainerons directement avec True Grit, un western réalisé par Ethan et Joel Coen.
Pour venger la mort de son père, assassiné par Tom Chaney (Josh Brolin), la jeune Mattie Ross (Hailee Steinfeld) fait appel au marshall Rooster Cogburn (Jeff Bridges) et insiste pour participer à la traque. LaBoeuf (Matt Damon), un Texas Ranger, est aussi sur la piste de Chaney…
Sans surprise les Frères Coen maîtrisent leur sujet, leur film respecte les règles du western classique et le casting est à la hauteur de toutes nos espérances mais malgré tout je ne peux m’empêcher de rester sur ma faim. Les réalisateurs nous avaient habitués à plus d’originalité alors que là ils ne font que nous proposer un remake d’un western de 1969 réalisé par Henry Hathaway, 100 Dollars Pour Un Shérif (avec John Wayne dans le rôle de Cogburn) ; même si leur film est une réussite il manque leur touche perso dans tout ça, à ce titre j’avoue que certaines critiques qui parlent d’un genre « ressuscité » par les Frères Coen me font marrer, le western ne les a pas attendu pour revenir sur le devant de la scène…

Le Rite

Encore du changement au programme puisque nous commencerons notre journée cinéma de dimanche avec Le Rite de Mikael Hasftrom, film inspiré de faits réels.
Michael (Colin O’Donoghue), jeune séminariste en pleine crise de foi, est envoyé à Rome afin de suivre une formation sur l’exorcisme. Afin de le convaincre son professeur l’adresse au Père Lucas (Anthony Hopkins), un exorciste aux méthodes peu conventionnelles mais efficaces, mais le jeune homme reste sceptique…
Etant viscéralement athée je ne me prononcerai pas sur la véracité des faits (en toute logique rationnelle si je ne crois pas en Dieu je ne crois pas d’avantage au Diable) mais ce détail ne m’empêchera pas d’apprécier ou non le film. Justement afin de garder un lien avec le réel le film mise moins sur les effets visuels que le cultissime Exorciste de William Friedkin (lui aussi sensé être inspiré de faits réels soit dit en passant), il se permet même un clin d’oeil à son aîné qui reste une référence du genre).
Les acteurs sont convaincants, l’intrigue plutôt bien ficelée et intéressante mais il n’empêche que le tout nous laisse un arrière-goût de déjà-vu. Sceptique j’étais, sceptique je demeure… Sans doute parce que je suis viscéralement hermétique à toutes ces bondieuseries.

Real Steel

Fin de weekend placé sous le signe du fantastique puisque qu’on entamera notre soirée de dimanche avec Real Steel de Shawn Levy.
Dans un futur proche la boxe entre humains a été remplacée par des combats de robots de plus en plus perfectionnés. Charlie (Hugh Jackman) est un de ces « combattants » de seconde zone vivotant grâce à des robots de récupération. A la mort de son ex-épouse il retrouve Max (Dakota Goyo), son fils, qu’il a ignoré pendant ces dix dernières années. Si les rapports sont plutôt tendus au départ c’est leur passion pour les robots de combat qui va les rapprocher et peut être leur permettre de décrocher la timbale…
Le film m’intriguait à plus d’un titre et je dois avouer que j’ai été agréablement surpris. Le duo père/fils fonctionne impeccablement et, bien que d’abord dubitatif, je me suis laissé prendre au jeu des combats de robots. Le film en soi est assez proche d’un Rocky version cyborg, on y suit un loser qui espère sans trop y croire percer un jour…
Si un jour ce « sport » devait devenir une réalité je ne doute pas qu’il connaitrait un réel succès public, pour ma part je ne pense pas que voir deux boites de conserve se mettre sur la « gueule » m’attirerait particulièrement ; j’aime la boxe pour la performance humaine des boxeurs et ça aucun joujous télécommandés ne pourra jamais le remplacer.

Le Chaperon Rouge

Rien de tel avant d’aller se coucher qu’un petit détour par le pays des contes de fées, ainsi nous opterons pour Le Chaperon Rouge, version revisitée du conte de Perrault/Grimm par Catherine Hardwicke (à qui l’on doit déjà Twilight – Fascination).
Pour échapper à un mariage de convenance Valérie (Amanda Seyfried) s’apprête à fuir son village avec Peter (Shiloh Fernandez), l’homme qu’elle aime. Ses plans sont bouleversés par une attaque du loup-garou qui tue sa soeur. Les villageois font appel au Père Soloman (Gary Oldman) pour éradiquer le monstre, sa première mesure est de faire barricader le village…
Pour être tout à fait franc j’ai téléchargé ce film par pure curiosité et c’est avec une certaine appréhension que j’ai décidé de le mater. Et finalement je ne le regrette pas, certes le film ne casse pas trois pattes à un canard (et encore je ne vous parle pas des effets spéciaux) mais il reste agréable à visionner pour ce qu’il est : un conte gentillet à voir avant d’aller se coucher… La relecture du conte original proposée par la réalisatrice reste intéressante malgré quelques clichés un peu trop marketing.

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Films en vrac
Cadavres A La Pelle

Notre première escapade cinéphile sera placée sous le signe de l’humour avec Cadavres A La Pelle de John Landis
Burke (Simon Pegg) et Hare (Andy Serkis) sont deux escrocs sans envergure qui sévissent dans les rues d’Edimbourg, pour se faire de l’argent ils décident de fournir le Dr Knox (Tom Wilkinson) en cadavres « frais ». Comme la demande explosent ils n’hésitent pas à provoquer quelques accidents afin de répondre aux attentes du médecin et de satisfaire les besoins de leurs dulcinées…
Le film joue clairement la carte de l’humour noir et s’en tire pas trop mal sans toutefois faire d’étincelles. Et c’est justement un peu dommage car on était en droit d’attendre beaucoup du grand retour de John Landis (The Blues Brothers, Le Loup-Garou De Londres…) après plus de onze ans de silence radio. Au final il nous sert une petite comédie honnête mais sans envergure ni réelle profondeur…
A voir si vous voulez passer un bon moment sans prise de tête et à oublier ensuite…

Sherlock Holmes 2 – Jeu D’Ombres

Le lendemain on passe à un programme un peu plus vitaminé avec Sherlock Holmes 2 – Jeu d’Ombres de Guy Ritchie.
Sherlock Holmes (Robert Downey Jr) et le Dr Watson (Jude Law) font de nouveau équipe pour tenter de déjouer les plans machiavéliques du redoutable Professeur Moriaty (Jared Harris). Un criminel sans scrupules mais d’une intelligence au moins égale à celle du détective excentrique…
Ce second volet est tout aussi réussi que le premier, voire même encore plus abouti. Le duo d’acteur composé de Robert Downey Jr et Jude Law fonctionne à merveille, surtout du fait de leurs personnalités opposées. Sinon on retrouve avec plaisir tous les ingrédients qui ont fait le succès du premier film, une bonne dose d’action avec de nombreux rebondissements et un humour omniprésent. La présence de Moriarty, ennemi juré de Sherlock Holmes est la cerise sur le gâteau…
Je supposais (et espérais) que le cas Moriarty serait traité sur deux films, faisant de Sherlock Holmes une trilogie, mais le réalisateur a fait le choix de tout condenser dans ce second chapitre. La déception ne vient pas de la qualité du film mais plutôt de l’idée qu’il n’y aura sans doute pas de troisième opus…

Mission Impossible 4 – Le Protocole Fantôme

Puisqu’on a commencé avec une suite autant y rester, du coup on poursuivra notre périple avec Mission Impossible 4 – Le Protocole Fantôme réalisé par Brad Bird.
Alors que la situation est plus que tendue entre la Russie et les Etats-Unis l’agent Ethan Hunt (Tom Cruise) forme une nouvelle équipe pour tenter de neutraliser Kurt Hendricks (Michael Nyqvist) avant qu’il ne parvienne à procéder à la mise à feu d’un missile nucléaire à destination des USA… Plus que jamais le groupe Mission Impossible est livré à lui même, agissant sans la moindre couverture officielle pour empêcher un nouveau conflit mondial.
Là encore pas de surprise, la recette est éprouvée et ce quatrième opus ne déroge pas à la régle : de l’action, des cascades improbables mais spectaculaires, un soupçon de suspense pas franchement réaliste mais on s’en fout. Le film est efficace même si le choix de Brad Bird à la réalisation (après Brian de Palma, John Woo et JJ Abrams) pouvait laisser planer quelques doutes (avant MI4 il n’avait réalisé que des animations pour Pixar, dont Ratatouille et Indestructibles). Du grand spectacle mené tambour battant, c’est ce qu’on attend de ce genre de film et c’est exactement ce qu’il nous donne.
Par contre je trouve que le générique de début tue une partie du plaisir, en effet il résume quasiment tout le film, du coup certains prétendus rebondissements tombent à plat… Mais bon c’est plus anecdotique que réellement pénalisant.

Electric Dreams

Une fois n’est pas coutume nous avons ensuite enchaîné avec un film relativement ancien (1984) puisque c’est Electric Dreams de Steve Barron qui sera au programme.
Quand Miles (Lenny Von Dohlen) décide de s’offrir un ordinateur et de lui laisser le contrôle de l’installation électrique de l’appartement il est loin de se douter des conséquences que ça aura sur sa vie. La machine se met peu à peu à développer un comportement étrange et se retrouve en conflit avec son propriétaire pour conquérir le coeur de la jolie voisine (Virginia Madsen) qui vient d’emménager…
J’avais déjà vu le film (en VHS ça ne tape pas d’hier) mais comme Abra ne le connaissait pas et que j’en avais gardé un très bon souvenir c’est avec plaisir que je me suis offert une seconde séance. Je suis convaincu que beaucoup classerait ce film dans la catégorie des nanars mais pour ma part je continue de lui trouver un charme certain. Tout est délicieusement kitch, on se croirait presque dans un videoclip plutôt que devant un film (il faut dire que la bande son tient une place importante dans le film).
Je ne connaissais le film que par son nom anglais, dernièrement j’ai découvert qu’en français le titre était La Belle Et L’Ordinateur, dans le genre titre naze on peut difficilement trouver mieux ! Par respect pour le film je continuerai de m’y référer par son nom original…

Shame

Pour finir notre programme de la semaine on s’est offert Shame de Steve McQueen (II).
Brandon (Michael Fassbender) est un queutard pur et dure, quand il ne baise pas, il mate des pornos, quand il ne mate pas de porno il se branle… Son quotidien va toutefois être bouleversé quand sa soeur, Sissy (Carey Mulligan) débarque à l’improviste et s’installe chez lui…
Clairement ce film sera notre faux pas de la semaine… Je n’ai toujours pas compris quel était l’intérêt de ce truc, on attend qu’il se passe quelque chose mais il ne se passe rien, on s’emmerde ferme du début à la fin. Et dire qu’il y en a qui s’extasient devant cette chose, ça me dépasse !

[DVD] Films en vrac…

Une courte sélection de films 100% cocorico et 100% comédie au programme de notre semaine cinéphile (toujours en DivX)…

Films en vrac
L’Elève Ducobu

On attaque en douceur avec L’Elève Ducobu, une comédie potache et bon enfant signée Philippe de Chauveron.
Ducobu (Vincent Claude) est un cancre qui excelle dans l’art de se faire renvoyer de toutes les écoles qu’il a fréquenté, l’école Sainte Potache est sa dernière chance mais s’il veut y rester il doit finir l’année avec la moyenne. Dès lors il va multiplier les inventions et astuces en tout genre pour tricher et copier sur sa voisine, Léonie (Juliette Chapey), meilleure élève de la classe depuis le début de sa scolarité. S’il parvient à duper ses instituteurs au cours du premier trimestre il est rapidement démasqué par Latouche (Elie Semoun) qui désormais ne le quitte pas d’une semelle, bien déterminé à le faire renvoyer de l’établissement…
Tous les ingrédients de la comédie familiale sont réunis et plutôt habilement combinés. Je partais avec un a priori négatif (quand Elie Semoun surjoue il devient vite gavant et réussit rapidement à ruiner un film) mais finalement le film est plutôt agréable et marrant ; Semoun braille et grimace mais il n’en fait pas plus que nécessaire. Certes le film ne révolutionne pas le genre mais ça reste un divertissement agréable à regarder en famille pour passer le temps sans se prendre la tête.
Le film est adapté d’une série de BD et de romans signée Zidrou (scénario) et Godri (dessins), deux auteurs belges. Ne connaissant pas les supports originaux je ne pourrai dire si l’adaptation est fidèle ou prend quelques libertés avec ses modèles. Un second film devrait sortir prochainement (à moins qu’il ne soit déjà sorti), Les Vacances De L’Elève Ducobu, mais je vous avouerai très honnêtement qu’il ne m’inspire pas plus que ça…

Bienvenue A Bord

On embarque ensuite à bord du Costa Atlantica pour le film Bienvenue A Bord, signé Eric Lavaine (créateur de la mini-série Faut-il ? pour Canal+).
Pour se venger de son amant et patron (Lionel Astier) qui la vire et la plaque le même jour, Isabelle (Valérie Lemercier), embauche Rémy (Franck Dubosc) comme animateur pour la croisière inaugurale du Costa Atlantica. Sauf que ledit Rémy n’a strictement aucune compétence en matière de spectacle (ni en quoi que ce soit d’ailleurs), au grand dam de son responsable (Gérard Darmon). Tout se beau monde se retrouve donc à bord du paquebot pour une croisière qui s’annonce pour le moins mouvementée…
Là encore je partais avec un léger a priori (pour la même raison mais cette fois concernant Franck Dubosc) et là encore j’ai été plutôt agréablement surpris. Le film est aussi sympa que marrant, rien de franchement nouveau mais une succession de gags et situations qui font mouche. Du coup on se marre bien pendant quasiment tout le film, pour une comédie c’est quand même la moindre des choses. On peut donc estimer que le film remplit sa mission avec brio…
Vous aurez peut être tilté en lisant le nom du navire : Costa Atlantica. Et oui il s’agit bien d’un paquebot de la flotte Costa Croisières qui s’est illustrée ces derniers temps par d’avantage de coups durs (naufrage du Costa Concordia en Italie et dérive du Costa Allegra au large des Philippines après une avarie moteur) que par ses coups d’éclat… Aux dernières nouvelles le Costa Atlantica flotte toujours…

La Croisière

On ne rejoindra pas tout de suite la terre ferme puisque nous enchaînerons avec La Croisière de Pascale Pouzadoux.
Un petit groupe de passagers hétéroclites se lie d’amitié au cours d’une croisière à bord du MSC Fantasia. On retrouve Hortense (Charlotte De Turckheim), une fermière bretonne qui a gagné un séjour à bord en compagnie de son mari qui « disparait » peu après l’embarquement, Simone (Line Renaud), une veuve abonnée aux croisières de luxe, Chloé (Nora Arnezeder), une jeune pickpocket au coeur brisé, Alix (Marilou Berry), parisienne névrosée embarquée à l’insu de son plein gré et Raphie (Antoine Duléry), qui vient de découvrir que sa femme le quitte, il décide de s’intégrer au petit groupe, déguisé en femme, afin de passer inaperçu et pouvoir ainsi espionner son épouse volage…
Je ne dirai pas que le film est mauvais mais il est tout de même franchement moyen (tendance moyen moins), on suit la croisière sans ennui mais sans passion non plus, tout au plus quelques sourires nous échappent çà et là. En étant mauvaise langue je pourrai dire que la bande son sauve le film du naufrage mais ça reste limite (je miserai plutôt sur la plastique de Nora Arzeneder)… Peut être aurai-je dû le voir avant Bienvenue à Bord

Histoire de changer de registre on a essayé de mater Rhum Express de Bruce Robinson (avec Johnny Depp dans le rôle principal) mais on a renoncé au bout d’une quarantaine de minutes, c’est d’un ennui mortel, on n’arrive pas à rentrer dans l’histoire… Bref le truc à oublier vite fait bien fait (le pire c’est que j’aurai pu être tenté de l’acheter en DVD) !
Enfin on s’est aussi lancé dans la huitième et dernière saison de Desperate Housewives mais je préfère attendre le clap de fin pour vous pondre une chronique sur la chose…

[DVD] Drive

DriveEscapade cinéphile ce week-end avec un film totalement inclassable, j’ai nommé Drive, réalisé par Nicolas Winding Refn.
Doublure dans les cascades automobiles le jour et chauffeur pour braqueur la nuit, ce mystérieux personnage (Ryan Gosling) va voir son quotidien bouleversé quand il rencontrera Irene (Carey Mulligan) et son jeune fils Benicio. Pour leur éviter les ennuis il va aider le mari et père (Oscar Isaac) qui vient tout juste de sortir de prison à s’acquitter d’une dette, mais rien ne se passera comme prévu…
Ouf voilà qui est fait ! J’appréhendais d’avoir à proposer un synopsis de Drive tant le film est complexe. Au début on se demande bien où le réalisateur veut nous mener avec une intrigue qui tarde à démarrer ; ce serait même limite soporifique mais la bande son nous sauve de l’ennui mortel… Et puis les choses se décantent et ça ne s’arrête plus jusqu’à la fin tandis que la musique continue à nous envouter.
Soit dit en passant j’écris ce post en écoutant la bande originale du film et je suis de nouveau sous le charme alors que je suis en général plutôt hermétique à l’electro / electro-dance. Mais là c’est limite hypnotique comme musique…
Ah oui il faut que je vous dise ce que j’ai pensé du film. Quelques appréhensions au début et puis j’ai fini par me laisser embarquer par l’intrigue, par les images (superbement filmées et mises en scène, même la violence est y sublimée). Le personnage de Ryan Gosling (à aucun moment il n’est nommé, c’est juste le « chauffeur » ou le « pilote ») est plus qu’ambigu, dommage que l’on en apprenne pas d’avantage sur son passé qui vraisemblablement n’a pas toujours été un long fleuve tranquille… Et ne comptez pas sur lui pour vous éclairer le gars n’est pas un grand bavard mais ça ne l’empêche pas de crever littéralement l’écran par sa présence… Amateurs de Fast & Furious et autres films bien bourrins passez votre chemin, ici tout est plus subtil (malgré quelques scènes très intenses), la force du film ne réside pas dans la force brute mais sur un jeu d’émotions souvent non dites mais fortement suggérées), c’est votre intellect qui sera sollicité pas votre quotient hormonal…
Un film inclassable à voir pour son originalité (et sa bande son), je ne crierai pas au chef d’oeuvre mais je suis certain qu’il ne laissera personne indifférent… D’ailleurs en commençant ce post je pensais me montrer moins enthousiaste mais finalement et presque contre toute attente j’ai été happé par le film…

[DVD] Films en vrac…

Je reste fidèle à mon format précédent en vous proposant un post unique regroupant une courte chronique sur chacun des films vus cette semaine (toujours en DivX… merci à DP pour nous proposer une large et inépuisable sélection de films à télécharger).

Films en vrac

Contagion

Nous avons entamé notre semaine cinéphile avec Contagion de Steven Soderbergh.
Une pandémie dévastatrice explose à l’échelle du globe… Au Centre de Prévention et de Contrôle des Maladies, des équipes se mobilisent pour tenter de décrypter le génome du mystérieux virus, qui ne cesse de muter. Le Sous-Directeur Cheever (Laurence Fishburne), confronté à un vent de panique collective, est obligé d’exposer la vie d’une jeune et courageuse doctoresse. De son côté le Dr. Leonora Orantes (Marion Cotillard), de l’OMS, s’efforce de remonter aux sources du fléau. Les cas mortels se multiplient, jusqu’à mettre en péril les fondements de la société, et un blogueur militant (Jude Law) suscite une panique aussi dangereuse que le virus en déclarant qu’on « cache la vérité » à la population… Tandis qu’un père (Matt Damon) et sa fille essayent de survivre tant bien que mal à la pandémie et au chaos…
Je me suis contenté de retoucher légèrement le synopsis proposé par Allociné car le film n’est pas évident compte tenu du nombre de personnages, lieux et faits que l’on nous invite à suivre simultanément. Le réalisateur a clairement pris le parti de coller au mieux à la réalité en décrivant de façon quasi-documentaire la propagation de la pandémie et ses conséquences ; le choix risque de surprendre ceux qui s’attendaient à un film catastrophe/action « classique » (comme pourrait l’être Alerte de Wolfgang Petersen pour rester dans le thème de la pandémie) mais pour ma part j’ai trouvé cette approche plutôt originale et bien plus intéressante, contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, une fois embarqué dans l’histoire, on ne s’ennuie pas une minute. Pas du tout déçu par le film, au contraire j’ai été conquis c’est exactement ce à quoi je m’attendais en lançant la lecture…

Les Immortels

Petite escapade du côté de la mythologie grecque ensuite pour Les Immortels de Tarsem Singh, une mythologie largement revue et corrigée (ça se discute) à la sauce Hollywood.
Alors que son village est envahi par les armées du Roi Hyperion (Mickey Rourke) et que le souverain assassine sa mère, Thésée (Henry Cavill) est fait prisonnier. Il s’évadera avec l’Oracle Phèdre (Freida Pinto) et un petit groupe d’esclaves. Thésée n’aura de cesse de se venger mais aussi d’empêcher Hyperion de libérer les titans tandis que du haut de l’Olympe les Dieux s’interdisent d’intervenir…
J’avoue que j’ai du mal à comprendre les raisons du succès populaire de ce film qui reste quand même vachement fade et sans grand intérêt, franchement dans le genre j’ai largement préféré Le Choc Des Titans qui galvaudait un peu moins la mythologie grecque et surtout était nettement plus convaincant à tout point de vue. Admettons que l’on ferme les yeux sur certains décors hautement improbable, sur un jeu d’acteur très moyen, des scènes d’action bâclées et une intrigue courue d’avance mais dans ce cas il faudrait qu’on m’explique ce qu’il reste (le cul de Freida Pinto ?) pour que le film évite de sombrer dans l’oubli…

Paranormal Activity 2 et 3

Nouveau changement de registre samedi puisque nous avons enchaîné coup sur coup avec Paranormal Activity 2 et 3, réalisés respectivement par Tod Williams et par Henry Joost et Ariel Schulman.
Le second opus s’intéresse à Kristi (Spraque Grayden), la soeur de Katie (Katie Featherston), et son petit ami Daniel (Brian Boland). Alors qu’ils viennent d’avoir un fils des phénomènes paranormaux commencent à apparaître dans la maison et vont en s’intensifiant…
Le troisième film nous ramène aux origines de ces fameux phénomènes, on retrouve Katie et Kristi enfants, la maison parentale devient la cible de phénomènes étranges que la cadette attribue à Toby, un ami imaginaire un peu trop réel…
La recette est la même que pour le premier opus, seules les images des caméras vidéo témoignent de ce qui s’est produit dans la maison… Sauf que l’effet de surprise est nul, ce qui n’empêche nullement les films de distiller une angoisse de plus en plus pesante mais le problème reste toujours le même avec ce genre de films : ça fonctionne uniquement si vous vous mettez à la place des protagonistes et perso je reste un spectateur externe donc forcément c’est moins oppressant.
On espérait avoir des réponses aux questions soulevées par les précédents volets avec PA3 mais que nenni c’est même plutôt le contraire, non seulement on n’a pas des masses de réponses mais en plus on se retrouve avec un tas de nouvelles interrogations… Rendez-vous dans Paranormal Activity 4 pour la suite (en chantier)…

Insidious

Pour terminer on reste dans le cinéma horrifique avec Insidious, réalisé par James Wan (à qui l’on doit déjà Saw et Dead Silence).
Josh (Patrick Wilson) et Renai (Rose Byrne) ont emménagé depuis peu dans leur nouvelle maison avec leurs 3 enfants quand l’aîné, Dalton (Ty Simpkins), fait une mauvaise chute et se retrouve dans le coma. Peu de temps après des phénomènes surnaturels semblent s’acharner sur la maison, même après un nouveau déménagement les « attaques » se poursuivent et s’intensifient. Et si Dalton n’était pas dans un vrai coma mais plutôt prisonnier ailleurs ? Comment le délivrer de cet ailleurs avant que son enveloppe physique ne soit investie par une entité démoniaque ?
J’avais lu quelques échos enthousiastes à propos de ce film aussi j’en espérais beaucoup en le visionnant mais au final c’est une film d’horreur relativement classique, un peu flippant par moment mais pas de quoi non plus vous filer des cauchemars pour les nuits à venir. J’aurai tendance à dire que le réalisateur semble ne pas s’être donné la peine d’explorer à fond son sujet, c’est dommage, surtout en ce qui concerne l’idée du plan astral parallèle qui est insuffisamment exploitée à mon goût. Un petit film sympathique mais qui aurait pu être nettement mieux exploité, du coup forcément c’est frustrant !
Un second volet est d’ores et déjà en chantier, espérons qu’il sera d’avantage travaillé car il y a encore de la matière pour en tirer un résultant vraiment flippant…

La TV que j’avais dans le collimateur n’étant plus disponible en magasin j’ai donc fait suspendre mon abonnement à CanalSat pour les mois d’avril et mai ; je compte sur les promos de Fêtes de Mères et Fêtes des Pères pour trouver mon bonheur à un prix raisonnable. En attendant j’ai encore de quoi tenir un long siège avant d’être à court de films…

[DVD] Films en vrac…

Il aurait sans doute été plus judicieux d’appeler ce post « Divx en vrac » mais on va pas chipoter sur une question de copyright… La TV étant toujours morte (c’est rare que ça ressuscite ces petites choses) et la prochaine n’étant pas prévue avant le mois prochain (si tout se passe comme je l’espère), on se fait donc une « programmation à la carte » en attendant ; soit dit en passant on n’a jamais regardé autant de films que depuis qu’on a plus de téloche !!! Et comme vous pourrez le constater notre programmation est pour le moins diversifiée…

Films en vrac

Cowboys & Envahisseurs

S’il est un film qui m’intriguait, sans forcément m’inspirer pour autant, c’est bien ce fameux Cowboys & Envahisseurs de Jon Favreau (à qui l’on doit notamment les deux Iron Man). Un réalisateur et un casting plutôt efficaces, associé à un téléchargement du DVD, auront suffi à me convaincre de tenter l’aventure de ce curieux mélange entre western et science-fiction.
Le hors-la-loi Jake Lonergan (Daniel Craig) reprend connaissance non loin du bourg d’Absolution, amnésique et avec un étrange bracelet au poignet. Reconnu par le shérif il est arrêté peu après son arrivée mais au moment de son transfert la ville est attaquée par des extra-terrestres qui enlèvent certains habitants. Jake va devoir faire équipe avec les hommes de Woodrow Dolarhyde (Harrison Ford), un puissant éleveur qui fait la pluie et le beau temps à Absolution, et une poignée d’habitants de la ville afin de libérer les prisonniers et neutraliser la menace extra-terrestre…
Le mélange de deux genres totalement opposés était un pari risqué mais force est de constater que le réalisateur a plutôt bien réussi son coup, les règles du western sont respectées et finalement l’apport d’éléments extra-terrestres s’intègre parfaitement à l’intrigue, un peu comme s’il s’agissait simplement d’une bande de hors-la-loi particulièrement redoutable. Une intrigue menée tambours battants avec une bonne dose d’action  et juste ce qu’il faut d’effets spéciaux pour ne pas gâcher « l’effet western« . Un film original qui mérite le détour…
Deux petites infos purement anecdotiques pour boucler cette première chronique. Le film est adapté d’un comics (ou pour être plus précis d’un roman graphique) de Scott Mitchell Rosenberg paru en 2006. Aux USA le film a fait un bide (à peine de 100 millions $ au box office pour un budget de 163 millions) ; heureusement les recettes internationales lui permettent de redresser le cap pour un total de 174,8 millions $.

Identité Secrète

C’est plus par curiosité que par réelle motivation que j’ai voulu voir Identité Secrète de John Singleton, je voulais voir de quoi était capable Taylor Lautner en dehors du rôle de Jacob dans Twilight. Bin voilà j’ai vu, parfois le prix à payer pour un trop plein de curiosité est lourd ; et c’est justement l’adjectif qui définit le mieux le jeu de Taylor Lautner mais ne mettons pas la charrue avant les boeufs…
Quand Nathan (Taylor Lautner) découvre que ses parents ne sont pas ses parents biologiques il n’a pas le temps de leur demander des explications car ils sont abattus. Dès lors le jeune homme va, avec sa petite amie, Karen (Lily Collins), essayer de découvrir qui il est réellement tout en s’efforçant d’échapper d’une part à une équipe de la CIA dirigée par Frank Burton (Alfred Molina) et d’autres parts aux tueurs lancés à ses trousses par Viktor Kozlow (Michael Nyqvist)…
D’ores et déjà au niveau du scénario ça sent le réchauffé mais ça à la limite ce n’est pas trop grave, si les choses sont bien menées ça peut quand même faire un film sympa à voir. Sauf que le film traîne quelques longueurs malgré un rythme qui se voudrait soutenu. Mais je crois que le boulet le plus lourd que doit se coltiner le film reste Taylor Lautner, le gars est aussi expressif qu’un concombre oublié sur un étal de supermarché depuis quinze jours ; certes il se démène et s’agite mais sa seule expression consiste à serrer les dents du coup ça flingue totalement sa crédibilité et celle du film…
Pour la petite histoire et pour que vous ne me jugiez pas trop dur avec ce « brave » Taylor Lautner sachez qu’il a été « récompensé » pour son rôle par le Razzie Award du pire acteur ! Comme quoi y’a pas que moi qui pense qu’i a complétement foiré sur ce coup… Et pourtant, et malgré un box office US décevant (28 millions $ de recettes pour un budget de 35 millions), une suite serait déjà en chantier…
On va finir par une note positive pour Taylor Lautner, cette fois c’est lui qui tire la meuf, pas de « beau gosse » aux dents longues pour lui foirer son plan cul !

Johnny English – Le Retour

Nouveau changement de registre mais cette fois on va dire qu’on fait dans la valeur sure (à condition d’aimer le genre) avec Johnny English – Le Retour, réalisé par Oliver Parker.
Après avoir foiré une mission au Mozambique l’agent Johnny English (Rowan Atkinson) se retire au Tibet. Quand le MI7 a vent d’un complot visant à assassiner le premier ministre chinois ils n’hésitent pourtant pas à sortir Johnny English de sa retraite pour lui confier la délicate mission de déjouer cette machination, d’autant plus qu’une taupe semble avoir infiltré le MI7. Fidèle à lui même le serviteur de sa majesté enchaîne les bourdes, gaffes et autres maladresses…
On aime ou on n’aime pas mais au moins on sait à quoi s’attendre. Même si le réalisateur a changé les ingrédients restent les mêmes, presque dix ans après Johnny English, avec une successions de gags et mimiques signés Rowan Atkinson, certes on pourrait lui reprocher d’en faire parfois un peu trop mais c’est aussi ce qui fait le charme de son jeu. Perso j’adore et cette fois encore je me suis bien marré sans me prendre la tête (au cas où vous ne l’auriez pas compris l’intrigue est plus que légère). L’objectif annoncé est de nous divertir et de nous faire rire, mission accomplie !

Les Aventures De Tintin – Le Secret De La Licorne

Histoire de varier un peu les plaisirs on s’offrira ensuite un petit détour par la case animation avec Les Aventures De Tintin – Le Secret De La Licorne signé par Steven Spielberg et co-produit par lui même et Peter Jackson (excusez du peu).
Le jeune reporter, Tintin, achète une maquette d’un bateau qui semble très convoitée. Peu après on la lui vole, son appartement est cambriolé et un homme, venu l’avertir d’un danger, est abattu devant chez lui. Le jeune homme va remonter la piste de ce mystérieux galion, La Licorne, afin de découvrir le fin mot de l’histoire. Mais il devra faire face à des adversaires qui ne reculeront devant rien pour percer ce mystère avant lui… Heureusement il pourra compter sur son fidèle Milou et le Capitaine Haddock, un vieux loup de mer grincheux et alcoolique…
Le personnage de Tintin est né en 1929 sous les crayons de Hergé, il aura fallu attendre 2011 pour enfin avoir le droit à une adaptation digne de ce nom. Hormis la série animée, Les Aventures De Tintin (un copier-coller des albums), la carrière à l’écran du plus célèbre des reporters a été une longue suite de naufrages que ce soit en animation (Tintin Et Le Lac Aux Requins en 1972) ou en film (Tintin Et Les Oranges Bleues en 1964). Heureusement la technologie moderne et le génie de Spielberg corrigent enfin le tir, plus de 80 ans après la première apparition du jeune reporter/aventurier.
Ce premier film d’un trilogie co-signée Spielberg/Jackson fait un mix entre 3 albums (Le Crabe Aux Pinces D’Or, Le Secret De La Licorne et Le Trésor De Rackham Le Rouge) sans toutefois se contenter d’un banal copier-coller, du coup même les inconditionnels de Tintin pourront se laisser surprendre par ce film d’animation. Les animations sont d’ailleurs tellement réussies que parfois on se croirait vraiment dans un film avec de vrais acteurs. Espérons que les deux prochains films soient au moins aussi bons…
A noter que le film a été récompensé par le Golden Globe de meilleur film d’animation en 2012 (pour rappel c’est Rango qui a raflé l’Oscar dans la même catégorie).

Case Départ

Et pour finir on prend un virage à 180° avec la comédie française Case Départ, co-signée par Thomas Ngijol, Fabrice Eboué et Lionel Steketee.
Deux demi-frères que tout oppose, Joël (Thomas Ngijol), petite frappe de banlieue prêt à gueuler à la persécution raciale à la moindre contrariété, et Régis (Fabrice Eboué), entrepreneur et conseiller municipal qui n’hésite pas à renier ses origines au nom de l’intégration, se retrouvent aux Antilles, au chevet de leur père mourant qui leur lègue en tout et pour tout l’acte d’affranchissement de leurs ancêtres. Par dépit ils déchirent le précieux document… A leur réveil ils sont toujours aux Antilles mais en 1780, alors que l’esclavage est encore de vigueur en France. Rapidement capturés ils sont vendus à Monsieur Jourdain (Etienne Chicot) et confiés à la garde du contremaitre, Monsieur Henry (David Salles). Non seulement ils vont devoir apprendre à survivre à une époque bien plus rude que la leur mais ils devront aussi trouver un moyen de réintégrer leur époque.
On pourrait être tenté de se dire qu’on à le droit à un « Les Visiteurs – Made in Black » mais si le concept du voyage dans le temps reste, le film est toutefois radicalement différent de son aîné. Si Les Visiteurs jouait clairement la carte de l’humour 100% divertissant, Case Départ espère joindre au divertissement une dimension plus intellectuelle, en proposant une réflexion sur le racisme et l’intégration au fil des âges. Libre à chacun ensuite de s’ouvrir ou non à cette réflexion, dans tous les cas ça reste une comédie plutôt sympathique avec quelques bonnes trouvailles. Mais il est vrai qu’en lisant certaines réactions sur Allociné j’me dis qu’il y en a qui auraient sérieusement besoin de se faire décrasser les neurones…

Et pour finir samedi soir on s’est offert une pause spectacle avec Les Confessions de Stéphane Rousseau, le dernier spectacle de l’humoriste québécois. J’aime beaucoup ce qu’il fait, et pour tout vous dire c’est même l’un des rares comiques dont je peux regarder l’intégralité du show sans ressentir une certaine lassitude au bout d’un moment.
Voilà qui clôture ce long post, si vous avez réussi à le lire intégralement vous avez gagné ma reconnaissance et le droit de lire les suivants…