[DVD] Shutter Island

Shutter IslandPour notre traditionnelle pause DVD du samedi nous avons opté pour le thriller Shutter Island réalisé par un des maîtres du genre, Martin Scorcese.
Quand le Marshall Daniels (Leonardo Di Caprio) et son coéquipier (Mark Ruffalo) débarquent sur Shutter Island, une île paumée au milieu de nulle part qui abrite un hôpital psychiatrique, pour enquêter sur la disparition mystérieuses d’une patiente ils sont loin de s’imaginer que leur enquête ne sera pas aussi banale que prévue. Rapidement ils doivent faire face au refus de coopérer du directeur de l’établissement (Ben Kingsley) et de l’ensemble du personnel ; il apparaît dés lors évident que de sombres secrets semblent sommeiller dans cette structure médicale isolée du monde… Mais au fur et à mesure de leur enquête les cartes s’embrouillent, qui manipule qui ? Qui est qui ?
Quatrième collaboration entre Scorcese et Di Caprio (la dernière en date étant l’excellent thriller Les Infiltrés) et quatrième coup de maître aurai-je envie de dire. Adapté d’un roman de Dennis Lehane (auteur notamment de Mystic River, adapté au cinéma par Clint Eastwood), Scorcese réussit même l’exploit de sublimer le récit, chose suffisamment rare pour être mentionnée. Le scénario est parfaitement maîtrisé, montant progressivement en intensité et en complexité, jouant allégrement avec nos nerfs au fur et à mesure que les pistes se brouillent, jusqu’au dénouement qui nous laisse sur le cul.
Une fois de plus Scorcese offre à Di Caprio un rôle à la hauteur de son talent, il y interprète en effet une personnalité complexe et embrouillée, hanté par les démons du passé (vétéran de la seconde guerre mondiale ayant participé à la libération du camps de Dachau, et plus récemment veuf de sa femme disparue tragiquement dans un incendie criminel), il ne parvient à tirer un trait sur ces drames qui l’ont marqué bien plus qu’il ne voudrait le reconnaître… Mention spéciale aussi à Ben Kingsley qui incarne à merveille ce chef d’établissement plein d’ambiguïtés.
Vous l’aurez compris on est en présence d’un excellent thriller, plus axé sur la psychologie des personnages que sur l’action pure et dure, ce qui ne l’empêche nullement de nous prendre aux tripes jusqu’au générique de fin, et même après ! Certainement l’un des meilleurs thrillers de l’année 2009 et peut être même de ces dernières années. A voir absolument, et à avoir.

La Liberkey faut peau neuve

Liberkey 5Je profite du passage de la Liberkey en version 5 et d’un lifting de son menu pour l’occasion pour vous reparler de ce petit utilitaire fort astucieux et utile (pour ne pas dire indispensable).
Petit retour en arrière donc histoire de vous rappeler ce qu’est la Liberkey au cas où vous l’ignoreriez ; il s’agit à la base d’un package d’applications portables (aucune installation nécessaire) et en français, touchant un peu à tous les domaines (audio, video, bureautique, internet…), exécutables d’un simple clic à partir du menu principal. Pour ceux et celles qui n’auraient toujours pas saisi l’opportunité de la chose il s’agit d’avoir, sur votre clé USB, tout un panel d’applications 100% opérationnelles sur n’importe quel PC une fois votre clé détectée.
Au moment du téléchargement vous avez le choix entre 3 packages :
– Basic (12 applications)
– Standard (90 applications)
– Ultimate (168 applications)
Mais par la suite vous pourrez mettre à jour votre package afin qu’il réponde au mieux à vos différents besoins par l’ajout de nouvelles applications parmi celles proposées en téléchargement (plus de 300 à ce jour) ; vous avez même l’option de ne charger que le lanceur et de le personnaliser avec les applications de votre choix (d’autant que votre clé peut se synchroniser avec le catalogue du site). Cerise sur le gâteau les applications se mettent à jour automatiquement d’un clic.
J’ai eu l’occasion de tester quelques packs d’applications portables (dont Framakey et Lupo Pen Suite) et franchement je trouve que Liberkey les surpasse tous très largement, mais bon comme d’hab cet avis n’engage que moi… Si vous avez mieux à me proposer je suis preneur (et testeur).
Un seul petit bémol concernant le passage en version 5, le lancement automatique de Liberkey au démarrage du PC ne figure plus dans les options de configuration mais gageons que ce ne soit qu’une question de temps avant un retour à la « normale » lors d’une prochaine mise à jour…

Manifeste du Collectif pour un Drapeau Commun Calédonien

Je vous avais déjà parlé de ce tout jeune Collectif qui souhaite rappeler à certains de nos politiques que l’avenir de la Nouvelle-Calédonie doit se jouer dans le cadre des Accords de Nouméa et non en vertu de quelconques tractations secrètes. Fort du succès de son premier meeting le Collectif continue de jouer à fond la carte de la communication et du ralliement ; à ce titre je vous communique tel quel le manifeste reçu par mail en début de semaine.

MANIFESTE DU COLLECTIF

POUR UN DRAPEAU COMMUN CALEDONIEN

En écho à la proposition de Pierre Frogier et au voeu du Congrès, François Fillon a hissé le 17 juillet le drapeau du FLNKS aux côtés du drapeau français.
Cependant :
• Plusieurs indépendantistes l’ont dit, c’est pour eux le drapeau du pays qui flotte dorénavant,
• La plupart des leaders non-indépendantistes restent silencieux sur la recherche d’un drapeau commun,
• Quant à l’Etat français, on ne peut que constater qu’en dépit des propos de Nicolas Sarkozy pour l’aboutissement d’un drapeau commun, François Fillon n’a fait aucune annonce sur la recherche de ce drapeau commun dans son discours au Congrès de la Nouvelle-Calédonie.
Nous constatons donc une dérive complice de l’Etat et d’une grande partie de la classe politique locale sur la signification et la portée de ce geste.

Parce que nous voulons que le lever du drapeau du FLNKS demeure un geste provisoire de rapprochement entre 2 légitimités ;
Parce que nous ne voulons pas que le drapeau du FLNKS soit interprété un jour comme le drapeau du pays ;
Parce que nous croyons à l’ambition portée par l’Accord de Nouméa ;
Parce que le discours du Premier Ministre de la France est resté vierge de toute allusion sur l’émergence future d’un drapeau commun ;
Parce qu’à ce jour, aucun calendrier, aucune méthode n’ont été adoptés par les institutions pour la recherche d’un drapeau commun ;
Parce que nous ne voulons pas que les intérêts des politiciens prennent le pas sur la construction d’un destin commun ;
Parce que nous ne voulons pas que l’espoir des calédoniens en un drapeau qui les rassemble leur soit confisqué ;
Parce que nous croyons à une Calédonie forte, unie et solidaire ;
Parce que la Nouvelle-Calédonie mérite mieux que les non-dits et les esquives pour la construction de ses signes identitaires .
Nous nous engageons à ouvrir la réflexion sur le drapeau commun et invitons chacun à y contribuer activement.

Contacts :
Nicolas Metzdorf: 84.53.81 nicolas-metzdorf@hotmail.fr
Stéphane Henocque: 81.63.33 s.henocque@convergence-pays.nc
Julie Régent: 95.95.68 julieregent@gmail.com
Laurent Edo: 41.76.32 edolaurent@yahoo.fr
Philippe Blaise: 79.26.97 ph_blaise@yahoo.fr

Sur Facebook : « Collectif pour un drapeau calédonien »

Je profite aussi de ce post pour vous signaler que le concours pour un drapeau commun entre dans sa seconde phase ; désormais il nous appartient de choisir parmi les 8 drapeaux ayant obtenu les meilleurs résultats au cours de la première session de votes celui que nous souhaiterions voir comme drapeau du pays.

[DVD] Solomon Kane

Solomon KaneChangement total de registre pour notre escapade cinéphile de dimanche puisque c’est le film Solomon Kane, réalisé par Michael J. Bassett qui nous permettra de débuter l’après-midi. Si l’on reste dans le cinéma fantastique on s’éloigne complétement du film pour jeune public pour renouer avec un spectacle nettement plus mature.
Quand Solomon Kane (James Purefoy), efficace mais impitoyable guerrier échappe de justesse à une force diabolique il rentre en Angleterre et promet de renoncer à la violence pour tenter de racheter son âme. Pas facile toutefois de rester fidèle à cette promesse quand le pays semble tomber progressivement sous le joug d’un puissant sorcier et de ses armées menées par un mystérieux soldat masqué. Quand il est attaqué par des pillards et laissé pour mort il ne doit son salut qu’à une famille de pèlerins qui le soigne et partage avec lui un bout de chemin… Jusqu’à ce que leur chariot soit attaqué par les soldats du sorcier, nombre de pèlerins sont massacrés, d’autre laissés pour mort et leur plus jeune fille est capturée. Solomon Kane promet alors au père mourant qu’il va tout faire pour sauver sa fille, celui-ci, fervent croyant, lui jure que s’il réussit alors son âme sera sauvée… Mais le chemin sera parsemé d’embuches et de combats avant d’arriver aux portes de la forteresse du sorcier…
Un peu long comme résumé mais il faut bien avouer que le personnage et le contexte sont un peu complexes pour être retranscrits en trois lignes. Le personnage de Solomon Kane est, au départ, un héros de bandes dessinées imaginé par  Robert E. Howard (à qui l’on doit aussi le personnage de Conan) à la fin des années 20 ; après le rachat de son âme il n’aura de cesse de combattre sans merci les forces du Mal… De là à supposer une (ou plusieurs) suite(s) au cinéma il n’y a qu’un pas même si pour le moment rien de tel n’est annoncé… Ce qui n’est peut être pas si mal !
Que dire sur le film à proprement parler ? Sans être un chef d’oeuvre ça demeure un divertissement plutôt réussi, le scénario tient la route malgré quelques faiblesses (et quelques « rebondissements » un peu trop prévisibles) vite oubliées grâce au rythme soutenu imposé par le film, les effets spéciaux sont à la hauteur de ce que l’on est en droit d’attendre d’un film fantastique aujourd’hui, les combats sont bien ficelés (juste un petit bémol sur le trop bref passage du démon de fin). Pas inoubliable certes mais agréable, à réserver toutefois à un public averti en raison de la violence de certaines scènes…

[DVD] Alice Au Pays Des Merveilles

Alice Au Pays Des MerveillesSamedi nous nous offrons une pause DVD avec Alice Au Pays Des Merveilles, réalisé par Tim Burton pour les Studios Disney.
Nous retrouvons donc Alice (Mia Wasikowska) âgée de 19 ans qui replonge dans les profondeurs du Pays des Merveilles ; le pays subit la tyrannie de la Reine Rouge (Helena Bonham Carter) et de ses troupes tandis que la Reine Blanche (Anne Hatytaway) attend son Champion. Champion qui, à en croire une ancienne prophétie, serait Alice sauf qu’elle ne semble vraiment pas prête à assumer ce rôle… Heureusement elle pourra compter sur le soutien du Chapelier Fou (Johnny Depp) et de ses fidèles amis.
Vous l’aurez compris il ne s’agit pas d’une nouvelle adaptation d’Alice Au Pays Des Merveilles de Lewis Carrol mais plutôt une imaginaire suite (rien à voir avec De L’autre Côté Du Miroir suite « officielle » écrite par Lewis Carrol quelques années plus tard) qui aurait pu s’intituler Retour Au Pays Des Merveilles ; même si les principaux protagonistes restent identiques c’est surtout le personnage d’Alice qui a évolué puisqu’en grandissant elle semble avoir tout oublié de son premier séjour dans ce lieu magique. Griffe Disney oblige le spectacle est destiné avant tout à un public jeune mais le film est rondement mené pour ratisser plus large. Outre le fait que ce monde imaginaire permet à Tim Burton de laisser libre cours à son imagination fertile pour lui donner vie, les acteurs sont plus que convaincants, Johnny Depp (acteur fétiche de Tim Burton, c’est en effet leur septième collaboration et un huitième film réunissant les deux hommes est en chantier) en tête mais aussi la jeune actrice australienne Mia Wasikowska (Tim Burton lui offre là son véritable premier rôle en tant que tête d’affiche d’un projet ambitieux) et même la musique du film signée Danny Elfman contribue à la réussite de ce grand spectacle qui devrait séduire petits et grands.
Encore un succès donc  pour le duo de choc Burton-Depp qui semble faire des miracles quelque soit le genre auquel il s’essaye ; et au passage quatrième film pour Johnny Depp sous le label Disney (après la trilogie Pirate Des Caraïbes) et déjà deux autres films en chantier (dont un quatrième opus dans la peau du pirate Jack Sparrow) pour Mickey et ses potes…