Chronique tardive de notre seconde pause DVD du week-end dernier mais à ma décharge je dirai qu’actuellement j’ai un emploi du temps professionnel franchement lourd ; entre les études urgentes à boucler avant mon départ en congés et la démission surprise d’un collègue je ne sais plus trop où donner de la tête. Du coup quand je rentre la motivation n’est pas vraiment au rendez-vous pour rédiger mes posts…
Mais revenons à nos moutons, si nous sommes restés dans le cinéma français nous avons toutefois radicalement changé de registre puisque c’est le film de Jean-Pierre Jeunet, Micmacs A Tire-Larigot qui sera au programme de ce dimanche en attendant nos deux épisodes hebdomadaires de Desperate Housewives.
Bazil (Dany Boon) n’a pas de bol avec les armes, non seulement son père est tué par une mine entraînant sa mère dans une profonde dépression mais quelques années c’est lui qui se prend une balle perdue en pleine tête. S’il survit miraculeusement à l’accident il se retrouve licencié et à la rue avant d’être « adopté » par une troupe de chiffonniers. Le hasard faisant bien les choses il se retrouve un jour face aux fabricants d’armes responsables de ses déboires (qui, encore un heureux coup du sort, sont face à face dans la même rue). Les industriels refusant d’admettre une quelconque responsabilité (et donc une éventuelle compensation) Bazil et ses nouveaux amis décident de se venger de ces marchands de mort…
Moins narratif qu’Amélie Poulain on retrouve la « griffe Jeunet » dans l’univers visuel d’une incroyable richesse et un tantinet déjanté (l’exemple le plus flagrant étant l’antre des chiffonniers). Histoire de coller à ce visuel le scénario est lui aussi plein de surprises et abracadabrant mais l’idée n’est pas de nous faire un Lord Of War made in France mais plutôt de nous offrir un divertissement à la David contre Goliath plein d’imagination.
Pari réussi au final à condition de ne pas perdre de vue la dimension divertissante du spectacle, on sourit et l’on rit même face aux trésors d’imagination que vont déployer la petite troupe de chiffonniers pour liguer les fabricants d’armes l’un contre l’autre. Sans oublier bien entendu la fabuleuse galerie de portraits que propose la joyeuse troupe de chiffonniers (menée par Jean-Pierre Marielle et Yolande Moreau).