Notre pause DVD du week-end sera une fois de plus placée sous le signe du fantastique puisque c’est le film Wolfman, réalisé par Joe Johnston, qui aura nos faveurs.
L’action débute à Londres en pleine période victorienne, un jeune aristocrate (Benicio Del Toro) apprend la disparition de son frère et décide, après quelques hésitations, à regagner le manoir familial afin d’enquêter sur cette affaire. A son arrivée son père (Anthony Hopkins) lui annonce que l’on a retrouvé le corps mutilé de la victime, loin de le décourager cela ne fait que renforcer son envie de percer le mystère qui entoure ce drame… Rapidement son enquête le confronte à un redoutable loup-garou qu’il décide de traquer… Mais la chasse risque de s’avérer plus périlleuse que prévue, et les conséquences bien plus lourdes que tout ce qu’il avait pu envisager. D’autant que les villageois et Scotland Yard se lancent aussi sur la piste du monstre…
Alors que les vampires ont une nette tendance à tirer la couverture à eux depuis le phénomène Twilight ça fait plaisir de voir un réalisateur sortir des placards un « monster movie » façon années 80 qui donne la vedette aux loups garous sans autres bestioles « parasites » (pour une fois qu’ils ne sont plus seulement les faire-valoir des vampires). Le mythe du lycanthrope n’est pas particulièrement revisité et c’est justement aussi ce qui fait le charme du film (donner un « coup de jeune » à certains aspects des légendes peut être une bonne chose mais à trop en faire on finit par complètement dénaturer le mythe).
Pour en revenir au film à proprement parler. Le scénario, bien que sans réelle surprise, est plutôt bien ficelé, on se laisse volontiers embarqué dans l’histoire d’autant que les décors sont franchement réussis. Les effets spéciaux, et tout particulièrement les scènes de transformation, sont soignés et réussis. Ajoutez à cela des acteurs au sommet de leur art (encore un rôle hors norme pour le grand Anthony Hopkins). A noter que le film ne se contente pas d’aligner les scènes d’action, il s’attarde sur ses personnages tourmentés en proie à maints questionnements… On a même le droit à un soupçon de romance façon amour impossible…
Bref un bel hommage aux films de monstres qui, à l’instar du Dracula de Coppola ou du Frankenstein de Kenneth Branagh, réussit à nous surprendre tout en respectant le mythe originel de la créature maléfique… Un dépoussiérage sans remise en cause fondamentale des acquits, c’est un peu comme une cure de jouvence sans lifting, plein de naturel et de charme… Alors faut-il s’attendre un Wolfman 2 ? Franchement je ne pense pas (et je l’espère sincèrement), pour ma part le final n’est qu’un clin d’oeil de plus de la part du réalisateur aux heures de gloire du monster movie…